C’est le choc de deux cerveaux!

Le choc des cerveauxOn ne pourra pas objecter que nous sommes installés dans une époque qui rationnalise son existence, qui cherche les meilleurs moyens possibles en vue d’améliorer son dû, qui veut comprendre et dominer le monde et les choses du monde pour contrôler son avoir. En fait, on peut même dire que ce processus s’accélère au point que la banalisation de l’information tend à paralyser notre capacité à réagir.

Or ce qu’on sait moins c’est que ce processus de rationalisation entraine une modification de notre cerveau. Nous ne réagissons plus pareil, certaines catégories de stimuli sont entrain de disparaître ou au contraire de s’enfler exagérément. Vous le savez le cortex se divise en deux : le cerveau droit est le plus intuitif, émotionnel, artiste… le cerveau gauche est celui de la rigueur, de la logique, de la rationalité. Le génie de l’homme, dit Edgar Morin dans le Paradigme perdu est ‘dans l’intercommunication entre l’imaginaire et le réel, la logique et le conscient, le sujet et l’objet….’. Or, les deux cerveaux se parlent de moins en moins, ou plutôt l’homme occidental a tendance à favoriser le cerveau qui pense et sait et comprend et organise et normalise et arrange …. Au détriment du cerveau qui l’aidait (dans le temps) à se prémunir du danger et ‘à entrer en contact avec le monde de l’invisible, celui des esprits’ (Frédéric Lenoir, La guérison du monde, p 58). Désormais le cerveau gauche c’est lui qui offre les outils de la survie : ne planifie-t-on pas les dangers à venir?
Or le chien vit dans l’instant présent et heurte de plein fouet dans notre arrangement cérébral. Il nous fait éprouver des émotions, il nous fait entrer en relation avec des sentiments, nous induit à jouer, suscite en nous des questionnements face à ces insistances comportementales…Le chien parle à notre cerveau droit et nous sommes déboussolés. Le chien contraint à vivre une expérience intérieure or l’humain occidental ne sait plus accomplir ces tâches, ces gestes, ces paroles. Son monde est désenchanté. Son monde est mangé par la raison critique. Et le chien, lui, est traversé par des forces et des énergies et des fluides mais l’humain le conçoit comme une chose qu’on peut analyser, comprendre, manipuler, exploiter.

C’est le choc de deux cerveaux!

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