Les cathares et les animaux

La prohibition du meurtre est commune à toutes les familles chrétiennes.

La croix du Languedoc fut un symbole de ralliement cathare
La croix du Languedoc fut un symbole de ralliement cathare

Mais les cathares sont allés plus loin.  Eux, qui se considèrent comme étant les seuls héritiers du véritable message du Christ et qui reviennent donc au christianisme primitif et intérieur, prônent une absolue pureté des mœurs, croient en la réincarnation, attribuent aux animaux l’intelligence et la faculté de connaître et les incluent dans le commandement absolu de ne pas tuer.  Les cathares sont végétaliens. Ils se retenaient de consommer la chair des animaux, car ces derniers possédaient une âme céleste.

Ainsi, dès la fin du XIIe siècle dans le Midi de la France, « manger de la viande » et se convertir au catholicisme sont synonymes.  Jacques Fournier, un prédicateur cathare, interrogé par l’inquisition aurait dit : «Les esprit déchus sont les esprits humains et ceux des animaux ; ces derniers sont doués d’intelligence et de connaissance ; c’est pourquoi c’est un péché de les tuer». Dans l’Épître aux Romains (14.21), on peut lire : «Il est bon de ne pas manger de viande.»

Les Cathares face à l'InquisitionBien entendu, l’église catholique a réagi en les déclarant hérétiques et en les persécutant. Par vagues, elle les massacre. Quelques-uns parviennent à s’échapper et se dissimuler dans des villages sous des vêtements de paysans. Alors, l’Église les pourchasse et les reconnait en leur tendant un piège : on demande aux suspects d’égorger un poulet. Les cathares se découvrent en refusant. Cette répression féroce, véritable croisade intérieure, entraîna la disparition complète au XIVe siècle.
Pour les cathares, l’abstinence n’est pas privation. Chez les chrétiens, l’abstention de viande s’est perpétuée mais seulement le vendredi.  Si ce n’est pas suffisant pour témoigner d’une compassion sincère envers les animaux, en revanche, ça l’est pour montrer qu’il y a une ambiguïté dans notre façon de les considérer. (cf. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Éthique animale)….La prohibition du meurtre est commune à toutes les familles chrétiennes.

La croix du Languedoc fut un symbole de ralliement cathare
La croix du Languedoc fut un symbole de ralliement cathare

Mais les cathares sont allés plus loin.  Eux, qui se considèrent comme étant les seuls héritiers du véritable message du Christ et qui reviennent donc au christianisme primitif et intérieur, prônent une absolue pureté des mœurs, croient en la réincarnation, attribuent aux animaux l’intelligence et la faculté de connaître et les incluent dans le commandement absolu de ne pas tuer.  Les cathares sont végétaliens. Ils se retenaient de consommer la chair des animaux, car ces derniers possédaient une âme céleste.

Ainsi, dès la fin du XIIe siècle dans le Midi de la France, « manger de la viande » et se convertir au catholicisme sont synonymes.  Jacques Fournier, un prédicateur cathare, interrogé par l’inquisition aurait dit : «Les esprit déchus sont les esprits humains et ceux des animaux ; ces derniers sont doués d’intelligence et de connaissance ; c’est pourquoi c’est un péché de les tuer». Dans l’Épître aux Romains (14.21), on peut lire : «Il est bon de ne pas manger de viande.»

Les Cathares face à l'InquisitionBien entendu, l’église catholique a réagi en les déclarant hérétiques et en les persécutant. Par vagues, elle les massacre. Quelques-uns parviennent à s’échapper et se dissimuler dans des villages sous des vêtements de paysans. Alors, l’Église les pourchasse et les reconnait en leur tendant un piège : on demande aux suspects d’égorger un poulet. Les cathares se découvrent en refusant. Cette répression féroce, véritable croisade intérieure, entraîna la disparition complète au XIVe siècle.
Pour les cathares, l’abstinence n’est pas privation. Chez les chrétiens, l’abstention de viande s’est perpétuée mais seulement le vendredi.  Si ce n’est pas suffisant pour témoigner d’une compassion sincère envers les animaux, en revanche, ça l’est pour montrer qu’il y a une ambiguïté dans notre façon de les considérer. (cf. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Éthique animale)….

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