Il faut revoir la définition de la thérapie assistée par l’animal

La thérapie assistée par la chien (TAC) est une approche globale de la santé misant sur les liens ancestraux existant entre l’homme et le chien. Le chien bien ancré dans les mémoires affectives et sociales constitue un ‘outil’ ? thérapeutique puissant ? s’il est utilisé adéquatement. Mais les nombreuses définitions existant passent à côté de l’essentiel…

1/  « La zoothérapie est une médiation qui se pratique professionnellement en individuel ou en petit groupe de deux ou trois personnes maximum, à l’aide d’un animal familier, consciencieusement sélectionné et éduqué, sous la responsabilité d’un professionnel appelé ‘zoothérapeute’ dans l’environnement immédiat de personnes chez qui l’on cherche à éveiller des réactions visant à maintenir ou améliorer leur potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif » – François Beiger. Institut français de zoothérapie

2/ «La thérapie assistée par l’animal est une activité qui s’exerce sous forme individuelle ou de groupe à l’aide d’un animal familier, soigneusement sélectionné et entraîné, introduit par un intervenant qualifié dans l’environnement immédiat d’une personne chez qui l’on cherche à susciter des réactions visant à maintenir ou à améliorer son potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif. Les activités de zoothérapie sont réalisées par des intervenants qui possèdent une formation dans un domaine des sciences humaines, de la santé ou de l’éducation. Les bénéficiaires sont autant des enfants, des adolescents, des adultes que des personnes âgées. Ces personnes sont aux prises avec des problèmes d’apprentissage, de santé mentale et de déficience intellectuelle, des troubles du comportement, des déficits cognitifs, des retards du développement, des maladies dégénératives et des handicaps physiques. La plupart expriment peu ou pas leur besoins. Elles sont isolées sur le plan social et familial, ont souvent des problèmes ou des handicaps multiples et souffrent émotionnellement et psychologiquement. On les retrouve dans des écoles spécialisées, des centres hospitaliers et de soins de longue durée, des hôpitaux psychiatriques, des centres de réadaptation et des ateliers de travail » – Zoothérapie Québec

3/« La zoothérapie est une thérapie qui utilise la proximité d’un animal domestique ou de compagnie, auprès d’une personne souffrant de troubles mentaux, physiques ou sociaux pour réduire le stress ou les conséquences d’un traitement médical ou des problèmes post-opératoires. La zoothérapie peut être un point de départ ou un complément à des thérapies plus traditionnelles. Elle n’est pas restreinte au domaine médical, puisqu’elle s’étend à des questions sociales concernant les rapports avec autrui, l’éducation ou la délinquance. Elle a pu aussi être utilisée dans le cadre de problèmes d’attention et de concentration, de dépréciation de soi, de dépression, de solitude et d’isolement. Les participants n’ont besoin d’aucune compétence particulière. Le contact avec l’animal est censé avoir un effet calmant sur eux » – Définition Wikipédia

Des chiens et des humainsLes définitions ne manquent pas (voir celle de la Delta Society), mais pour saisir la portée de la thérapie assistée par l’animal ou zoothérapie, on doit aborder la complexité des rapports avec les animaux. « Il existe au sens littéral d’authentiques sociétés mixtes formées à la fois d’humains et de chiens transversales aux sociétés humaines et que l’on peut qualifier d’anthropocanines. Dans une telle perspective, les chiens ne sont pas considérés comme des objets constituant l’ameublement de la société humaine, mais comme les membres à part entière d’une société globale composée de deux espèces », dit Dominique Guillo.

On peut aller jusqu’à dire qu’il existe une sorte de personnalité de base propre à chaque culture anthropocanine, c’est-à-dire un modèle moyen de conduites et de dispositions propres à chaque groupe social concret formé par ces deux espèces.

Décrire la relation homme-animal dans le soin et sous cet angle permet de faire ressortir des phénomènes qui apparaissent avec nettement moins d’acuité sous un autre éclairage. Ainsi, dans la relation de soin – et dans les définitions qui en sont données – c’est le déni de cette personnalité. Le déni de la relation patient-animal.

La thérapie assistée par la chien (TAC) est une approche globale de la santé misant sur les liens ancestraux existant entre l’homme et le chien. Le chien bien ancré dans les mémoires affectives et sociales constitue un ‘outil’ ? thérapeutique puissant ? s’il est utilisé adéquatement. Mais les nombreuses définitions existant passent à côté de l’essentiel…

1/  « La zoothérapie est une médiation qui se pratique professionnellement en individuel ou en petit groupe de deux ou trois personnes maximum, à l’aide d’un animal familier, consciencieusement sélectionné et éduqué, sous la responsabilité d’un professionnel appelé ‘zoothérapeute’ dans l’environnement immédiat de personnes chez qui l’on cherche à éveiller des réactions visant à maintenir ou améliorer leur potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif » – François Beiger. Institut français de zoothérapie

2/ «La thérapie assistée par l’animal est une activité qui s’exerce sous forme individuelle ou de groupe à l’aide d’un animal familier, soigneusement sélectionné et entraîné, introduit par un intervenant qualifié dans l’environnement immédiat d’une personne chez qui l’on cherche à susciter des réactions visant à maintenir ou à améliorer son potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif. Les activités de zoothérapie sont réalisées par des intervenants qui possèdent une formation dans un domaine des sciences humaines, de la santé ou de l’éducation. Les bénéficiaires sont autant des enfants, des adolescents, des adultes que des personnes âgées. Ces personnes sont aux prises avec des problèmes d’apprentissage, de santé mentale et de déficience intellectuelle, des troubles du comportement, des déficits cognitifs, des retards du développement, des maladies dégénératives et des handicaps physiques. La plupart expriment peu ou pas leur besoins. Elles sont isolées sur le plan social et familial, ont souvent des problèmes ou des handicaps multiples et souffrent émotionnellement et psychologiquement. On les retrouve dans des écoles spécialisées, des centres hospitaliers et de soins de longue durée, des hôpitaux psychiatriques, des centres de réadaptation et des ateliers de travail » – Zoothérapie Québec

