Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Billets étiquettés ‘violence’

Changeons de monde une patte à la fois

31/12/2012

Quand viendra le moment où la reconnaissance de la fondamentale présence des animaux dans nos vies, de leur intégration à tous les niveaux (familiaux, administratifs, politiques et sociaux) se fera? Quand cette idée viendra à maturité au Québec?
Cette idée dont l’heure n’est pas encore venue. Abraham Maslow disait que pour changer une personne il était nécessaire de changer la perception qu’elle avait d’elle-même.

Quelles sont les perceptions que la société québécoise a des animaux? D’elle-même? Des rapports avec la différence?

Il est illusoire penser changer les comportements de violence à l’égard des animaux en en prenant seulement conscience. L’information – et le web nous en abreuve on-ne-peut-plus – ne suffit pas à changer un comportement. Voilà pourquoi les campagnes de sensibilisation pour de ne pas abandonner les animaux, les violenter, les… n’ont que peu d’effet.

Donner du sens à sa vie,  Patrice Van Eersel, Marc de SmedtAussi la révolution salutaire ne pourra pas venir uniquement de l’extérieur, c’est-à-dire par des réformes des institutions, par des changements économiques et politiques. ‘La mutation viendra de l’intérieur et sans doute à deux niveaux : d’abord par ce que j’appelle La réforme de la pensée, qui consiste à penser d’une façon plus complexe et plus vive, plus adéquate et moins mutilée et deuxième par une ré-intériorisation de l’existence humaine, qui cessera de s’agiter dans tous les sens uniquement en fonction des conquêtes extérieures de plus en plus artificiellement stimulées et surexcitées’ dit Edgar Morin, ‘La seule solution : une révolution intérieure’ in Donner du sens à sa vie.

Une personne s’engage d’autant mieux à agir qu’elle le fait de son propre chef plutôt que si on cherche à la convaincre. Soyons nous-mêmes, chacune et chacun les porteurs de ce changement de comportement et cultivons les uns et les autres notre imaginaire afin de nous amener, individu par individu puis comme société,  à considérer les espèces animales avec bienveillance et équité. (Mission et objectifs du GRIDA).

Sandraetlechien poursuivra cette révolution en 2013! Bonne année

La violence est un cycle qui se perpétue

07/04/2011

Il ne peut y avoir de devoirs envers les animaux qu’en relation avec nous-mêmes (Emmanuel Kant, Leçons d’éthique) ……
Il ne peut y avoir de violence envers les animaux qu’en relation avec nous-mêmes.

Quelle est l’utilité de ces images, ces vidéos des violences faites aux animaux diffusées en boucle dans les médias sociaux? Est-il nécessaire de diffuser les images 360degrés d’un chien battu à mort, lacéré et encore en vie? À quoi sert l’exploitation systématique de ces images abjectes reprises inconsciemment par tous? Est-il nécessaire de regarder et de s’époumoner contre cette ultra-violence sans réfléchir a minima à ça : et qu’en est-il de la violence que nous portons en nous, nous humains?

En fait, en montrant la violence sur d’autres, à d’autres, nous nous gardons d’admettre le potentiel violent que nous hébergeons. Or, nous ruisselons sous les formes les plus subtiles de la violence au quotidien, les petits gestes, les attitudes, les comportements qui ne paient pas de mine, ils n’ont pas le grandiloquent des actes qu’on nous donne à voir dans ces médias. Oui, ces gestes quotidien ont bouleversé la vie. Ils sont tout sauf banals. Tous marquent LA violence, n’est qu’à penser:

  • Combien engueulent et frappent leurs chiens parce qu’il vient de bouffer les pieds de la table? …. Reconnaître les signes de la violence là dans ce quotidien, reconnaitre que les auteurs de violence font du mal ou menacent les animaux domestiques afin d’intimider et contrôler leurs victimes
  • Combien frappent leur chien – par ex dans des cours d’agilité – en leur criant dessus : Il me niaise (fait vécu)…. Reconnaître les signes de la violence là dans ce quotidien, reconnaitre la violence d’une personne qui donne des coups de pied à un animal, le lance, ou le blesse, reconnaître que cette personne a démontré qu’elle est capable de violence (La connexion entre la violence faite aux humains et aux animaux)
  • Vous en avez d’autres…. La violence n’est pas petite ou grande, et sûrement pas ordinaire. Elle est.

