Leçons d’alterité, leçons d’humilité

Les faits sont là : les animaux possèdent bel et bien une intelligence, une conscience, une mémoire (indissociable des capacités d’apprentissage et d’innovation), des comportements sophistiqués qui dépassent ce que l’on a coutume d’appeler, à tort, des ‘réflexes’. Certains veillent et enterrent leurs morts, aident leurs prochains, composent des mots, des phrases, savent les distinguer et répondre à des problèmes humains, peuvent compter – capacité très répandue dans la nature de ‘abeille au grand singe en passant par l’oiseau – comprendre la notion d’absence et de rien, reconnaître les visages humains, se souvenir de leurs congénères après une séparation de plusieurs années et s’en réjouir – ou pas. D’autres vont se montrer sensibles à la beauté ou à l’inverse faire la guerre (les grands singes comme els fourmis sont capables de faire des esclaves), avoir le sens de l’humour, de la morale, de l’entraide et du jeu, tisser des relations sociales, des amitiés (inter-espèces comprises), éprouver l’ennui, le plaisir, la tendresse, la colère, la souffrance et toute la palette des émotions humaines, utiliser l’art du mensonge, transmettre des traditions, faire preuve de créativité, se reconnaître dans un miroir, savoir qu’ils savent (métacognition), anticiper l’avenir, faire référence au passé. »Tous ont un langage et des compétences qui leur sont propres, variables selon les espèces.
De quoi méditer cette si juste réflexion faite par l’éthologue Boris Cyrulnik, il y a près de 30 ans : ‘Le jour où l’on comprendra qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et les avoir humiliés par nos rires’  À l’écoute du monde sauvage – Karine Lou Matignon
p 170-171

Les faits sont là : les animaux possèdent bel et bien une intelligence, une conscience, une mémoire (indissociable des capacités d’apprentissage et d’innovation), des comportements sophistiqués qui dépassent ce que l’on a coutume d’appeler, à tort, des ‘réflexes’. Certains veillent et enterrent leurs morts, aident leurs prochains, composent des mots, des phrases, savent les distinguer et répondre à des problèmes humains, peuvent compter – capacité très répandue dans la nature de ‘abeille au grand singe en passant par l’oiseau – comprendre la notion d’absence et de rien, reconnaître les visages humains, se souvenir de leurs congénères après une séparation de plusieurs années et s’en réjouir – ou pas. D’autres vont se montrer sensibles à la beauté ou à l’inverse faire la guerre (les grands singes comme les fourmis sont capables de faire des esclaves), avoir le sens de l’humour, de la morale, de l’entraide et du jeu, tisser des relations sociales, des amitiés (inter-espèces comprises), éprouver l’ennui, le plaisir, la tendresse, la colère, la souffrance et toute la palette des émotions humaines, utiliser l’art du mensonge, transmettre des traditions, faire preuve de créativité, se reconnaître dans un miroir, savoir qu’ils savent (métacognition), anticiper l’avenir, faire référence au passé. »Tous ont un langage et des compétences qui leur sont propres, variables selon les espèces.

De quoi méditer cette si juste réflexion faite par l’éthologue Boris Cyrulnik, il y a près de 30 ans :
‘Le jour où l’on comprendra qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et les avoir humiliés par nos rires’

À l’écoute du monde sauvage – Karine Lou Matignon, p 170-171

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