Autre savoir…. chien

Le savoir n’aurait pas été conçu pour être enseigné nous dit Moses Isagawa dans ses Chroniques Abyssiniennes.
La déclaration finale d’un colloque de l’UNESCO sur la protection du savoir traditionnel et des formes d’expression des cultures autochtones dans les îles du Pacifique de février 1999, énonce que : « Le savoir traditionnel et les formes d’expression des cultures autochtones sont définis comme les modalités selon lesquelles s’expriment les cultures autochtones et se manifeste la vision du monde qu’ont les peuples autochtones du Pacifique. Le savoir traditionnel et les formes d’expression culturelles recouvrent tous savoirs et toutes formes d’expression (appliquées, intrinsèques ou abstraites) créés ou acquis par les peuples autochtones du Pacifique, ou inspirés à ceux-ci pour leur bien-être matériel et spirituel. La nature et l’usage de ce savoir et de ces formes d’expression se transmettent de génération en génération afin de valoriser, de sauvegarder et de perpétuer l’identité, le bien-être et les droits de ces peuples ».

Comment faire pour que les systèmes de pensée inconnus jaillissent des limbes du presque oubli et soient découverts et portés par ceux-là même qui les appellent de toutes leurs forces pour enfin se reconquérir. L’occident n’est (le ‘être’ existentialiste) dans aucun regard = il ne se reflète pas. Dans son arrogance et son « délire uniformisateur » nous dit Anne-Cécile Robert (L’Afrique au secours de l’Occident. pp.23), « l’occident se montre incapable de concevoir au-delà des mots, une véritable diversité du monde et cette suffisance n’est que le paravent de son impérialisme ». Hiérarchiser les traditions intellectuelles de savoir renferme l’Autre dans son folklore ; c’est bien moins dérangeant ainsi.
Pour se décoloniser, il faut savoir d’où l’on vient et ce qu’on vient de vivre, exhumer les valeurs locales. Ne pas faire contre ou sans, faire avec et dépasser la dualité pour aller vers une identité multiple. Aller au delà des clivages locaux pour discuter au niveau de l’universalisme des Idées.

Les intellectuels, les scientifiques ont le pouvoir de redonner une âme à une autre connaissance des animaux, celle qui enrichit les peuples en les dotant d’une conscience sociale et politique. Ils et elles se doivent ce réveil thérapeutique et dépasser cette histoire douloureuse de l’animal-objet en découplant le passé du présent pour faire face à leur destin, dans la fière solitude des esprits libres, sans jamais oublier le regard de l’Autre… chien.
Il y a nécessité d’un retour aux traditions intellectuelles autochtones, aux connaissances éthologiques des naturalistes, des vrais savoirs anthropocanins pour enfin le grand public et les autorités administratives prennent conscience du meurtre du frère et de la soeur animal quotidiennement rejoué.

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