Coévolution coopérative

p. 378. Tout sur la psychologie du chien. Joel Dehasse partage :

Chiens et humains ont évolué ensemble depuis plus de 10 000 ans. L’évolution de la structure de la société a modifié la génétique humaine et celle du chien. L’homme a supprimé ses prédateurs, il a domestiqué ses anciennes proies, il a altéré le mode de vie de nombreuses espèces autour de lui, il a modifié les paysages et le climat de sa planète. L’homme occidental s’est distancié des processus de sélection naturelle, et il a fait de même pour les animaux domestiques, le chien inclus.
La culture coopère avec la génétique pour fabriquer le nouvel humain, le nouveau chien. L’homme est incapable désormais d’échapper à sa culture, à sa société et le chien est incapable d’échapper à l’homme. L’être humain est symbiotique d’une entité virtuelle (une croyance, une illusion) : la société occidentale. Le chien est emporté par cette même vague qui transforme l’être humain libre en une fourmi d’une fourmilière, en pion impersonnel.  C’est de l’amensalisme de la part de la société qui empêche le développement de l’être, dans un système gagnant-perdant, l’homme étant le perdant. C’est aussi un esclavagisme, la société utilisant l’être à son profit afin de croître à ses dépens. L’homme fait de même avec le chien. Rares sont les humains qui permettent à leur chien de créer pleinement leur vie, de vivre intensément, de développer tous leurs potentiels, la plupart des chiens sont maltraités (passivement) par l’irrespect de leurs besoins éthologiques minimaux d’activité et d’interaction sociale.
La coévolution coopérative existe cependant chez quelques êtres. L’expérience est vécue ensemble dans le respect et l’enrichissement mutuels; cela nécessite de prendre conscience des messages engendrés par l’expérience. On y retrouve très peu de chiens de famille, mais bien certains chiens de travail, de sport, de danse (free style) ou encore quelques chiens d’assistance.
Pour arriver à une coévolution coopérative, la question à se poser devrait être : ‘Qu’est-ce que je possède qui puisse améliorer la vie de mon chien et réciproquement, que possède-t-il pour améliorer la mienne?’. Dans le modèle d’autoresponsabilité, le chien nous apporte à chaque instant un miroir de conscience, s’il n’améliore pas nos capacités de survie biologique, ni notre apparent bien-être psychologique, il nous donne des messages de réalisation de soi et de développement spirituel.

 

 

2 Comments

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  1. Madame,

    Dans mes comportements et attitudes envers mes animaux, j’essaye de me référer aux besoins de ceux-ci et bien sûr lié au Bien-être.

    La législation en Belgique parle de répondre aux besoins éthologiques, psychologiques et autres de nos animaux mais lorsque je vois des chiens attachés à une chaine de 3 mètres ou enfermés dans des espaces de 3 m sur 1 m ; je ne comprends plus. Je sais que l’humain prime sur tout et que l’animal suite à cela ne peut que souffrir du mécanisme de vie comme les gens qui vivent dans un appartement avec 5 chats ou le chien qui ne sort jamais…etc.

    Mais n’y-a-t-il pas des solutions pour changer les choses de façon éthique ? Je cherche à « monter un dossier » sur ce sujet mais j’ai besoin de comprendre de manière scientifique les besoins de nos animaux, le sens émotionnel que lui donnent les humains.

    Mais je ne suis pas une scientifique, juste quelqu’un qui aime ses animaux.

    Pouvez-vous m’éclairer sur ce sujet ?

    D’avance merci

    Anne Gardedieu

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    1. Merci pour votre partage et je suis touchée par votre sollicitude. Il y a les besoins des animaux, en général et qui sont pas mal étudiés par l’éthologie et parfois les vétérinaires comportementaux et il y a les besoins de tel animal en particulier. Vous voulez monter un dossier sur le bien-être animal, quel animal? dans quel contexte? quel objectif? Vous semblez contrairement à nous au Québec avoir en Belgique une législation qui reconnaît les besoins fondamentaux des animaux de compagnie (de ce que je comprends), reste que le véritable travail commence là: faire respecter la loi. Cela prend des enquêteurs, de la conscientisation, des soirées d’informations, de rencontrer tous les éleveurs pour qu’eux mêmes conscientisent les futurs propriétaires… Un très long travail… Allons-y une pierre à la fois. En espérant avoir répondu, qu’en dites-vous?

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