Les puppy mills offrent une évasion

Les puppy mills offrent une évasion
Au Québec, la mise à mort est la solution choisie pour contrôler cette surpopulation animale sur l’ensemble du territoire (http://www.caacq.ca).
Et si la réponse à cette situation se trouvait dans le problème? Et s’il fallait non pas chercher une  solution, mais regarder le problème. Pourquoi les Québécois ont besoin d’animaux? Pourquoi les Québécois ont besoin d’autant de bébés animaux dans leur vie? Car il est dit que près de la moitié (45 %) des ménages québécois ne gardent leur animal qu’en moyenne 2 ans.
La logique est simple, elle est pulsionnelle. Ces bêtes vivantes sont soulageantes. Tout part d’un refus. Refus d’une tension, d’un inconfort, d’une douleur. Refus de la simple intensité du vivant. Nous refusons le vide de nos existences. Nous recherchons un réconfort pour nous sortir de notre isolement. Nous achetons un animal. On se paie un être de chaleur pour plaquer devant notre manque, pour éviter de sentir le vide. Vide révélé par le refus de vivre. L’équation est simple. Nous avons un problème (notre vie a-t-elle un sens?) que nous refusons d’aborder, nous nous ruons sur une solution (acheter un être qui va nous sortir de notre déni), ça fonctionne tant que l’animal est petit, tout rond, tout mignon.
Nous nous accrochons avec volonté jusqu’à ce que les sensations que nous écartions refassent surface. Alors on se trouve avec deux vrais problèmes sur les bras : le chat ou le chien a bien grandi, il a besoin d’une bonne éducation, il a besoin qu’on s’investisse, il est là devant nous et nous, en dedans de nous, une terreur indicible nous étreint, la même qu’on fuyait. ‘L’animal ouvre devant moi une profondeur qui m’attire et qui m’est familière. Cette profondeur, en un sens, je la connais : c’est la mienne. Elle est aussi ce qui m’est le plus lointainement dérobé, ce qui mérite ce nom de profondeur qui veut dire avec précision ce qui m’échappe’,  p. 52-53, Georges Bataille Théorie de la religion, 1948, Idées/Gallimard.
C’est un cercle infernal. Comme il y a marché, les vendeurs produisent des animaux en quantité. Pour soulager cet automatisme stupide. Les puppy mills font fureur au Québec car ils offrent une évasion : fuir le monstre qui gît au fond de nous. Les attentes que nous projetons sur nos animaux sont des stratégies de soulagement de cette souffrance. Mais personne (animal ou être humain) ne peut combler ce manque et encore moins être cet objet de consolation. C’est en quoi Françoise Armengaud Réflexions sur la condition faite aux animaux Édition Kimé, disait : ‘Cela pourrait nous conduire à distinguer entre ce que j’appellerai le ‘principe prédateur’ : ta vie nourrit et soutient ma vie et le ‘principe sacrificiel’ : non seulement comme précédemment ta vie – en tant que nourriture – soutient ma vie, mais de surcroît et peut-être essentiellement ta mort garantit et légitime ma vie’, p. 18
Le connu est toujours enraciné dans le passé et c’est à partir de ce connu que la pensée projette l’avenir.  Se délier de son passé pour aborder la question de la relation au chien au Québec. Ca ne passera pas par la volonté. Mais par le sentir,  fond commun de l’homme comme de l’animal. À l’homme de sentir du dedans (p. 61, Sandrine Willems L’animal à l’âme, Seuil, 2011)

Au Québec, la mise à mort est la solution choisie pour contrôler cette surpopulation animale sur l’ensemble du territoire (réf.).

Et si la réponse à cette situation se trouvait dans le problème? Et s’il fallait non pas chercher une  solution, mais regarder le problème. Pourquoi les Québécois ont besoin d’animaux? Pourquoi les Québécois ont besoin d’autant de bébés animaux dans leur vie? Car il est dit que près de la moitié (45 %) des ménages québécois ne gardent leur animal qu’en moyenne 2 ans.

