Sacrifice annuel du Grand Chien Blanc

Les 6 nations iroquoises considèrent que leur plus grande cérémonie est celle qui a lieu pour le nouvel an. Durant cette cérémonie, il faut sacrifier un chien blanc à Hawenniyo, le dieu favorable aux indiens. Ce sacrifice qui a lieu en février (parfois en mars), purge le peuple du mal. Il est aussi marqué par des interprétations de rêve. Horatio Hale est peut-être celui qui a tenté d’en savoir plus sur cette fête, il indique que ce sacrifice est de loin la plus sainte des fêtes de la théologie iroquoise. Car chez les Iroquois, le chien est un messager intercesseur, il portait les prières des hommes au ciel.

Chien blanc porteur de mythologieReste que l’association des chiens blancs avec le sacré chez les peuples amérindiens – entre autre – est assez répandue.

Ainsi, dans la mythologie abénaquise, Mool-sem est le chien blanc de Gluskab qui pouvait se contracter ou s’agrandir. En gros, il y a Tabal-dak, l’être créateur, qui a crée les humains et a aussi donné vie àet Gluskab et Malsumis nés de la poussière sur sa main. Gluskab et Malsumis ont tous les deux le pouvoir de faire un monde meilleur, mais seulement Gluskab l’essaie en compagnie de son chien blanc.

Dans la mythologie chrétienne, les Dominique sont des chiens du Seigneur et Seigneurs chiens. Dominique contient implicitement « Domini canes » : chiens de Dieu. Par ailleurs, la mère enceinte de Saint Bernard de Clairvaux rêva d’un chien blanc au dos roussâtre. On lui prédit qu’il serait un grand prédicateur qui aboierait contre les hérétiques. (ref)

Il y a un trait commun, peut-être, entre toutes ces croyances et commémorations annuelles. D’abord, c’est un rite funéraire, on sacrifie l’animal qui est le plus près de l’homme, l’animal est blanc, l’homme ne serait-il lui aussi blanc? Celui même qui exploite par sa supériorité technique au lieu d’aider l’homme rouge [l’Amérindien] pour le réduire au rang des colonisés. N’y aurait-il pas un parallèle à faire: le symbole du meurtre de l’envahisseur blanc : on tue le Père Blanc qui est venu apporter la ‘bonne nouvelle’ justement celle qui descend du Ciel?

Pour aller plus loin :
Le père, approche anthropologique” Rémi SAVARD – Anthropologue, professeur retraité de l’enseignement, Université de Montréal
(1969)Les 6 nations iroquoises considèrent que leur plus grande cérémonie est celle qui a lieu pour le nouvel an. Durant cette cérémonie, il faut sacrifier un chien blanc à Hawenniyo, le dieu favorable aux indiens. Ce sacrifice qui a lieu en février (parfois en mars), purge le peuple du mal. Il est aussi marqué par des interprétations de rêve. Horatio Hale est peut-être celui qui a tenté d’en savoir plus sur cette fête, il indique que ce sacrifice est de loin la plus sainte des fêtes de la théologie iroquoise. Car chez les Iroquois, le chien est un messager intercesseur, il portait les prières des hommes au ciel.

Chien blanc porteur de mythologieReste que l’association des chiens blancs avec le sacré chez les peuples amérindiens – entre autre – est assez répandue.

Ainsi, dans la mythologie abénaquise, Mool-sem est le chien blanc de Gluskab qui pouvait se contracter ou s’agrandir. En gros, il y a Tabal-dak, l’être créateur, qui a crée les humains et a aussi donné vie àet Gluskab et Malsumis nés de la poussière sur sa main. Gluskab et Malsumis ont tous les deux le pouvoir de faire un monde meilleur, mais seulement Gluskab l’essaie en compagnie de son chien blanc.

Dans la mythologie chrétienne, les Dominique sont des chiens du Seigneur et Seigneurs chiens. Dominique contient implicitement « Domini canes » : chiens de Dieu. Par ailleurs, la mère enceinte de Saint Bernard de Clairvaux rêva d’un chien blanc au dos roussâtre. On lui prédit qu’il serait un grand prédicateur qui aboierait contre les hérétiques. (ref)

Il y a un trait commun, peut-être, entre toutes ces croyances et commémorations annuelles. D’abord, c’est un rite funéraire, on sacrifie l’animal qui est le plus près de l’homme, l’animal est blanc, l’homme ne serait-il lui aussi blanc? Celui même qui exploite par sa supériorité technique au lieu d’aider l’homme rouge [l’Amérindien] pour le réduire au rang des colonisés. N’y aurait-il pas un parallèle à faire: le symbole du meurtre de l’envahisseur blanc : on tue le Père Blanc qui est venu apporter la ‘bonne nouvelle’ justement celle qui descend du Ciel?

Pour aller plus loin :
Le père, approche anthropologique” Rémi SAVARD – Anthropologue, professeur retraité de l’enseignement, Université de Montréal
(1969)

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