Au nom de quoi est-on violent avec un chien?

Au nom de quoi est-on violent avec un chien?
La violence qui me heurte le plus vient de la non représentation du monde des autres, du manque d’ouverture, de tolérance, de curiosité de l’autre. Un monde sangsues n’est pas un monde de chiens, lequel n’est pas un monde humain. Plus on chercher à découvrir l’autre, à comprendre son univers, plus on le considère. Dès l’instant où l’on ne tente pas cette aventure, on peut commettre des actes de violence sans en avoir conscience. Toutefois, la violence se déguise sous de multiples formes, et nos désaccords à son sujet viennent très souvent de définitions non communicables parce qu’on a d’énormes différences de point de vue. L’aigle qui se saisit d’un lapin n’est pas violente. On peut tout à fait imaginer que, dans sa propre représentation des choses, il ramasse le lapin pour le porter à ses aiglons et qu’il s’agit au contraire d’un acte de tendresse. Le sentiment de violence chez les humains se soumet essentiellement à des représentations. Boris Cyrulnik, p 109-110, Donner un sens à sa vie.
Au nom de quoi violente-t-on un chien? Au nom d’une idée. D’une idée de l’ordre, de l’obéissance. Peut-être aussi, au nom d’une certaine norme sociale qui nous enjoint de ne pas faire de bruit et qui plus subtilement draine l’agressivité et la violence (pensez à l’industrialisation, aux bruits immondes des routes remplies de voitures, à l’égocentrisme …). Sûrement au nom d’une idée de soi, de sa place dans le monde et du contrôle qu’on doit y avoir.
Il y a peut-être aussi de cette liaison ancestrale : à la préhistoire, on chassait et on tuait ce qui prodiguait un intense sentiment de vie et de puissance tout en assurant sa survie. En donnant la mort, nos ancêtres maîtrisaient leur destin et s’élevaient au-dessus des animaux. Y aurait-il encore de ces reliquats dans la violence infligée aux chiens?
Et d’ailleurs de quelle violence parle-t-on? La plus banale: l’aimer, vouloir à tout prix qu’il ressemble à l’idée qu’on se fait du chien parfait, qu’il entre dans mon projet de vie, le déposséder de ses désirs …  ‘Dans un acte de violence, il y a toujours ce message implicite :’Tu ne dois être que ce que j’attends que tu sois; si tu n’es pas ce que j’attends, tu n’es pas ce que tu dois’. Denis Marquet, p.83, Éléments de philosophie angélique. Si mon chien est ceci et qu’il agit comme cela, alors je l’accueille. S’il est autrement, donc qu’il agit autrement, je le rejette. Il n’a pas droit d’exister si ce n’est à mes conditions.
C’est la négation de l’autre. Il faut avoir bien compris les étapes précédentes pour pouvoir s’offrir le luxe d’inventer une nouvelle étape. Et la révolution salutaire ne viendra pas de l’extérieur, mais de l’intérieur par une ‘réforme de pensée’ (comme dit Edgar Morin).

La violence qui me heurte le plus vient de la non représentation du monde des autres, du manque d’ouverture, de tolérance, de curiosité de l’autre. Un monde sangsues n’est pas un monde de chiens, lequel n’est pas un monde humain. Plus on chercher à découvrir l’autre, à comprendre son univers, plus on le considère. Dès l’instant où l’on ne tente pas cette aventure, on peut commettre des actes de violence sans en avoir conscience. Toutefois, la violence se déguise sous de multiples formes, et nos désaccords à son sujet viennent très souvent de définitions non communicables parce qu’on a d’énormes différences de point de vue. L’aigle qui se saisit d’un lapin n’est pas violente. On peut tout à fait imaginer que, dans sa propre représentation des choses, il ramasse le lapin pour le porter à ses aiglons et qu’il s’agit au contraire d’un acte de tendresse. Le sentiment de violence chez les humains se soumet essentiellement à des représentations.
Boris Cyrulnik, p 109-110, Donner un sens à sa vie.

Au nom de quoi violente-t-on un chien? Au nom d’une idée. D’une idée de l’ordre, de l’obéissance. Peut-être aussi, au nom d’une certaine norme sociale qui nous enjoint de ne pas faire de bruit et qui plus subtilement draine l’agressivité et la violence (pensez à l’industrialisation, aux bruits immondes des routes remplies de voitures, à l’égocentrisme …). Sûrement au nom d’une idée de soi, de sa place dans le monde et du contrôle qu’on doit y avoir.

Il y a peut-être aussi de cette liaison ancestrale : à la préhistoire, on chassait et on tuait ce qui prodiguait un intense sentiment de vie et de puissance tout en assurant sa survie. En donnant la mort, nos ancêtres maîtrisaient leur destin et s’élevaient au-dessus des animaux. Y aurait-il encore de ces reliquats dans la violence infligée aux chiens?