Au Québec, la mise à mort est la solution choisie pour contrôler cette surpopulation animale sur l’ensemble du territoire, La logique est simple, elle est pulsionnelle. Ces bêtes vivantes sont soulageantes, puppy mills, mise à mort, CAACQ, logique pulsionnelle, intérieur, Georges Bataille, Théorie de la religion, Françoise Armengaud, Réflexions sur la condition faite aux animaux, souffrance, Sandrine Willems L’animal à l’âmeLa logique est simple, elle est pulsionnelle. Tout part d’un refus. Refus d’une tension, d’un inconfort, d’une douleur. Refus de la simple intensité du vivant. Nous refusons le vide de nos existences. Nous recherchons un réconfort pour nous sortir de notre isolement. Nous achetons un animal. On se paie un être de chaleur pour plaquer devant notre manque, pour éviter de sentir le vide. Vide révélé par le refus de vivre. L’équation est simple. Nous avons un problème (notre vie a-t-elle un sens?) que nous refusons d’aborder, nous nous ruons sur une solution (acheter un être qui va nous sortir de notre déni), après tout c’est bien connu: Ces bêtes vivantes sont soulageantes. Mais ça fonctionne tant que l’animal est petit, tout rond, tout mignon.

Nous nous accrochons avec volonté jusqu’à ce que les sensations que nous écartions refassent surface. Alors on se trouve avec deux vrais problèmes sur les bras : le chat ou le chien a bien grandi, il a besoin d’une bonne éducation, il a besoin qu’on s’investisse, il est là devant nous. Et nous, en dedans de nous, une terreur indicible nous étreint, la même qu’on fuyait. ‘L’animal ouvre devant moi une profondeur qui m’attire et qui m’est familière. Cette profondeur, en un sens, je la connais : c’est la mienne. Elle est aussi ce qui m’est le plus lointainement dérobé, ce qui mérite ce nom de profondeur qui veut dire avec précision ce qui m’échappe’,  p. 52-53, Georges Bataille, Théorie de la religion, Gallimard.

La logique est simple, elle est pulsionnelle. Ces bêtes vivantes sont soulageantes, puppy mills, mise à mort, CAACQ, logique pulsionnelle, intérieur, Georges Bataille, Théorie de la religion, Françoise Armengaud, Réflexions sur la condition faite aux animaux, souffrance, Sandrine Willems L’animal à l’âmeC’est un cercle infernal. Comme il y a un marché lucratif, les vendeurs produisent des animaux en quantité. Pour soulager cet automatisme intérieur. Les puppy mills font fureur au Québec car ils offrent une évasion : fuir le monstre qui gît au fond de nous. Les attentes que nous projetons sur nos animaux sont des stratégies de soulagement de cette souffrance. Mais personne (animal ou être humain) ne peut combler ce manque et encore moins être un objet de consolation. C’est en quoi Françoise Armengaud, dans Réflexions sur la condition faite aux animaux (Édition Kimé) disait : ‘Cela pourrait nous conduire à distinguer entre ce que j’appellerai le ‘principe prédateur’ : ta vie nourrit et soutient ma vie et le ‘principe sacrificiel’ : non seulement comme précédemment ta vie – en tant que nourriture – soutient ma vie, mais de surcroît et peut-être essentiellement ta mort garantit et légitime ma vie’, p. 18.

Le connu est toujours enraciné dans le passé et c’est à partir de ce connu que la pensée projette l’avenir.  Se délier de son passé pour aborder la question de la relation au chien au Québec, voilà peut-être une sortie de crise. Ça ne passera pas par la volonté. Mais par le sentir,  fond commun de l’homme comme de l’animal. À l’homme de sentir du dedans (p. 61, Sandrine Willems L’animal à l’âme, Seuil).

