Vivre avec un chien à Longueuil, état des lieux

La question de l’animal en ville est une question éminemment politique.

C’est une question d’urbanisme, de loisirs, de logement, d’emploi, de transport, de sécurité publique, de civisme.
Entre autre.

Voici la démonstration.

En théorie dans notre ville de Longueuil.

  • J’ai autant le droit de vivre dans cette ville que quiconque choisit d’y déposer ses valises
  • J’ai autant le droit de me promener dans les rues, dans les parcs, sur les trottoirs que les gens qui s’y promènent avec une poussette ou en fauteuil roulant
  • J’ai autant le droit de choisir de louer un appartement que les milliers de locataires longueuillois
  • J’ai autant le droit de profiter de l’environnement que les amoureux de la nature
  • J’ai autant le droit de vivre avec qui me semble comme toutes les familles, couples, célibataires

Or, depuis que je suis longueuilloise, je n’ai plus aucun droit. Je vis avec un animal.

J’ai choisi d’avoir un chien mais je n’ai pas choisi de vivre dans une société intolérante. Je vis dans la contrainte.

  • Je suis contrainte d’éviter les parcs et les espaces de loisirs familiaux aux heures d’affluence
  • Je suis contrainte de trembler de peur quand mon chien jappe, occasionnellement, dans mon logement
  • Je suis contrainte de recevoir des plaintes anonymes de la part de citoyens bien intentionnés
  • Je suis contrainte de vivre avec la  pression constante de justifier que mon chien est partie intégrante de ma famille
  • Je suis contrainte d’informer les citoyens que mon chien a le droit de se promener en laisse dans les espaces verts quand des pancartes affichent le contraire
  • Je suis contrainte de porter pendant des kilomètres le sac à crottes de mon chien cherchant vainement une poubelle retirée des parcs pour l’hiver
  • Je suis contrainte d’essuyer la violence verbale des citoyens sans chien

En pratique dans notre ville de Longueuil, j’ai des devoirs dans le sens de l’impératif catégorique pour m’éviter le rejet social

  • J’ai le devoir de redoubler d’attention dans l’éducation de mon chien
  • J’ai le devoir de m’acquitter avec conscience et régularité de mes obligations
  • J’ai le devoir d’apporter les soins adéquats et de fournir les besoins nécessaires au bien-être de mon chien dépendant
  • J’ai le devoir de rappeler à qui ne peut l’entendre que les propriétaires de chien n’ont pas d’espaces pour profiter de la relation avec leur compagnon et pratiquer des sports
  • J’ai le devoir de rappeler, en Conseil de ville de Longueuil, que je ne suis pas libre de mes déplacements, que je ne suis pas libre de choisir le logement dans lequel je voudrais vivre, que je ne suis pas libre de ma capacité de jouir de la ville et de ses attraits, que je ne suis pas livre de pratiquer mes sports à ma guise…..
  • J’ai le devoir d’alerter que la non-situation de vie des animaux de compagnie à Longueuil, donc des humains qui vivent avec lesdits animaux de compagnie, est intolérable
  • J’ai le devoir de rappeler que derrière chaque animal de compagnie il y a un être humain

Cela fait plusieurs années que sandraetlechien le demande mais va réitérer sa requête demain soir en Conseil de ville :

 


Rappel des démarches antérieures:

http://www.sandraetlechien.com/2011/le-nouveau-reglement-co-2008-523-sur-le-controle-des-animaux-de-longueuil/

 

2 Comments

Laisser un commentaire

  1. C´est la société en général qui est intolérante, ici a MOnt-Saint-Hilaire, je n´ai pas accès a la montage, mon chien né a pas accès a aucun parc ou espace vert, tandis qu´à Beloeil les chiens sont tolérés dans les parcs, un des seul endroits ou je sens bienvenu avec est sur la terrasse du Presse Café a Saint-Hilaire et j´y vais seulement quand il n´y a pas foule.Gros bon sens!
    A st-Hyacinthe au centre ville il est interdit de se promener sur les trottoirs avec son chien, ville de la faculté de médecine vétérinaire.

    Nous payons pour ceux qui ont posé des mauvais gestes en présence de leur chien et j´avoue que j´en ai été témoin, mais il faut utiliser le gros bonsens et ne pas mettre tous les propriétaires de chiens dans le même panier.

    Nous devrions pouvoir passer le test du bon propriétaire canin et avoir un permis nous donnant accès aux lieux publics et qui pourrait être retiré en cas de manque d´éthique de notre part.

    J'aime

  2. Je n’aurai ainsi jamais pu réaliser mon rêve de lire dans le parc près de chez moi, à l’ombre d’un arbre, par un bel après-midi d’été, avec mon chien couché à mes pieds.

    Je suis condamnée au ciment des trottoirs et à l’asphalte des rues pour mes promenades avec mon compagnon de vie.

    Belle ville où il fait bon vivre !…

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s