Une société ‘à la Descartes’

http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/10/24/rencontre-au-sommet/
Descartes est né en 1596 à La Haye (Touraine, France).

Notre rapport à l’autre fut-il animal est toujours lié à l’histoire des idées et de la sensibilité d’une époque. Actuellement, le chien est un animal de compagnie qui occupe une place particulière dans la vie intime des citadins. Or, cette situation ne se reflète absolument pas dans la vie administrative, municipale et juridique de la cité où le chien reste un corps mécanique, une vulgaire machine.
Il y a schizophrénie entre l’affection réelle d’un propriétaire qui sait son chien et l’approche à la Descartes de l’Administration.
Or, ça partait pourtant bien au 18e siècle. Pour Rousseau, l’animal est doté d’une âme dont l’homme peut éprouver les modifications grâce au sentiment de pitié, ce « contact d’âme à âme par l’effusion des sensibilités » (1).
La simplicité naturelle propre à l’animal rousseauiste revêt pour l’homme une fonction morale, en ce qu’il constitue le « modèle d’équilibre ou de régulation » (2) au regard de la démesure qui toujours guette l’homme à jamais coupé de l’état de nature.
La société québécoise du 21e siècle semble pataugée dans la démesure qui ne reconnaît en l’animal qu’un bien meuble.

Sur le même sujet :
http://www.ledevoir.com/2006/05/06/108538.html

[1] Guichet Jean-Luc, Rousseau, l’animal et l’homme. L’animalité dans l’horizon anthropologique des Lumières Paris, Le Cerf, 2006, p. 142, compte-rendu de Florence Burgat
[2] idem. p. 245

http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/10/24/rencontre-au-sommet/
Descartes est né en 1596 à La Haye (Touraine, France).

Notre rapport à l’autre fut-il animal est toujours lié à l’histoire des idées et de la sensibilité d’une époque. Actuellement, le chien est un animal de compagnie qui occupe une place particulière dans la vie intime des citadins. Or, cette situation ne se reflète absolument pas dans la vie administrative, municipale et juridique de la cité où le chien reste un corps mécanique, une vulgaire machine.
Il y a schizophrénie entre l’affection réelle d’un propriétaire qui sait son chien et l’approche à la Descartes de l’Administration.
Or, ça partait pourtant bien au 18e siècle. Pour Rousseau, l’animal est doté d’une âme dont l’homme peut éprouver les modifications grâce au sentiment de pitié, ce « contact d’âme à âme par l’effusion des sensibilités » (1).
La simplicité naturelle propre à l’animal rousseauiste revêt pour l’homme une fonction morale, en ce qu’il constitue le « modèle d’équilibre ou de régulation » (2) au regard de la démesure qui toujours guette l’homme à jamais coupé de l’état de nature.
La société québécoise du 21e siècle semble pataugée dans la démesure qui ne reconnaît en l’animal qu’un bien meuble.

Sur le même sujet :
http://www.ledevoir.com/2006/05/06/108538.html

[1] Guichet Jean-Luc, Rousseau, l’animal et l’homme. L’animalité dans l’horizon anthropologique des Lumières Paris, Le Cerf, 2006, p. 142, compte-rendu de Florence Burgat
[2] idem. p. 245

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