Les puppy mills offrent une évasion
Au Québec, la mise à mort est la solution choisie pour contrôler cette surpopulation animale sur l’ensemble du territoire (http://www.caacq.ca).
Et si la réponse à cette situation se trouvait dans le problème? Et s’il fallait non pas chercher une  solution, mais regarder le problème. Pourquoi les Québécois ont besoin d’animaux? Pourquoi les Québécois ont besoin d’autant de bébés animaux dans leur vie? Car il est dit que près de la moitié (45 %) des ménages québécois ne gardent leur animal qu’en moyenne 2 ans.
La logique est simple, elle est pulsionnelle. Ces bêtes vivantes sont soulageantes. Tout part d’un refus. Refus d’une tension, d’un inconfort, d’une douleur. Refus de la simple intensité du vivant. Nous refusons le vide de nos existences. Nous recherchons un réconfort pour nous sortir de notre isolement. Nous achetons un animal. On se paie un être de chaleur pour plaquer devant notre manque, pour éviter de sentir le vide. Vide révélé par le refus de vivre. L’équation est simple. Nous avons un problème (notre vie a-t-elle un sens?) que nous refusons d’aborder, nous nous ruons sur une solution (acheter un être qui va nous sortir de notre déni), ça fonctionne tant que l’animal est petit, tout rond, tout mignon.
Nous nous accrochons avec volonté jusqu’à ce que les sensations que nous écartions refassent surface. Alors on se trouve avec deux vrais problèmes sur les bras : le chat ou le chien a bien grandi, il a besoin d’une bonne éducation, il a besoin qu’on s’investisse, il est là devant nous et nous, en dedans de nous, une terreur indicible nous étreint, la même qu’on fuyait. ‘L’animal ouvre devant moi une profondeur qui m’attire et qui m’est familière. Cette profondeur, en un sens, je la connais : c’est la mienne. Elle est aussi ce qui m’est le plus lointainement dérobé, ce qui mérite ce nom de profondeur qui veut dire avec précision ce qui m’échappe’,  p. 52-53, Georges Bataille Théorie de la religion, 1948, Idées/Gallimard.
C’est un cercle infernal. Comme il y a marché, les vendeurs produisent des animaux en quantité. Pour soulager cet automatisme stupide. Les puppy mills font fureur au Québec car ils offrent une évasion : fuir le monstre qui gît au fond de nous. Les attentes que nous projetons sur nos animaux sont des stratégies de soulagement de cette souffrance. Mais personne (animal ou être humain) ne peut combler ce manque et encore moins être cet objet de consolation. C’est en quoi Françoise Armengaud Réflexions sur la condition faite aux animaux Édition Kimé, disait : ‘Cela pourrait nous conduire à distinguer entre ce que j’appellerai le ‘principe prédateur’ : ta vie nourrit et soutient ma vie et le ‘principe sacrificiel’ : non seulement comme précédemment ta vie – en tant que nourriture – soutient ma vie, mais de surcroît et peut-être essentiellement ta mort garantit et légitime ma vie’, p. 18
Le connu est toujours enraciné dans le passé et c’est à partir de ce connu que la pensée projette l’avenir.  Se délier de son passé pour aborder la question de la relation au chien au Québec. Ca ne passera pas par la volonté. Mais par le sentir,  fond commun de l’homme comme de l’animal. À l’homme de sentir du dedans (p. 61, Sandrine Willems L’animal à l’âme, Seuil, 2011)

Au Québec, la mise à mort est la solution choisie pour contrôler cette surpopulation animale sur l’ensemble du territoire (réf.).

Et si la réponse à cette situation se trouvait dans le problème? Et s’il fallait non pas chercher une  solution, mais regarder le problème. Pourquoi les Québécois ont besoin d’animaux? Pourquoi les Québécois ont besoin d’autant de bébés animaux dans leur vie? Car il est dit que près de la moitié (45 %) des ménages québécois ne gardent leur animal qu’en moyenne 2 ans.

Au Québec, la mise à mort est la solution choisie pour contrôler cette surpopulation animale sur l’ensemble du territoire, La logique est simple, elle est pulsionnelle. Ces bêtes vivantes sont soulageantes, puppy mills, mise à mort, CAACQ, logique pulsionnelle, intérieur, Georges Bataille, Théorie de la religion, Françoise Armengaud, Réflexions sur la condition faite aux animaux, souffrance, Sandrine Willems L’animal à l’âmeLa logique est simple, elle est pulsionnelle. Tout part d’un refus. Refus d’une tension, d’un inconfort, d’une douleur. Refus de la simple intensité du vivant. Nous refusons le vide de nos existences. Nous recherchons un réconfort pour nous sortir de notre isolement. Nous achetons un animal. On se paie un être de chaleur pour plaquer devant notre manque, pour éviter de sentir le vide. Vide révélé par le refus de vivre. L’équation est simple. Nous avons un problème (notre vie a-t-elle un sens?) que nous refusons d’aborder, nous nous ruons sur une solution (acheter un être qui va nous sortir de notre déni), après tout c’est bien connu: Ces bêtes vivantes sont soulageantes. Mais ça fonctionne tant que l’animal est petit, tout rond, tout mignon.