La frontière entre humains et animaux est poreuse. Le langage, le rire, le mensonge, le sens moral, l’intentionnalité, le second degré, les structures politiques, l’utilisation d’outils… sont quelques unes des caractéristiques que l’on pensait strictement humaines.
Cette porosité pose problème, car c’est elle qui structure la cohabitation entre les deux groupes et qui détermine la place de chacun. Or voilà les animaux sont des choses. Ils n’ont pas de place.
À trop montrer des images de violences absolues sur les animaux, on renforce leur statut de choses. Tant que le droit ne revisitera pas le statut animal pour les considérer comme des êtres sentients, la violence se poursuivra et prendra de l’ampleur. Pour, la philosophe Blandine Kriegel, ‘la violence c’est la force déréglée qui porte atteinte à l’intégrité physique ou psychique pour mettre en cause dans un but de domination ou de destruction l’humanité de l’individu’.

Or en agressant sauvagement un animal, on ne met absolument pas en cause son essence : il n’en n’a pas ! Or en diffusant des images de cette violence subie, on renforce le système administratif, social, politique actuel. Mieux vaut descendre dans la rue pour une reconnaissance d’un statut juridique différent de l’animal ET analyser la violence qu’on porte en soi. C’est une illusion de croire que l’on pourra éliminer la violence seulement en changeant le régime politique ou en changeant le système social.

De plus, existe-t-il une certaine forme de complaisance à regarder ces images? Faut-il les montrer pour démontrer ce que c’est? Nous frisons la banalité à trop en regarder.
Je pense sincèrement que ces images détournent l’objectif louable de communication, un peu comme dans les années 1980, dans les collectes de fonds des organisations humanitaires, on ne montrait que des enfants rachitiques en Éthiopie. Ça a marché un temps, la bonne conscience des nantis étaient un peu bousculée, mais ça a vite fait feu. Nous devenons engourdis d‘en voir, nous devenons masses brutales et insensibles.

La violence est un cycle qui se perpétue. … et poursuit son propre suicide.

Pour aller plus loin :
http://www.caacq.ca/pdfs/abus-article.pdf
« The Animal Abuse-Human Violence Link », Progressive Animal Welfare Society (PAWS)

Earthlings et autres manières de parler du poilu

29/12/2009

Il y a plusieurs manières de parler de l’importance des animaux (des chiens) dans notre existence d’humains.
La méthode EARTHLINGS,  documentaire long-métrage sur la violence absolue, l’injure sans fin, la barbarie totale, la sauvagerie impitoyable, la bestialité souveraine envers la marchandise animale. Earthlings
Peut-être que ce genre d’images insoutenables secoue encore, indigne mais font-elles changer les mentalités? Dans le quotidien, qu’est-ce qui fait qu’un humain ne va pas taper son chien qui soit-disant n’écoute rien? Est-ce que ce genre de documentaire permet de changer les mentalités?
L’autre méthode est longue, certes mais plus porteuse de sens et d’efficacité: dire, dire dire… dire l’importance des chiens dans la vie des humains pour qu’un jour peut-être les humains prennent conscience de leur co-dépendance et donc accordent la place qu’il faut à l’Autre.
Pourquoi c’est important? Ressasser que les chiens vivent aux côtés des humains depuis l’aube de l’humanité, il faut le dire, mais ce n’est pas suffisant. Çà n’a pas d’incidence concrètement visible, tout de suite, maintenant. En fait, aujourd’hui, s’occuper des chiens, c’est porter une attention accrue aux humains derrière la laisse, c’est porter un regard sur l’urbanité et la place que la ville accorde à l’animal, c’est interroger les politiques municipales, c’est repenser l’architecture urbaine certes pour accomoder le chien mais surtout pour rendre viable le cadre de vie de l’humain, c’est prendre soin de la santé des humains. Bref réfléchir et agir pour les chiens c’est s’occuper d’humains humains, ça veut dire d’humains qui ont laissé leur bestialité d’humains au placard de l’histoire pour aborder leur relation au canin avec empathie, compréhension et jeux.
C’est la mission de ce blogue. Nous poursuivrons cette tâche en 2010.

