Et le bien-être de l’animal?

Joel Dehasse, vétérinaire comportementaliste diplômé, Spécialiste européen (D-ECVBM-ca) confiait : « de nombreux chiens n’aiment pas les activités de zoothérapie auxquelles ils sont forcés de participer. Il faut veiller à respecter les animaux sans les transformer en médicament à usage humain ».
Cette sollicitude fait écho aux problématiques soulevées par Fabienne Delfour, Dre ès Ethologie Cognitive, lors du Congrès international ‘L’enfant avec handicap et l’animal’, en 2008 :

Les Thérapies Assistées par l’Animal (T.A.A.) se caractérisent par leur diversité, tant au niveau des effets thérapeutiques attendus que des conditions de leur réalisation. Cependant si nous souhaitons analyser l’efficience de ces pratiques d’un point de vue scientifique, il est nécessaire de trouver un/des cadre(s) conceptuel(s) pertinent(s) pour comprendre ce qui se passe pour le patient et pour l’animal. La triade patient-thérapeute-animal constitue le socle de ces thérapies. Les bénéfices thérapeutiques sont souvent examinés et rapportés dans la littérature concernée. Malheureusement, les conséquences de ces usages et les implications pour l’animal sont encore trop peu analysées. Il serait bon de se préoccuper de l’état de bien-être de l’animal non seulement au cours des séances mais aussi sur le long-terme. Des éléments de réflexion sont proposés pour comprendre les processus impliqués et essayer de construire une approche plus respectueuse de l’ensemble des acteurs.

Les T.A.A œuvrent en faveur d’un mieux-être du patient. Cependant, dans la triade « patient – thérapeute – animal » il semble que la prise en compte du bien-être animal soit malheureusement négligée. Ce bien-être est double, en effet l’animal doit « bien se porter » (sphère physique) et « bien se sentir » (sphère mentale ou psychologique).

1 Comment

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  1. Pour ma part, je suis tout à fait d’avis que le bien être de l’animal est une nécessité absolue si l’on envisage la TAC comme moyen thérapeutique.
    Tout d’abord, personnellement je ne peux concevoir l’animal en terme d’outil mais plutôt comme un assistant.
    Depuis la genèse de notre projet, une équation a semblé s’imposer, c’est la réciprocité positive entre les trois parties du triangle relationnel.
    Si le chien n’est pas bien dans sa peau ni dans sa tête, comment espérer de lui qu’il amène sa contribution dans le cadre des activités destinées à aider des personnes elles mêmes fragilisées?
    Cela n’aurait aucun sens.
    C’est également pour cela qu’il m’a semblé indispensable dès le départ de s’entourer de scientifiques extérieurs à notre institution pour baliser notre route et nous apporter un regard extérieur, tant au niveau des patients que des chiens.
    La relation doit être win-win ou ne pas être.

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