Un lévrier, saint de surcroit, soignait les enfants

L’histoire de saint Guinefort, basée sur des faits réels, est le récit d’un chien qui, dans l’exercice de ses devoirs donc dans sa fidélité, a été tué par son maître. C’est, aussi et surtout, l’histoire d’un chien – de lignée lévrier – auquel les femmes ont rendu un culte parce qu’il guérissait les enfants malades. Ce culte a perduré jusqu’à nos jours malgré les interdictions répétées de l’Église de vénérer un chien.
lévrierTout commence vers 1250. Un seigneur et sa famille vivaient dans un château à une quarantaine de kilomètres au nord de Lyon. Un lévrier nommé, Guinefort, vivait à leur côté et était le favori du seigneur. Un jour que le seigneur, sa femme et la nourrice de leur nouveau-né s’étaient absentés, un serpent s’introduit dans la chambre du nourrisson. Guinefort s’interposa tout de suite à l’attaque du serpent contre l’enfant. Le combat qui les opposa fut et violent et sanglant. Dans leur lutte, le berceau se renversa et du sang se répandit partout dans la chambre. Guinefort vainquit le serpent et attendit le retour de son maître auprès de l’enfant tombé à terre et couvert de sang. En entrant dans la chambre, le seigneur, le chevalier de Villars, crut que son lévrier avait tué son fils ne voyant pas la dépouille du serpent. Pris d’un accès de rage, il passa le pauvre Guinefort au fil de son épée. C’est alors seulement qu’il découvrit le cadavre du serpent et qu’il comprit la loyauté de son chien. Plein de remord, il enterra alors Guinefort et planta un arbre à côté de sa tombe.Guinefort était un saint inscrit au synxaire de Constantinople
C’est alors qu’intervient le dominicain Etienne de Bourbon. inquisiteur de son état, qui ne supporte absolument pas ce culte et ce pèlerinage qui s’étaient créés autour du tombeau de Guinefort. Il fait exhumer le chien mort, couper le bois sacré, fait brûler les ossements du chien. Rien n’y fait, Saint Guinefort était déjà très vénéré. Cette vénération a transcendé les siècles et est resté vivante dans le patrimoine culturel de la ville de Châtillon sur Chalaronne. On doit à l’historien Jean-Claude Schmitt d’en avoir fait une enquête complète.

Guinefort, chien guérisseur d’enfants depuis le xiiie siècle, serait-il l’ancêtre de la zoothérapie moderne?

Pour aller plus loin :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guinefort
http://www.facebook.com/pages/Saint-Guinefort-le-Saint-levrier/29919364227
http://www.animal-respect-catholique.org/saints.htmL’histoire de saint Guinefort, basée sur des faits réels, est le récit d’un chien qui, dans l’exercice de ses devoirs donc dans sa fidélité, a été tué par son maître. C’est, aussi et surtout, l’histoire d’un chien – de lignée lévrier – auquel les femmes ont rendu un culte parce qu’il guérissait les enfants malades. Ce culte a perduré jusqu’à nos jours malgré les interdictions répétées de l’Église de vénérer un chien.
lévrierTout commence vers 1250. Un seigneur et sa famille vivaient dans un château à une quarantaine de kilomètres au nord de Lyon. Un lévrier nommé, Guinefort, vivait à leur côté et était le favori du seigneur. Un jour que le seigneur, sa femme et la nourrice de leur nouveau-né s’étaient absentés, un serpent s’introduit dans la chambre du nourrisson. Guinefort s’interposa tout de suite à l’attaque du serpent contre l’enfant. Le combat qui les opposa fut et violent et sanglant. Dans leur lutte, le berceau se renversa et du sang se répandit partout dans la chambre. Guinefort vainquit le serpent et attendit le retour de son maître auprès de l’enfant tombé à terre et couvert de sang. En entrant dans la chambre, le seigneur, le chevalier de Villars, crut que son lévrier avait tué son fils ne voyant pas la dépouille du serpent. Pris d’un accès de rage, il passa le pauvre Guinefort au fil de son épée. C’est alors seulement qu’il découvrit le cadavre du serpent et qu’il comprit la loyauté de son chien. Plein de remord, il enterra alors Guinefort et planta un arbre à côté de sa tombe.Guinefort était un saint inscrit au synxaire de Constantinople
C’est alors qu’intervient le dominicain Etienne de Bourbon. inquisiteur de son état, qui ne supporte absolument pas ce culte et ce pèlerinage qui s’étaient créés autour du tombeau de Guinefort. Il fait exhumer le chien mort, couper le bois sacré, fait brûler les ossements du chien. Rien n’y fait, Saint Guinefort était déjà très vénéré. Cette vénération a transcendé les siècles et est resté vivante dans le patrimoine culturel de la ville de Châtillon sur Chalaronne. On doit à l’historien Jean-Claude Schmitt d’en avoir fait une enquête complète.

Guinefort, chien guérisseur d’enfants depuis le xiiie siècle, serait-il l’ancêtre de la zoothérapie moderne?

Pour aller plus loin :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guinefort
http://www.facebook.com/pages/Saint-Guinefort-le-Saint-levrier/29919364227
http://www.animal-respect-catholique.org/saints.htm

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