Une tâche à accomplir

20/10/2009

L’appartenance à l’espèce humaine  ne devrait – normalement – conférer aucune dignité particulière, ni ne donner en soi des droits particuliers. Pourtant, l’attitude spontanée la plus ancrée chez l’humain est l’anthropomorphisme qui consiste à réduire l’altérité radicale du chien au connu, au familier, au contrôlé, au limité.
Ainsi, le poilu de la maison devient un autre soi-même… en pire.
D’abord parce qu’il est difficile de se connaître soi-même et ensuite parce que la plupart des comportements canins sont incompréhensibles à l’humain donc mal gérés d’où l’épidémie de chiens tristes, dépressifs, angoissés….. « L’animal n’est plus et ne devrait jamais plus être un alter ego, effet pernicieux de l’anthropomorphisme bêtifiant, toujours infantilisant, parfois délirant. À aucun moment nous n’avons envisagé un amour fusionnel avec l’animal de compagnie, car tout animal possède un monde spécifique » (1).
Projeter sur son chien ses comportements et ses attitudes et ses attentes et ses qualités (rarement ses défauts) c’est de la violence.
Il ne faut pas se leurrer : l’animal est un être aux aguets. En niant, reniant, dénigrant, calomniant, condamnant, abandonnant l’irréductible altérité animale, l’humain passe à côté de tout un univers de sensibilités et d’agencements propres au chien.
Est-ce seulement parce que l’humain n’existe pas vraiment encore qu’il nivelle par le bas le chien? Exister (littéralement tendre vers), c’est une tâche à accomplir, une visée à réaliser ses possibilités. La vie inauthentique du conformisme, du vide, de l’anthropomorphisme dépossède  l’humain de ses potentialités. « Ex-sister signifie s’éveiller à l’être par conséquent l’on ne peut pas paraître à la place d’être : notre animal de compagnie ne le supporterait pas » (2).
Or, il y a une manière subtile d’utiliser l’anthropomorphisme comme un outil de connaissances et de recherches. Ce blogue tente d’en être une courroie.

 

[1]Talin Christian. Anthropologie de l’animal de compagnie, Atelier de l’Archer, p125, 2000
[2] Op.Cit. p.127

L’homme en rupture sauvage

08/10/2009

L’homme occidental du 21e siècle est en rupture sauvage. Souvent, trop souvent, il s’interdit d’accueillir le chien comme membre d’une autre espèce. De là son arrogance et son divorce d’avec la vie.
L’être humain n’existe que parce qu’il est en relation avec d’autres congénères. Il trouverait à se compléter s’il était en relation avec d’autres espèces. Le chien appartient à une autre espèce. La science ne sait d’ailleurs toujours pas quelle hypothèse retenir quant à son origine. Qu’importe, le doyen des animaux de compagnie n’en reste pas moins un animal carnivore captif d’une autre groupe que le sien et rejeté dans sa différence par ceux qui s’y intéressent.
Cette négation prend non seulement la forme de l’anthropomorphisme, cette violence faite aux chiens de les humaniser pour les rendre disponible aux besoins humains. Le chien est entré sous nos toits. Fait-il pour autant partie de la famille… humaine ? Non, le chien n’est pas un être humain. Comme l’homme n’apprend pas l’autre race, il camoufle la sienne et le chien se trouve confronté à des situations auxquelles il ne peut trouver de réponses adaptées. Par méconnaissance, inconscience et plus sournoisement par exclusion de ce qui n’entre pas dans ce qui peut être contrôlé par lui-même, l’homme n’accepte pas ce fait : son plus fidèle ami appartient à un autre monde. C’est ce qui a fait dire à l’anthropologue Claude Levi-Strauss, dont on fêtait en 2008 le centième anniversaire de naissance, qu’en « s’arrogeant le droit de séparer radicalement humanité et animalité, en accordant à l’une tout ce qu’il retirait à l’autre, l’homme occidental a ouvert un cycle maudit »[1] dans lequel il a oublié d’entrer en relation avec la part différente de l’autre différent. Il a renoncé à lui-même en se plaçant en haut de l’échelle de l’évolution. Cet être vivant s’est exclu lui-même du règne de la nature. L’homme s’est trompé pendant des siècles, il s’est voilé la face.
Sa malfaisance à traiter les animaux comme des sous-humains, des objets ou des choses (un propriétaire dispose d’une chose) n’a plus sa raison d’être. Il suffirait au seigneur absolu de la création d’accueillir la différence interspécifique. Et la rencontre fabuleuse avec Canis familiaris aurait lieu. Être compagnon de route d’un autre que soi, un autrui différent et unique, c’est paver la voie à un vrai humanisme. En observant son chien, en développant avec lui une relation privilégiée de compréhension mutuelle, on intègre la partie animale de son humanité. On ne parle pas de communauté hybride mais bel et bien d’humanisation franche de l’homme au contact d’un individu aux besoins, comportements, instincts naturels et canins. Dans un rapprochement respectueux de l’animalité de son chien, Je suis ce que je suis car IL est ce qu’il est.
L’homme a nié ceux de l’espèce canine en les dominant, en les asservissant, en les folklorisant. Cet « humanisme totalement coupé de la nature, perverti et destructeur » disait Claude Levi-Strauss, docteur honoris causa de l’Université de Montréal et de l’Université Laval, a duré. Désormais, il se sent seul. Bien lui en prend s’il pouvait avoir l’audace d’accepter recevoir l’attention altruiste et la mansuétude patiente du chien pour apprendre à retrouver sa place dans la nature et dans la société.