Et d’ailleurs de quelle violence parle-t-on? La plus évidente: frapper mais il y aussi la plus banale: vouloir à tout prix qu’il ressemble à l’idée que l’on se fait du chien parfait, qu’il entre dans mon projet de vie, le déposséder de ses désirs …  ‘Dans un acte de violence, il y a toujours ce message implicite :’Tu ne dois être que ce que j’attends que tu sois; si tu n’es pas ce que j’attends, tu n’es pas ce que tu dois’. Denis Marquet, p.83, Éléments de philosophie angélique. Si mon chien est ceci et qu’il agit comme cela, alors je l’accueille. S’il est autrement, donc qu’il agit autrement, je le rejette. Il n’a pas droit d’exister si ce n’est à mes conditions.

C’est la négation de l’autre. Il faut avoir bien compris les étapes précédentes pour pouvoir s’offrir le luxe d’inventer une nouvelle étape. Et la révolution salutaire ne viendra pas de l’extérieur, mais de l’intérieur par une ‘réforme de pensée’ (comme dit Edgar Morin).

Au nom de quoi est-on violent avec un chien?
La violence qui me heurte le plus vient de la non représentation du monde des autres, du manque d’ouverture, de tolérance, de curiosité de l’autre. Un monde sangsues n’est pas un monde de chiens, lequel n’est pas un monde humain. Plus on chercher à découvrir l’autre, à comprendre son univers, plus on le considère. Dès l’instant où l’on ne tente pas cette aventure, on peut commettre des actes de violence sans en avoir conscience. Toutefois, la violence se déguise sous de multiples formes, et nos désaccords à son sujet viennent très souvent de définitions non communicables parce qu’on a d’énormes différences de point de vue. L’aigle qui se saisit d’un lapin n’est pas violente. On peut tout à fait imaginer que, dans sa propre représentation des choses, il ramasse le lapin pour le porter à ses aiglons et qu’il s’agit au contraire d’un acte de tendresse. Le sentiment de violence chez les humains se soumet essentiellement à des représentations. Boris Cyrulnik, p 109-110, Donner un sens à sa vie.
Au nom de quoi violente-t-on un chien? Au nom d’une idée. D’une idée de l’ordre, de l’obéissance. Peut-être aussi, au nom d’une certaine norme sociale qui nous enjoint de ne pas faire de bruit et qui plus subtilement draine l’agressivité et la violence (pensez à l’industrialisation, aux bruits immondes des routes remplies de voitures, à l’égocentrisme …). Sûrement au nom d’une idée de soi, de sa place dans le monde et du contrôle qu’on doit y avoir.
Il y a peut-être aussi de cette liaison ancestrale : à la préhistoire, on chassait et on tuait ce qui prodiguait un intense sentiment de vie et de puissance tout en assurant sa survie. En donnant la mort, nos ancêtres maîtrisaient leur destin et s’élevaient au-dessus des animaux. Y aurait-il encore de ces reliquats dans la violence infligée aux chiens?
Et d’ailleurs de quelle violence parle-t-on? La plus banale: l’aimer, vouloir à tout prix qu’il ressemble à l’idée qu’on se fait du chien parfait, qu’il entre dans mon projet de vie, le déposséder de ses désirs …  ‘Dans un acte de violence, il y a toujours ce message implicite :’Tu ne dois être que ce que j’attends que tu sois; si tu n’es pas ce que j’attends, tu n’es pas ce que tu dois’. Denis Marquet, p.83, Éléments de philosophie angélique. Si mon chien est ceci et qu’il agit comme cela, alors je l’accueille. S’il est autrement, donc qu’il agit autrement, je le rejette. Il n’a pas droit d’exister si ce n’est à mes conditions.
C’est la négation de l’autre. Il faut avoir bien compris les étapes précédentes pour pouvoir s’offrir le luxe d’inventer une nouvelle étape. Et la révolution salutaire ne viendra pas de l’extérieur, mais de l’intérieur par une ‘réforme de pensée’ (comme dit Edgar Morin).

6 Comments

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    1. Merci, l’important est qu’ensemble nous réfléchissions et posions les gestes qui vont nous faire avancer. Ce blog c’est votre espace, notre espace, comme une chaîne d’union on bâtit:-)

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  1. Les enfants subissent encore cette violence de ceux qui disent les éduquer . On n’ose plus l’expression « les dresser » ,- c’est plus pernicieux et toujours aussi dévastateur lorsque l’enfant ne peut se glisser dans le moule imposé . La société a encore du chemin à faire . Freud a dit que quoi que fasse le parent , ce sera toujours mal ? : ce n’est pas une excuse pour esquiver la réflexion .
    L’animal de compagnie ne doit pas être le défouloir de nos frustrations , mais le compagnon qui apaise parce qu’on le respecte .
    « Une réforme de pensée » … merci !

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  2. Cette violence vient aussi d’un manque d’éducation ou de mauvaise éducation ! Certaines sortes de personnes……sont élevées dans la haine des chiens et retransmettent ça à leurs enfants !!!!

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