Votre animal fait-il partie du système familial?

Selon la théorie des systèmes, la famille ne se définit pas comme l’addition de ses membres; elle est une entité en soi. Les liens entre les membres de la famille sont si étroits que tout changement de comportement chez l’un d’entre eux se répercute sur les autres et sur l’ensemble du système familial.
La question est de savoir si l’animal – et surtout quel animal (chien? Chat? Rat? Cheval? Lézard?…) – fait partie de la famille.
Donc du système familial.

imagesSi la place de l’animal dans votre société familiale repose sur des fondements culturels ancestraux d’inégalité et de domination de l’homme, ce dernier ne sera pas un membre de la famille avec tous les égards dus à un être d’attachement. Par conséquent au sein de ce rapport d’inégalité homme-animal où la supériorité de ce premier est considérée comme un fait avéré, il sera loisible d’en user et abuser comme il se doit.

Par contre, si vous considérez la relation que vous développez avec votre animal comme une interaction pacifiée entre tous les êtres vivant sous le même toit et relevant donc d’une même considération morale, alors votre animal comptera et ce qui lui arrivera impactera durablement tout le système.

Il est impossible de ne pas communiquer
Par ailleurs, tous les membres de la famille exercent une influence les uns sur les autres. Ainsi de l’animal. Dans cette optique, le comportement de l’un des membres non seulement traduit une réaction aux comportements des autres membres, mais influe sur les comportements des autres membres et sur la famille à travers le processus de la rétroaction.
En éducation animale, tout comportement constitue un mode de communication. Comme, on ne peut pas ne pas avoir de comportement et quel que soit celui-ci, que les gardiens de l’animal soient actifs ou inactifs, que l’animal vocalise ou creuse, bref chacun transmet un message.

cropped-dessin-margaux-0011Nous sommes coauteurs de toutes nos relations
La communication a une composante verbale, qui comprend notamment la parole, le braille et le morse, et une composante non verbale, qui comprend les gestes, les expressions du visage, les positions et les mouvements du corps ainsi que les inflexions de la voix.
Ce qui est intéressant c’est que l’animal – le chien, le cheval entre autre – comprend le langage verbal. Dans les messages qui sont véhiculés il y a un contenu (des mots si vous voulez) et des attentes (le sens des mots), le tout soutenu par des émissions souvent inconscientes (doute, émotions, intention…).

PrintL’autre, moi et la relation
Une bonne communication doit comporter un autre ingrédient. Et ce sont les problèmes de comportement de l’animal qui vont le dévoiler. La communication ne se borne pas à la transmission d’une information factuelle, laquelle constitue le premier niveau de l’interaction. Elle inclut également un message sur la qualité de la relation entre celui qui parle et celui qui reçoit.
Vous savez le système nerveux central du chien, par ex., fonctionne à l’identique de celui de l’homme. Ce qui signifie qu’une bonne communication se déroule au-delà des mots (maux?), au-delà du non-verbal, pour se loger, se lover dans la relation.

Dans toute relation nous sommes toujours 3 : l’autre, moi et la relation.

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