[1] Levi-Strauss, Claude. Anthropologie structurale deux, Plon, 1973, p. 49-55

La quadrature des données probantes

16/09/2009

La pratique clinique en santé est fondée sur les données probantes («Evidence-Based Practice») qui consistent à exercer son travail de professionnel de la santé en intégrant les meilleures preuves scientifiques à l’expertise clinique et aux valeurs du patient.
Or, il y a « peu de recherches s’attardant à l’analyse des effets de l’interaction patient/animal »[1] bien qu’il y ait plusieurs types de présences animales en institutions et aussi plusieurs types d’institutions d’accueil.
Il y a le patient résidant dans un établissement pour personnes retraitées qui a reçu l’autorisation de garder son animal personnel. Il y a le chien résidant ou ‘mascotte’ dans un foyer de personnes retraitées autonomes ou en perte d’autonomie, voire en CHSLD, là tout le monde (personnel y compris) donc personne n’en est le maître et le chien n’a plus de repères. Et puis, il y a le chien visiteur qui n’habite pas sur place mais qui ‘visite’ les clients/patients selon une charte très stricte. « Du fait des horaires appliqués, du caractère strict et formel de sa prestation, c’est la formule rêvée pour les personnes à mobilité réduite, qui ont besoin d’un réconfort ou d’une distraction mais ne peuvent s’occuper d’un animal »[2]. La présence d’un chien dans un service de gérontologie ou de pédiatrie « s’inscrit dans un projet de soins et de vie pour les personnes âgées ou les enfants, mais il s’accompagne obligatoirement d’un code de bonne conduite pour éviter tout problème d’hygiène et de sécurité que sa présence serait susceptible d’introduire »[3], explique Mme Catherine Barthalot.
La thérapie assistée par le chien (TAC) est une méthode qui favorise les liens naturels et bienfaisants entre les humains et les animaux, à des fins préventives, thérapeutiques ou récréatives. En ce sens, la TAC s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire d’intervention. Comme approche globale de la santé, la thérapie assistée par le chien permet d’interagir et d’offrir aide et soutien à des personnes âgées, des enfants, adolescents, détenus, personnes présentant des handicaps intellectuels et physiques, etc. Elle s’est montrée très efficace pour différents problèmes concernant : les rapports avec autrui, l’éducation, les troubles de la personnalité, l’attention et la concentration, la dépréciation de soi, la dépression, la délinquance, la violence, la solitude et l’isolement[4]. Plusieurs bénéfices découlent du contact affectif entre le chien et l’aîné en perte d’autonomie ou l’enfant hospitalisé, comme celui de stimuler les repères dans le temps, dans l’espace (par le biais des jeux et des ballades en laisse…), de travailler la dimension motrice, de favoriser les effets sur l’attention, la mémoire, la prononciation….
Pourtant, « il y a peu de documentation sur le sujet et lorsqu’il y en a, il s’agit souvent d’initiatives sectorielles qui ne sont pas véritablement regroupées dans une perspective globale »[5], c’est pourquoi la TAC reste cantonnée à une pratique complémentaire qui doit se battre pour faire la démonstration de son efficacité et de sa validité.

 

 


[1] Bernatchez A. « Les bienfaits de la thérapie assistée par l’animal auprès d’une population de personnes atteintes de la démence de type Alzheimer », Animots, Montréal

[2] Vuillemont J.L, « L’animal en institution », Soins gérontologie, 2000 ; 23 : 3-15

[3] Barthalot C. « Mise au point : Animation thérapeutique et thérapie facilitée par l’animal » Soins gérontologie, 2001, no30, pp. 41-44

[4] Bernatchez A. « Les bienfaits de la thérapie assistée par l’animal auprès d’une population de personnes atteintes de la démence de type Alzheimer », Animots, Montréal

[5] Zoothérapie Québec. http :www.zootherapiequebec.ca


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