Les animaux nous apprennent

Ne pas tenir compte de la place des animaux dans la construction de la subjectivité humaine, c’est se priver d’éléments de compréhension importants de nos conduites. Le lien à l’animal est à la fois pareil et à la fois différent du lien avec d’autres êtres humains. Il est pareil parce que ce sont les mêmes processus de construction de la personne que nous utilisons pour des êtres humains, mais différent parce que nous savons bien, aussi, que les animaux ne sont pas vraiment comme les humains. C’est pour quoi les animaux nous éduquent. Ils nous apprennent à parler sans les mots, à regarder le monde avec leurs yeux, à aimer la vie même dans les moments difficiles.

Selon une étude publiée dans la revue Animal Cognition et réalisée par Deborah Custance et Jennifer Mayer du département de psychologie de l’Université de Londres, les 18 chiens testés ont montré des comportements cohérents avec l’expression d’une préoccupation empathique. Plus de chiens regardaient, s’approchaient et touchaient les humains quand ils pleuraient que quand ils fredonnaient. Et aucun chien n’a réagi quand ils menaient une conversation.

La majorité des chiens ont répondu à la personne qui pleurait d’une manière docile, compatible avec une préoccupation empathique et l’offre d’un réconfort Ces éléments de communication permettent de former avec le chien des interactions significatives pour les êtres humains, c’est-à-dire dans lesquelles ils peuvent entrer sans nécessairement perdre leurs repères. Ces interactions ont suffisamment d’altérité ou d’étrangeté pour permettre à l’humain de faire l’expérience de modalités relationnelles nouvelles, et donc d’apprendre des choses sur lui-même. Car les chiens dans cette expérimentation répondaient à l’émotion de la personne, et non à leurs propres besoins, ce qui est évocateur d’un comportement d’offre de réconfort qui ressemble à un comportement empathique. Les chiens répondaient à la personne qui pleurait indépendamment du fait qu’il s’agisse de leur propriétaire ou de la personne inconnue. Si les approches des chiens avaient été motivées par la recherche de confort pour eux-mêmes, ils auraient été plus susceptibles de s’adresser à leur source habituelle de réconfort (Les chiens consolent les humains tristes)
Les chiens nous apprennent mille autres choses qu’il faudrait répertorier et qui ne sont d’ailleurs peut-être pas toutes positives car elles peuvent potentiellement entrer en contradiction avec le mode d’être au monde humain tel qu’il nous est commandé par notre éducation humaine.

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