Une ‘personal knowledge’

La biomédicine n’est qu’une des formes du savoir médical, il en existe d’autres, différentes et peut-être que la thérapie assistée par le chien/animal permet d’ouvrir la biomédecine sur des savoirs engendrant des relations médecin-patient plus complexes, possiblement plus naturelles. Du fait que, la force des hypothèses biomédicales et leurs applications découlent de nombreuses sources – l’efficacité de beaucoup de ces pratiques, le réseau étenduGordon (1988) -  Clinical Science and Clinical Expertise d’institutions qui s’y abreuvent, les investissements économiques et politiques dans ce modèle particulier et le fait que les médecins tiennent la critique quant aux autres pratiques envisageables (Gordon, 1988) – sur quelles bases s’appuient les médecins pour approuver des activités de TAC dans leurs unités de travail?
knowledge, power and practiceC’est essentiellement par une démarche d’essai-erreur que le soignant apprend à reconstituer les limites de son rôle professionnel par rapport aux malades et des décisions qu’il doit prendre. Et dans ce sens, la TAC est une ‘personal knowledge’ (Del Vecchio Good M et Good Byron(1), composée d’éléments subjectifs, ce qui permet de construire une certaine forme de connaissance, de réalité qui prend forme et place, dans le cadre du rapport interpersonnel et institutionnel fortement organisé.
Les intervenants de TAC ont voulu user des outils de la biomédecine pour rendre compte des bienfaits de cette approche. Il en résulte que :

If current trends are any indication, animal-assisted intervention (AAI) programs are likely to continue to proliferate in the absence of convincing efficacy data. The field appears to be driven forward by the ardent faith of its numerous practitioners who believe that these interventions work, and are happy to grasp at any evidence, however weak, to support their own convictions. In this respect, the development of AAIs resembles the early careers of many other now-respected treatments for disorders of adolescent mental health; treatments that have since been validated by large numbers of high-quality, clinical trials. If AAIs are going to succeed in moving away from the fringes of clinical practice and into the mainstream, they will need to follow a similar path. For the field to progress as an empirically-supported treatment for many of the populations that it is currently attempting to serve, rigorous efficacy and effectiveness research conducted by individuals trained in clinical research and program evaluation is needed. In the absence of such research, the scientific and medical communities will continue to assume little or no long-term beneficial impact of these interventions.

Kruger. K, Trachtenberg. S et Serpell. J.
Can animal help human heal ? Animal assisted interventions in adolescent mental health. Center for the interaction of animals and society. University of Pensylvania School of Veterinary Medecine

(1) Del Vecchio Good M et Good Byron
‘Learning medicine, the construction of medical knowledge at Harvard Medical School’ in Knowledge, power and practice. The anthropology of everyday life, Lindenbaum & Lock, Berkeley, p 81-107La biomédicine n’est qu’une des formes du savoir médical, il en existe d’autres, différentes et peut-être que la thérapie assistée par le chien/animal permet d’ouvrir la biomédecine sur des savoirs engendrant des relations médecin-patient plus complexes, possiblement plus naturelles. Du fait que, la force des hypothèses biomédicales et leurs applications découlent de nombreuses sources – l’efficacité de beaucoup de ces pratiques, le réseau étenduGordon (1988) -  Clinical Science and Clinical Expertise d’institutions qui s’y abreuvent, les investissements économiques et politiques dans ce modèle particulier et le fait que les médecins tiennent la critique quant aux autres pratiques envisageables (Gordon, 1988) – sur quelles bases s’appuient les médecins pour approuver des activités de TAC dans leurs unités de travail?
knowledge, power and practiceC’est essentiellement par une démarche d’essai-erreur que le soignant apprend à reconstituer les limites de son rôle professionnel par rapport aux malades et des décisions qu’il doit prendre. Et dans ce sens, la TAC est une ‘personal knowledge’ (Del Vecchio Good M et Good Byron(1), composée d’éléments subjectifs, ce qui permet de construire une certaine forme de connaissance, de réalité qui prend forme et place, dans le cadre du rapport interpersonnel et institutionnel fortement organisé.
Les intervenants de TAC ont voulu user des outils de la biomédecine pour rendre compte des bienfaits de cette approche. Il en résulte que :

If current trends are any indication, animal-assisted intervention (AAI) programs are likely to continue to proliferate in the absence of convincing efficacy data. The field appears to be driven forward by the ardent faith of its numerous practitioners who believe that these interventions work, and are happy to grasp at any evidence, however weak, to support their own convictions. In this respect, the development of AAIs resembles the early careers of many other now-respected treatments for disorders of adolescent mental health; treatments that have since been validated by large numbers of high-quality, clinical trials. If AAIs are going to succeed in moving away from the fringes of clinical practice and into the mainstream, they will need to follow a similar path. For the field to progress as an empirically-supported treatment for many of the populations that it is currently attempting to serve, rigorous efficacy and effectiveness research conducted by individuals trained in clinical research and program evaluation is needed. In the absence of such research, the scientific and medical communities will continue to assume little or no long-term beneficial impact of these interventions.

Kruger. K, Trachtenberg. S et Serpell. J.
Can animal help human heal ? Animal assisted interventions in adolescent mental health. Center for the interaction of animals and society. University of Pensylvania School of Veterinary Medecine

 

(1) Del Vecchio Good M et Good Byron
‘Learning medicine, the construction of medical knowledge at Harvard Medical School’ in Knowledge, power and practice. The anthropology of everyday life, Lindenbaum & Lock, Berkeley, p 81-107

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