Abandonner un animal, c’est violenter mon humanité

Cette semaine, des dizaines de milliers d’animaux de compagnie seront abandonnés. C’est une coutume installée au Québec, en même temps que les déménagements du 1er juillet. Pour la très grande majorité d’entre eux, ils seront tués. Dans le meilleur des cas, ils auront été balancés à la porte d’un refuge. Qu’ils soient ou pas adoptés, l’acte violent aura été posé. L’animal est un interprétateur de sens. Il a besoin de comprendre ce qui arrive et il doit pouvoir vivre dans un monde qui n’est pas absurde.

L’animal est un interprétateur de sens. Il doit pouvoir vivre dans un monde qui n’est pas absurde, abandon, abandonner des animaux, refuges,SPCA, SPA, violence, humanitéOr, se retrouver seul dans un environnement inconnu, sans aucun lien, c’est de la maltraitance. Et, celui qui maltraite l’animal ne doit pas seulement être banni de la cité parce qu’il le fait souffrir, mais parce qu’en le faisant souffrir il souille ce que signifie pour moi être humain, Dominique Lestel, L’animal est l’avenir de l’homme, p.112.

Pour que le mal disparaisse, il suffirait que tout être humain décide une fois pour toutes de ne plus jamais se soulager sur les autres, qu’il s’agisse du quidam ou de son chien, et mette en pratique cette décision. Cela exigerait bien sûr que chacun consente à vivre et à assumer pleinement chaque blessure reçue, quand bien même personne autour de lui n’agirait de même. Cela impliquerait également que chacun prenne d’abord conscience qu’il a consacré l’essentiel de son existence à prodiguer généreusement, mais sans oser s’en aviser, sa souffrance autour de lui. (Tariq Demens, Éléments de philosophie angélique, p 270).

Torturer un animal souille mon humanité
Cette semaine, des dizaines de milliers d’animaux de compagnie seront abandonnés. Pour la très grande majorité d’entre eux, ils seront tués. Dans le meilleur des cas, ils auront été balancés à la porte d’un refuge. Qu’ils soient ou pas adoptés, l’acte violent aura été posé. L’animal est un interprétateur de sens. Il a besoin de comprendre ce qui arrive et il doit pouvoir vivre dans un monde qui n’est pas absurde.
Or, se retrouver seul dans un environnement inconnu, sans aucun lien, c’est de la maltraitance. Et, celui qui maltraite l’animal ne doit pas seulement être banni de la cité parce qu’il le fait souffrir, mais parce qu’en le faisant souffrir il souille ce que signifie pour moi être humain, Dominique Lestel, L’animal est l’avenir de l’homme , p.112
Pour que le mal disparaisse, il suffirait que tout être humain décide une fois pour toutes de ne plus jamais se soulager sur les autres, qu’il s’agisse du quidam ou de son chien, et mette en pratique cette décision. Cela exigerait bien sûr que chacun consente à vivre et à assumer pleinement chaque blessure reçue, quand bien même personne autour de lui n’agirait de même. Cela impliquerait également que chacun prenne d’abord conscience qu’il a consacré l’essentiel de son existence à prodiguer généreusement, mais sans oser s’en aviser, sa souffrance autour de lui. Tariq Demens, p 270 Éléments de philosophie angélique

6 Comments

Laisser un commentaire

    1. Merci pour votre commentaire. En fait, l’homme occidental blanc l’a oublié car il y a très longtemps il invoquait les dieux des animaux et des cieux…. Nous pouvons certainement reprendre un chemin plus apaisé avec la Nature

      J'aime

  1. une belle amie, mona, m’a indiqué votre blog. et si vous visitez le mien, vous comprendrez pourquoi je me permets un petit commentaire à la lecture de votre texte. je vis dans un pays dont les habitants, sauf exceptions, nombreuses et belles, sont d’une indifférence totale à l’égard des bêtes. indifférence qui, de nos points de vue « civilisés », a souvent la tête terrible de l’extrême cruauté. un ami avec lequel je parcourais la grèce d’il y a 40 ans me disait, à moi qui proclamais qu’au grand jamais je ne vivrais dans un pays si ignoble avec les animaux, que la vie était tellement rude pour les grecs qu’ils ne pouvaient pas « voir », réaliser, penser la souffrance qu’ils infligeaient. je n’ai pas de mots pour dire mes tellement fréquentes indignations, horreurs, consternations devant la peur, la douleur, la moche vie que mes voisins font vivre non seulement à leurs chiens, leurs chats, mais également à tous leurs animaux domestiques, c’est à dire qui ont un intérêt économique, et leur faune sauvage. mais je regarde ces gens, leurs corps, leurs mains, leurs manières de vivre, d’être, je les connais un peu, ce sont des paysans, ou à peine sortis de la paysannerie, le corps, c’est un outil, rien de plus, ils sont pour eux-mêmes des bourreaux, parce qu’ils n’ont pas le choix, infligeant à leurs vies la vie la plus dure qui soit. comment auraient-ils, dans ces vies de labeur et de privations (et je vous laisse imaginer ces vies dans la crise humanitaire la plus incroyable possible, et ce en pleine europe), la miraculeuse légèreté de l’âme et du regard qui nous font voir les bêtes comme nos frères et soeurs sur terre, des vivants comme nous, ni plus ni moins ? je ne dis pas que l’amour des bêtes est un luxe de WASP, mais que la conscience que les bêtes aussi sont des vivants à respecter ne peut venir qu’avec la conscience que le monde est un lieu de respect pour l’homme lui-même.

    J'aime

    1. Je vous remercie sincèrement pour ce partage. Et pour les réflexions que votre commentaire a suscitées. J’en ai discuté avec ma communauté facebook et ce qu’il en ressort: il existe des pays dans lesquels la pauvreté est endémique, sous-jacente et carrément structurelle, pensons à l’Inde… et pourtant le respect des animaux (les vaches en l’occurrence) est évident car dicter par les textes religieux. Aussi pour respecter l’Autre faut-il se respecter soi-même en ce sens la religion judéo-chrétienne ne semble pas être un outil pour s’y abreuver… (vous avez un beau blog:-))

      J'aime

  2. La rencontre Sandra / zozefine est réjouissante , me réjouit , pour le bonheur d’écouter et de lire deux Belles Personnes qui nous tirent vers le haut .
    Avec le sourire de mona

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s