Tentation..

Aucun sentiment de la nature, si réfléchi, profond, sincère et désintéressés soit-il, ne parvient à s’abstraire de toute tentation anthropocentrique. Qu’il s’agisse de la faune des forêts et des prés, ou de celle, domestique et familière, des maisons et des appartements, on se trouve donc en présence d’animaux anthropisés et anthropomorphisés, d’animaux qui résultent d’un travail sur la distance humanité-animalité, destiné tantôt à réduire ou à abolir celle-ci, tantôt à la renforcer ou à la restaurer. Même lorsqu’ils sont réputés sauvages, les animaux restent dans une large mesure des produits d’une activité sociale et culturelle.

Jean-Pierre Digard ‘Les Francais et leurs animaux’, p 87

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