C’est facile de rejeter le droit d’être aux animaux

La vie vivante Nous vivons dans des systèmes. ‘L’économie mondiale est devenue un système. La technoscience en est un autre. L’appareil médiatique planétaire, qui s’est substitué à l’ancien journalisme, s’apparente à un système. Le cyberespace est un dispositif comparable. La même remarque peut être faite de la finance planétaire, vaste réseau hors sol dont rend assez mal compte l’expression ‘marchés financiers’. Ces différents systèmes posent les mêmes difficultés à la citoyenneté démocratique et aux États nations. Qui les gouverne vraiment?’ se demande Jean-Claude Guillebaud, p 23 La vie vivante.
Dans cette vastitude, les adversités deviennent quasiment impossibles à personnaliser. Ceux qui servent la domination, ce sont rarement des hommes, des groupes, des partis. Confrontés à ces systèmes, nous risquons l’effacement.
Mais voilà, il y a les animaux. Ils ne sont pas un système, même s’ils sont accouchés plus souvent qu’autrement par (et dans) un système ‘puppy mills’ (du moins au Québec). Les animaux sont vrais. Tangibles, ils sont là vraiment, maintenant, comme un miroir de notre possible. Alors que dans la vie courante les systèmes sont proliférant et charrient en les mêlant de manière confuse, promesses et menaces, l’animal est là à nous renvoyer cette absurdité, à nous renvoyer notre propre insuffisance.
Parfois même notre rien.
Qui pourrait encore définir avec certitude ce qu’est aujourd’hui un individu, un être humain, une conscience, une réalité, une matière? Tous les concepts qui définissaient notre rapport au monde sont devenus soupçonnables. Reste la relation aux animaux qui représente quasiment les anciennes relations humaines qui procédaient de la subjectivité, vous savez celles qui mêlaient confiance, solidarité, empathie, dévouement, complicité…. Là est le mystère. Car les animaux nous éduquent. Là est leur grande faute. Parce que nous ne voulons pas être domestiqués ni éduqués par eux. Nous ne voulons rien leur devoir. (Jocelyne Porcher)
Ce qui est en jeu c’est le rapport de l’homme avec lui-même, à l’être de lui-même. Il faut une mutation de ce rapport disait Bernard Sichère, or l’animal la permet cette mutation.
D’un bord l’absurde d’une globalisation à vitesse inhumaine et la trop-signifiante rencontre avec une Altérité Autre, dans ce hiatus il n’est pas nécessaire de faire appel à des droits inaliénables pour fonder notre obligation morale envers un être quel qu’il soit : il suffit pour cela que nous lui accordions une valeur morale. Or, tous les êtres sur cette terre n’ont pas la même valeur morale. Les animaux ont une valeur relative à d’autres valeurs avec lesquelles elle peut entrer en conflit….La vie vivante Nous vivons dans des systèmes. ‘L’économie mondiale est devenue un système. La technoscience en est un autre. L’appareil médiatique planétaire, qui s’est substitué à l’ancien journalisme, s’apparente à un système. Le cyberespace est un dispositif comparable. La même remarque peut être faite de la finance planétaire, vaste réseau hors sol dont rend assez mal compte l’expression ‘marchés financiers’. Ces différents systèmes posent les mêmes difficultés à la citoyenneté démocratique et aux États nations. Qui les gouverne vraiment?’ se demande Jean-Claude Guillebaud, p 23 La vie vivante.
Dans cette vastitude, les adversités deviennent quasiment impossibles à personnaliser. Ceux qui servent la domination, ce sont rarement des hommes, des groupes, des partis. Confrontés à ces systèmes, nous risquons l’effacement.
Mais voilà, il y a les animaux. Ils ne sont pas un système, même s’ils sont accouchés plus souvent qu’autrement par (et dans) un système ‘puppy mills’ (du moins au Québec). Les animaux sont vrais. Tangibles, ils sont là vraiment, maintenant, comme un miroir de notre possible. Alors que dans la vie courante les systèmes sont proliférant et charrient en les mêlant de manière confuse, promesses et menaces, l’animal est là à nous renvoyer cette absurdité, à nous renvoyer notre propre insuffisance.
Parfois même notre rien.
Qui pourrait encore définir avec certitude ce qu’est aujourd’hui un individu, un être humain, une conscience, une réalité, une matière? Tous les concepts qui définissaient notre rapport au monde sont devenus soupçonnables. Reste la relation aux animaux qui représente quasiment les anciennes relations humaines qui procédaient de la subjectivité, vous savez celles qui mêlaient confiance, solidarité, empathie, dévouement, complicité…. Là est le mystère. Car les animaux nous éduquent. Là est leur grande faute. Parce que nous ne voulons pas être domestiqués ni éduqués par eux. Nous ne voulons rien leur devoir. (Jocelyne Porcher)
Ce qui est en jeu c’est le rapport de l’homme avec lui-même, à l’être de lui-même. Il faut une mutation de ce rapport disait Bernard Sichère, or l’animal la permet cette mutation.
D’un bord l’absurde d’une globalisation à vitesse inhumaine et la trop-signifiante rencontre avec une Altérité Autre, dans ce hiatus il n’est pas nécessaire de faire appel à des droits inaliénables pour fonder notre obligation morale envers un être quel qu’il soit : il suffit pour cela que nous lui accordions une valeur morale. Or, tous les êtres sur cette terre n’ont pas la même valeur morale. Les animaux ont une valeur relative à d’autres valeurs avec lesquelles elle peut entrer en conflit….

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s