Cette ignorance qui cause la violence

Il est difficile de comprendre que, dans une société qui se prétend aussi évoluée que la nôtre, on trouve encore 40% de gens pour qui les chats et les chiens sont des vulgaires machines, juste bons à décorer le plancher.

sans-titre

Tant que nous ne prendrons pas connaissance puis conscience, collectivement, massivement, que les animaux sont des êtres sensibles qui ressentent la souffrance qui sont doués de mémoire et pour un certain nombre d’entre eux qui ont une conscience de soi, qui sont des êtres conscients de vivre et qui ont une histoire personnelle de vie, qui ont de la mémoire, qui ont des envies et des peurs, tant que nous ne prendrons pas intimement conscience de ces données factuelles de base, aucun progrès en ce qui concerne le bien-être animal à un niveau sociétal ne pourra avoir lieu.

En 2016 (du moins pour 40% des gens sondés), les relations hommes-animaux sont vues en termes purement utilitaires, voire peut-être mécaniques. Nous nageons en plein animal-machine de Descartes. Et c’est cette ignorance qui cause la violence que l’on peut lire ici et là. Les animaux nous ressemblent et pour cause! Nous partageons avec eux un même substrat biologique. C’est un fait que l’être humain ne diffère des autres mammifères que par d’infimes nuances dans la formule de son ADN. Homme et animaux partagent un socle émotionnel commun.

Il devient difficilement tenable de renier cet héritage biologique. Et pourtant, au Québec 40% des gens ne s’en privent pas! Se sont-ils seulement demandé de quoi étaient composés leurs ADN? d’où ils venaient? Nous passons notre temps à côtoyer des animaux (chat, chien, cheval, oiseau, poisson, vache, etc.), dont nous ignorons tout et qui, pourtant, ne sont pas transparents. Se comporter humainement envers le règne animal, c’est reconnaître qu’entre eux et nous la différence est de degré pas de nature. En bons primates égocentriques que nous sommes, nous aimerions nous voir tout en haut de la pyramide, trônant sur notre fauteuil d’être d’une intelligence complexe. Or, voilà dans l’arbre de la vie, aucune espèce n’est plus complexe ni plus évoluée qu’une autre. Toutes sont différentes.

La frontière entre l’homme et les autres espèces semble de plus en plus incertaine aujourd’hui, en raison de nombreuses découvertes éthologiques et même primatologiques. Avec la prévalence croissante des dysfonctionnements liés au mode de vie consumériste et ultra-capitalistique et aux comportements égocentrés des humains, il est clair – il est vital – d’accorder une priorité aux liens qui permettent de se sentir relié aux autres ,aux animaux et à la nature afin de développer des qualités de solidarité et d’humilité.

Cette reconnexion avec l’animal implique un réexamen de nos vies.

Pour aller plus loin:
Nos animaux de la honte

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s