Nous nous accrochons avec volonté jusqu’à ce que les sensations que nous écartions refassent surface. Alors on se trouve avec deux vrais problèmes sur les bras : le chat ou le chien a bien grandi, il a besoin d’une bonne éducation, il a besoin qu’on s’investisse, il est là devant nous. Et nous, en dedans de nous, une terreur indicible nous étreint, la même qu’on fuyait. ‘L’animal ouvre devant moi une profondeur qui m’attire et qui m’est familière. Cette profondeur, en un sens, je la connais : c’est la mienne. Elle est aussi ce qui m’est le plus lointainement dérobé, ce qui mérite ce nom de profondeur qui veut dire avec précision ce qui m’échappe’,  p. 52-53, Georges Bataille, Théorie de la religion, Gallimard.

La logique est simple, elle est pulsionnelle. Ces bêtes vivantes sont soulageantes, puppy mills, mise à mort, CAACQ, logique pulsionnelle, intérieur, Georges Bataille, Théorie de la religion, Françoise Armengaud, Réflexions sur la condition faite aux animaux, souffrance, Sandrine Willems L’animal à l’âmeC’est un cercle infernal. Comme il y a un marché lucratif, les vendeurs produisent des animaux en quantité. Pour soulager cet automatisme intérieur. Les puppy mills font fureur au Québec car ils offrent une évasion : fuir le monstre qui gît au fond de nous. Les attentes que nous projetons sur nos animaux sont des stratégies de soulagement de cette souffrance. Mais personne (animal ou être humain) ne peut combler ce manque et encore moins être un objet de consolation. C’est en quoi Françoise Armengaud, dans Réflexions sur la condition faite aux animaux (Édition Kimé) disait : ‘Cela pourrait nous conduire à distinguer entre ce que j’appellerai le ‘principe prédateur’ : ta vie nourrit et soutient ma vie et le ‘principe sacrificiel’ : non seulement comme précédemment ta vie – en tant que nourriture – soutient ma vie, mais de surcroît et peut-être essentiellement ta mort garantit et légitime ma vie’, p. 18.

Le connu est toujours enraciné dans le passé et c’est à partir de ce connu que la pensée projette l’avenir.  Se délier de son passé pour aborder la question de la relation au chien au Québec, voilà peut-être une sortie de crise. Ça ne passera pas par la volonté. Mais par le sentir,  fond commun de l’homme comme de l’animal. À l’homme de sentir du dedans (p. 61, Sandrine Willems L’animal à l’âme, Seuil).

4 Comments

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  1. Bonjour Sandra, comme vous avez raison sur les puppys mills. La plupart des gens ne réfléchisse pas que l’éducation d’un chien demande de s’investir.Etant éducatrice canine on me demande souvent de dresser leur chien,
    c’est non, je leur dit je vais vous apprendre et vous faite l’éducation du chien. Beaucoup en rappelle pas ils ne veulent pas s’investir.
    C’est à en pleurer.
    Bonne journée.
    Madeleine

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  2. L’adoption d’un animal c’est à mon sens pour la vie. C’est un engagement à long terme avec tout ce qui va avec. Les gens doivent apprendre qu’on ne peut pas adopter un animal et s’en débarasser quelques mois plus tard parce qu’il ne fit plus dans notre confort.

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    1. Merci Annie, en effet c’est un engagement à long terme et c’est un des aspects qui est le plus oubliés lorsqu’on craque pour un chiot ou un chaton…. Il y a beaucoup d’éducation à faire, merci pour votre intérêt et votre partage

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