Le chien : élément du milieu de la personne avec autisme

Le 16 mai prochain, un colloque multidisciplinaire se penchera sur les résultats et les réflexions d’années de recherches de 4 professionnels du milieu – Ouvert à tous !

L’empathie pour et la compréhension des animaux pourrait être un pattern général dans l’autisme. Les caractéristiques de la personne avec autisme l’empêchent de tirer profit de toutes les interactions naturelles et stimulations qui se présentent quotidiennement dans son environnement. Elle comprend mal les conventions sociales. Le 6eme sens, le ‘sens social’ qui fait référence à l’empathie, à la perspective sociale, à la capacité de comprendre que les autres ont des émotions, des convictions, des désirs et des connaissances n’est pas développé. Souvent isolée, cette personne manifeste peu d’intérêt envers les gens autour, initie rarement les contacts, ne répond pas aux tentatives des autres qui tentent d’entrer en relation. Le neurologue Oliver Sacks estime que lorsqu’un autiste vit avec un chien, l’animal peut remplir la fonction de décrypteur d’âme humaine. Le neurologue va même plus loin en disant que certains autistes vivent avec des chiens qui leur fournissent une sorte d’assistance perceptuelle centrée sur les perceptions sociales : ces animaux leur permettent parfois de ‘lire’ l’esprit et les intentions de leurs visiteurs beaucoup mieux qu’ils ne pourraient le faire eux-mêmes (Oliver Sacks, p. 381 Un anthropologue sur Mars). ’L’autiste ne sait pas associer un froncement de sourcil à l’inquiétude, ni interpréter une intonation montante comme un signe de peur ou d’angoisse : le chien lui est sensible à l’état d’esprit que traduisent ces éléments’, avance Alexandra Horowitz (p. 158. Dans la peau d’un chien). Le chien communiquerait ses intentions à un niveau que les personnes avec autisme trouvent facile à comprendre. En effet, les humains et les chiens ne communiquent pas de la même façon car ils utilisent deux canaux différents: le visuel non verbal et le verbal-auditif (Watzlawick, Jackson & Beavin, 1967). Le cœur du déficit de communication pourrait être dans la combinaison d’informations verbales et non verbales. Ainsi, la communication avec les chiens serait plus simple en l’absence d’informations verbales. (pour l’article complet) L’AUTISME La classification internationale des maladies (CIM10) définit l’autisme comme un trouble du développement caractérisé par des perturbations dans les domaines des interactions sociales et de la communication, et par des comportements, intérêts et activités au caractère restreint et répétitif. Source: Recommandations sur le dépistage et le diagnostic précoce, Fédération française de psychiatrie.

Pour en savoir plus :

http://www.sandraetlechien.com/pdf/article_zootherapie_sandrafriedrich.pdf

Charte canadienne des droits pour les personnes ayant l’autisme http://www.mira.ca/fr/r-amp-d/10/autisme_101.html

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