Complémentarité, accords toltèques et éducation !

Je suis coach et formatrice de coach. Mon approche combine la Programmation Neuro-Linguistique et la communication non-violente. Je suis également animatrice de cercle de pardon. Ce rituel s’inscrit dans la lignée du travail de Don Miguel Ruiz et les accords toltèques. Dans les 5 accords, deux interpellent directement les gardiens dans leur éducation et la relation qu’ils établissent avec leur animal. Don Miguel dit « quoi qu’il arrive n’en fait pas une affaire personnelle », ainsi quand votre animal ne répond pas immédiatement à votre commande cela ne veut pas dire que vous êtes un mauvais gardien pour lui (c’est le côté ne pas prendre perso) mais plutôt qu’il ne vous a pas compris. Aussi à vous de trouver comment vous faire comprendre avec respect et non-violence. Trop souvent quand l’animal fait ou ne fait pas ce qu’on veut, on tombe tout de suite dans les suppositions (ça c’est le 3e accord: « ne fais pas de suppositions ») du style « mon animal me niaise ».
Or, si vous étiez minimalement sceptique vous auriez ouvert vos oreilles et votre cœur pour apprendre à écouter et à observer. Or, si vous aviez le courage d’exprimer vos vrais besoins, vous pourriez, dans ces circonstances, vous dire : ‘’j’ai besoin que les choses aillent bien en ce moment,  j’aimerais que ma relation à mon chien me renvoie cette image que j’ai un minimum de contrôle sur ce qui m’arrive’’. Comprenez que c’est tout à fait différent de ‘’mon chien me niaise’’.

Complètement refermé dans le ‘j’ai raison’

Et c’est ça avoir de l’humilité c’est se rendre compte combien notre éducation, notre société, vous et moi développons le besoin d’avoir raison. D’avoir raison dans ce que je sais sur l’éducation de cet animal. Et je sais, voilà, c’est dit. Lui doit obéir. Or en restant dans ma conviction que j’ai raison, je ne pourrais développer l’empathie de me mettre à sa place. Ce qui referme absolument la relation.

C’est monstrueux.

Car voyez-vous l’être humain et l’animal de compagnie sont complémentaires. Tellement complémentaires. Quand on se promène avec un chien en forêt, il lève les oreilles vers ce qui s’en vient, il vous avertit, vous regardez, vous constatez. Quand vous vous reposez au coin d’un arbre, votre chien, la truffe aux vents, vous indique ce qui se passe et en l’observant, vous écoutez la foret et devenez à même de scruter le sous-bois pour découvrir que vous étiez épié. Alors que vous méditez sous un arbre, les oreilles de votre chien se dressent et vous apercevez se dandidant une marmotte venir à votre rencontre. En ville, c’est pareil. Votre chien renifle tel pied d’arbuste avec insistance, à chaque passage. Lors de la première bordée de neige, vous constatez qu’il avait bien raison : des petites empreintes parsèment le terrain. Quand vos idées sombrent dans la tristesse, votre animal arrive avec une balle. N’oubliez pas de jouer, tente-t-il de vous dire. A juste titre.

Vous devenez un meilleur humain AVEC votre animal. Il vous fait sentir, voir, ressentir des sensations, des lieux, des activités que vous n’auriez jamais pu vivre sans lui.

Vous avez la liberté de faire autrement

C’est pour quoi cheminer aux côtés d’un animal nous invite à un travail sur la relation. La relation à soi. C’est créer une brèche et en particulier quand je redescends de ma tour d’ivoire du ‘’j’ai raison toi chien tu as tord’’. D’un coup cela laisse la place à une ouverture. Plein de choses peuvent passer.

D’une certaine manière, ce travail sur la relation ce n’est pas un cadeau que vous lui faites, à cet animal, c’est un cadeau que vous vous faites, faites-le pour vous pour retrouver une qualité de vie, d’amour, de lien. Sans quoi vous ne vous rendrez pas compte au bout de X années, peut-être même de X chiens, des non-dits et des blessures accumulées invariablement aboutissent dans le non-respect de vos besoins et de ceux de ces animaux qui ont tenté de cheminer à vos côtés. Tout, ça referme le lien.

C’est à vous de créer l’ouverture.

Mais si vous utilisez votre chien, si vous utilisez ce qu’il fait, si vous vous servez de lui pour cultiver vos jugements, vos critiques, votre mal-être bref pour nourrir des sentiments négatifs et vous complaire dans votre propre malheur, alors vous devenez cet enfermement vous vous faites votre bouillon dans votre coin, au détriment de votre animal qui vous attend. Attend. Attend.

Vous pouvez devenir libre à l’intérieur, vous libérez de votre propre tyrannie sans ‘varger’ sur votre chien et pas besoin d’y aller à coups de pieds. Des ressentiments, des rancunes que nous nourrissez abondamment font aussi bien l’affaire qu’une claque ou un coup derrière la tête. Êtes-vous parfaitement en paix dans ces moments là ? Non. Alors votre animal souffrira. Vous fonctionnez par maladresse et pure imitation de ce que ces autres autour de vous ont fait, font et feront. Or vous avez la liberté de faire autrement.

1 Comment

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  1. Bravo Sandra excellent billet! J’ajouterais que plus le gardien de l’animal lui prête attention (l’observe) plus il se rapproche de lui, et plus il se rapproche de lui même aussi. Alors, il se reconnecte avec ce qu’il a de plus précieux…son instinct! Et là, une meilleure communication prend place entre l’humain et l’animal! C’est ça que je vis avec Virus! Bernard, Clanimal.com

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