Les animaux sont les ‘sauvages’ d’hier

Ne pas de tomber dans le biocentrisme, le rejet de l’humanité ou l’adoration animale, l’objectif est de réfléchir ensemble à l’idéologie qui nous gouverne et qui induit nos actions, nos règlements, nos positionnements sur les animaux….
Il sera question tout au long de l’année d’aller-retour entre des situations du passé, donc historiques, et des situations présentes que sandraetlechien.com juge très similaires dans la pensée. Il s’agit ici d’un angle de discussions pas d’une position doctrinale. Bref on ne compare pas dans un coin l’humain dans l’autre l’animal. Par contre, l’humain a l’obligation de considérer les animaux comme des fins, non comme des objets, ce qui n’implique pas nécessairement de leur offrir une liberté de choix illimitée.

Les animaux n’effectuant pas d’équations, on en conclut qu’ils ne sont pas doués de raison, de même qu’on leur dénie toute culture parce qu’ils n’écrivent pas de romans. Autrefois, certains groupes humains n’avaient pas échappé à ce schéma de pensée. Les ‘cultures primitives’ ne pouvaient pas rivaliser avec la culture des Occidentaux, seule digne de ce nom. On ne trouvera pas non plus d’Einstein ou de Proust chez les ‘sauvages’. L’ethnocentrisme fut réprouvé par Lévi-Strauss dans Race et Histoire (1952) : Cela consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. Bref à voir sa culture comme LA culture.

Ce travers subsiste aujourd’hui à propos des animaux.

Ainsi, le langage n’est pas une condition de la pensée. Les singes, tout comme les humains élevé en isolement et n’ayant pas appris le langage, sont capables d’accomplir beaucoup de choses nécessitant un raisonnement abstrait (ref) et pourtant cela reste l’étendard. Les animaux ne parlent pas. Comme les ‘sauvages’ d’antan ne parlaient pas ils baragouinaient. les animaux n’ont pas de culture, comme les ‘sauvages’ n’en n’avaient pas.

Noam Chomsky non plus ne pense pas que les animaux dont les grandes signes puissent disposer d’aptitudes au langage, ce sont les humains qui le leur montrent à parler. Et pourtant, les études se multiplient. En 2004, Juliane Kaminski et ses collègues de Leipzig ont étudié Rico le chien qui connaissait les noms de plus de 200 objets, et il était capable de retenir de nouveaux mots par le fast mapping. Quand on le compare aux chimpanzés, le chien s’en sort remarquablement bien dès qu’on lui confie des tâches permettant d’évaluer sa

compréhension des ordres et des signaux humains. Il montre une bonne compréhension du vocabulaire et une capacité à fixer son attention sur les actions humaines, deux types de comportements qui nous paraissent intelligents, à nous humains.

L’intelligence du chien est le résultat d’une adaptation à la niche anthropogénique.

Références
Clive Wynne Does your Dog Understance You?
Dominique Guillo ‘Des chiens et des humains’
Intelligence animale, Page wikipédia

 

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