L’animal peuple l’imaginaire humain

Dans la mythologie grecque, Cerbère est le chien gardant l'entrée des EnfersLa tête de Cerbère est celle d’un chien, cela est très important. Car Cerbère est le devenir de l’Homme pour Annick de Souzenelle. Il est comme la mesure juste avant d’entrer dans la déification.
Bref Cerbère-Homme : une seule et même réalité dans sa double polarité.
Dans l’univers des archétypes, la nature canine est à la fois psychopompe – elle est la messagère entre le monde du dessus et le monde de l’obscurité et chthonienne – elle appartient aux régions les plus sombres ou les plus reculées de la psyché, appelés le monde souterrain depuis une éternité.
Passez par le symbole comme outil d’expression du non-verbal pour appréhender le monde complexe de notre relation au chien permet d’exprimer quelque chose qui n’est pas intelligible rationnellement. C’est peut-être un détour compliqué, mais s’identifier par le biais des circuits symboliques c’est ce qui fait, aussi, que la société animale perdure dans la société humaine. L’animal est l’une des figures les plus utilisées dans le symbolisme, et cela a certainement à voir avec le sentiment de proximité qu’il induit.

L’imaginaire a le pouvoir d’affecter l’homme.
Il ne s’agit pas là d’une série de vieilles images ou de vieux textes périmés ou allant de soi. Si la référence à l’animal est si nombreuse dans les textes mythiques c’est ce que c’est le fruit de processus liant des acteurs, des destinataires et des circonstances.  C’est une construction incessante, depuis la nuit des temps, des différents groupes humains qui ont élaboré, transmis, transformé… les figures ou le sens.
Or cela n’est possible que parce que l’animal est inséparable de l’homme et surtout parce qu’une puissante relation de généalogie les lie entre eux. Et dans ces cosmologies (dans toutes les cosmologies du monde), les animaux y sont perçus comme des sujets sociaux, dotés d’institutions et de comportements tout à fait symétriques à ceux des hommes.
La constellation du Grand Chien est l'une des plus anciennes constellations, du fait de la présence de Sirius, l'étoile la plus brillante du ciel (après le Soleil)D’ailleurs, pourquoi a-t-on également donné le nom du Chien à la constellation qui se trouve voisine du soleil au moment ou celui-ci est au point le plus élevé de sa course ? Particularité que le langage courant confirme lorsqu’il qualifie de ‘caniculaires’ certains jours de cette époque de l’année. Il est très intéressant de noter la correspondance symbolique qui existe entre l’anatomie du ciel physique et celle de la terre nous laisse à penser que le chien est proche du dieu avec lequel l’Homme retrouve sa totalité

La référence aux profondeurs de l’imaginaire inclut le monde animal : l’autre-animal peuple l’imaginaire humaine.  La pensée des hommes est pleine de bêtes. Depuis la nuit des temps, nous sommes visités, envahis, traversés par les animaux ou par leurs fantômes.

C’est peut-être pour quoi faire appel à eux sous forme de contes ou en nature joue un rôle vital dans les blessures affectives, psychologiques…. Les blessures de la vie !

Pour aller plus loin
François Terrasson. La peur de la nature
Philippe Descola. La cosmologie moniste des Achuar de l’Amazonie équatorienne, dans Florence Burgat.  L’animal dans nos sociétés
Annick de Souzenelle .Symbolisme du corps humain
Christian Talin. Anthropologie de l’animal de compagnieDans la mythologie grecque, Cerbère est le chien gardant l'entrée des EnfersLa tête de Cerbère est celle d’un chien, cela est très important. Car Cerbère est le devenir de l’Homme pour Annick de Souzenelle. Il est comme la mesure juste avant d’entrer dans la déification.
Bref Cerbère-Homme : une seule et même réalité dans sa double polarité.
Dans l’univers des archétypes, la nature canine est à la fois psychopompe – elle est la messagère entre le monde du dessus et le monde de l’obscurité et chthonienne – elle appartient aux régions les plus sombres ou les plus reculées de la psyché, appelés le monde souterrain depuis une éternité.
Passez par le symbole comme outil d’expression du non-verbal pour appréhender le monde complexe de notre relation au chien permet d’exprimer quelque chose qui n’est pas intelligible rationnellement. C’est peut-être un détour compliqué, mais s’identifier par le biais des circuits symboliques c’est ce qui fait, aussi, que la société animale perdure dans la société humaine. L’animal est l’une des figures les plus utilisées dans le symbolisme, et cela a certainement à voir avec le sentiment de proximité qu’il induit.

L’imaginaire a le pouvoir d’affecter l’homme.
Il ne s’agit pas là d’une série de vieilles images ou de vieux textes périmés ou allant de soi. Si la référence à l’animal est si nombreuse dans les textes mythiques c’est ce que c’est le fruit de processus liant des acteurs, des destinataires et des circonstances.  C’est une construction incessante, depuis la nuit des temps, des différents groupes humains qui ont élaboré, transmis, transformé… les figures ou le sens.
Or cela n’est possible que parce que l’animal est inséparable de l’homme et surtout parce qu’une puissante relation de généalogie les lie entre eux. Et dans ces cosmologies (dans toutes les cosmologies du monde), les animaux y sont perçus comme des sujets sociaux, dotés d’institutions et de comportements tout à fait symétriques à ceux des hommes.
La constellation du Grand Chien est l'une des plus anciennes constellations, du fait de la présence de Sirius, l'étoile la plus brillante du ciel (après le Soleil)D’ailleurs, pourquoi a-t-on également donné le nom du Chien à la constellation qui se trouve voisine du soleil au moment ou celui-ci est au point le plus élevé de sa course ? Particularité que le langage courant confirme lorsqu’il qualifie de ‘caniculaires’ certains jours de cette époque de l’année. Il est très intéressant de noter la correspondance symbolique qui existe entre l’anatomie du ciel physique et celle de la terre nous laisse à penser que le chien est proche du dieu avec lequel l’Homme retrouve sa totalité

La référence aux profondeurs de l’imaginaire inclut le monde animal : l’autre-animal peuple l’imaginaire humaine.  La pensée des hommes est pleine de bêtes. Depuis la nuit des temps, nous sommes visités, envahis, traversés par les animaux ou par leurs fantômes.

C’est peut-être pour quoi faire appel à eux sous forme de contes ou en nature joue un rôle vital dans les blessures affectives, psychologiques…. Les blessures de la vie !

Pour aller plus loin
François Terrasson. La peur de la nature
Philippe Descola. La cosmologie moniste des Achuar de l’Amazonie équatorienne, dans Florence Burgat.  L’animal dans nos sociétés
Annick de Souzenelle .Symbolisme du corps humain
Christian Talin. Anthropologie de l’animal de compagnie

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