3/« La zoothérapie est une thérapie qui utilise la proximité d’un animal domestique ou de compagnie, auprès d’une personne souffrant de troubles mentaux, physiques ou sociaux pour réduire le stress ou les conséquences d’un traitement médical ou des problèmes post-opératoires. La zoothérapie peut être un point de départ ou un complément à des thérapies plus traditionnelles. Elle n’est pas restreinte au domaine médical, puisqu’elle s’étend à des questions sociales concernant les rapports avec autrui, l’éducation ou la délinquance. Elle a pu aussi être utilisée dans le cadre de problèmes d’attention et de concentration, de dépréciation de soi, de dépression, de solitude et d’isolement. Les participants n’ont besoin d’aucune compétence particulière. Le contact avec l’animal est censé avoir un effet calmant sur eux » – Définition Wikipédia

Des chiens et des humainsLes définitions ne manquent pas (voir celle de la Delta Society), mais pour saisir la portée de la thérapie assistée par l’animal ou zoothérapie, on doit aborder la complexité des rapports avec les animaux. « Il existe au sens littéral d’authentiques sociétés mixtes formées à la fois d’humains et de chiens transversales aux sociétés humaines et que l’on peut qualifier d’anthropocanines. Dans une telle perspective, les chiens ne sont pas considérés comme des objets constituant l’ameublement de la société humaine, mais comme les membres à part entière d’une société globale composée de deux espèces », dit Dominique Guillo.
On peut aller jusqu’à dire qu’il existe une sorte de personnalité de base propre à chaque culture anthropocanine, c’est-à-dire un modèle moyen de conduites et de dispositions propres à chaque groupe social concret formé par ces deux espèces.
Décrire la relation homme-animal dans le soin et sous cet angle permet de faire ressortir des phénomènes qui apparaissent avec nettement moins d’acuité sous un autre éclairage. Ainsi, dans la relation de soin – et dans les définitions qui en sont données – c’est le déni de cette personnalité. Le déni de la relation patient-animal.

1 Comment

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  1. Effectivement, il est possible de penser ou de repenser la définition de l’intervention assistée/facilitée par l’animal… Que ce dernier soit chien, cheval, lapin ou autre d’ailleurs!

    Le passage de l’animal-outil, l’animal-prothèse, l’animal chosifié à celui d’un véritable animal-partenaire à l’intervention est une véritable révolution paradigmatique… Ou peut-être est-ce la conséquence de cette révolution? L’animal humain délaisse graduellement («enfin» pour certains, à contre-coeur pour d’autres) sa posture anthropocentrique et réintègre ou redécouvre sa place au sein du règne animal.

    Dès lors, la vision «humanimale» et la posture d’intervention qui en découle est rendue possible. Du simple contact interespèces, certains travaillent en zoothérapie (je souhaite en être) avec la visée d’une véritable connexion non pas interespèces, mais bien «transespèces». Le «trans» c’est ce qui se situe au-delà, à travers, entre, au coeur… des similitudes qui nous unissent et des différences qui nous enrichissent! Le «trans», c’est l’émergence jaillissant de l’alliance entre l’héritage commun et la singularité de chacun. C’est «l’humanimalité» à la fois recouvrée, mais aussi découverte ou co-créée.

    La relation transespèces porteuse d’un potentiel développemental mutuel (pour les deux et les quatre pattes en présence) est sise dans le territoire de notre héritage commun et le phénomène d’émergence est rendu possible par la rencontre empathique à l’Autre d’une autre espèce.

    La rencontre réelle à l’Autre recèle de fabuleuses richesses… Notamment en termes de pouvoir guérisseur, et ce, probablement par la mise en jeu de forces développementales jusqu’alors laissés en latence par notre mode de vie occidental.

    À l’heure actuelle, la zoothérapie n’est pas une profession, mais une modalité d’intervention que l’on applique à son champ disciplinaire de base. Ceci dit, pour moi, la vision «humanimale» ainsi que les possibilités conceptuelles, les techniques à développer et le savoir-être à mettre en jeu constituent la voix d’accès à quelque chose de foncièrement différent. Je vois et pense les prémisses d’une zoothérapie qui, par-delà les champs disciplinaires des divers corps de métiers qui la pratique, aurait son propre espace. De cette singularité d’une vision humanimale réelle découlerait des pratiques professionnelles distinctes des autres métiers de la relation d’aide… Et, à l’horizon, peut-être bien qu’une profession à part entière se profilerait.

    Pour ma part, je m’intéresse beaucoup à de tels enjeux conceptuels et cliniques. J’ai tenté de coucher et de développer, dans un chapitre d’un collectif d’auteurs à paraître, les idées proposées ici. Peut-être serions-nous dus pour orchestrer/faciliter une éventuelle rencontre sur le thème… Le Centre Humanimal pourrait être un espace d’accueil pour faciliter, en interaction (voire en connexion) avec des partenaires-à-4-pattes, de «chair et d’âme», une pareille co-construction… Un format transdisciplinaire transespèces serait de mise.

    Humanimalement vôtre,

    Emmanuelle Fournier Chouinard
    Psychologue TA/FA, enseignante en zoothérapie
    (418) 815-4296

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