Canimarcher et canicourir pour prévenir le vieillissement cérébral

Tout le monde le sait l’activité physique est bonne pour le corps… et pour la tête. La tête dans le sens : les capacités cognitives comme la mémoire et l’apprentissage sont améliorées avec des exercices réguliers ce qui ne signifie pas une activité physique extrême mais équilibrée. ‘L’activité physique régulière améliore l’humeur et la tolérance au stress, réduit l’anxiété et les risques de dépression’, indiquent Charles-Yannick Guezennec et Martine Duclos ( Chef de Service de Médecine du Sport et des Explorations Fonctionnelles du CHU Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand, Auvergne, France) dans ‘Les Dossiers de la recherche’ août 2010.
Tous les chiens ont besoin de marcher et de courir, c’est un besoin primaire, biologique, primordial, bref une nécessité. Tous les humains devraient marcher ou bouger au moins une heure trois jours par semaine. Pendant 6 mois, des études ont démontré que cela augmente le volume de la substance grise dans le cortex frontal et temporal. Les auteurs de l’article intitulé ‘Le sport change aussi la tête’ disent : ‘cela doit inciter les personnes – âgées – à poursuivre ou reprendre une activité physique même réduite : en plus d’une action positive sur l’humeur, ils maintiendront ou amélioreront leurs performances cognitives’.
La canimarche et la canicross permettent au tandem humain-canin de vivre une relation dans une ‘organisation symbiotique’ pour reprendre les propos de Joël Dehasse (p 388 dans Tout sur la psychologie du chien). Ces deux sports/loisirs permettent au chien et à l’humain, chacun dans leurs compétences, de développer des aptitudes souvent insoupçonnées d’endurance, de jeu… ‘Il ne s’agit plus de hiérarchie de pouvoir mais d’une multiplicité de hiérarchies de compétences’, dit le vétérinaire comportementaliste. L’humain doit faire confiance à l’intelligence du canin qui le guide. D’autant que tout chien peut tracter une ‘charge’ pesant jusqu’à 3 fois son poids. Le chien comme membre du groupe social humain saisit ce que veut ce dernier et se ‘prend’ au jeu. Comme animal d’apprentissage (on parle ici du chien ET de l’humain), c’est dans le plaisir et le jeu que doivent se dérouler les activités physiques…
Chaque jour, à chaque interaction le co-univers canin-humain se renforcit si et seulement si l’humain donne au chien des moyens de s’épanouir. L’activité de bouger avec son chien a donc un effet indéniable sur le psychisme humain et… canin. Comme l’entrainement augmente les capacités d’apprentissage, la canimarche et la canicross sont des phénomènes anthropocanins qui unissent en un effort commun – mais un effort différent – deux espèces. On ne parle pas de meute au sens éthologique du terme. Même si cette métaphore est très répandue et facile de maniement, elle n’en reste pas moins teintée des relents d’organisation dans laquelle l’homme est placé dans un rôle dominant, le fumeux ‘mâle alpha’. On parlerait plutôt de co-entraineurs. Le chien aide l’humain à avancer en tirant dans son harnais. Incidemment, il en est canalisé. L’humain fait de l’exercice et offre au chien la capacité d’apprendre par lui-même quand les événements désirés sont renforcés. C’est l’attention humaine et l’attention canine qui permettent à l’un et à l’autre d’anticiper les faits et gestes et de lire l’un dans l’autre. Et d’avancer vers la bonne humeur et la santé mentale.
En étant devant l’humain, le chien marche ou court vers l’avenir un pas devant nous!

 

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