Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Billets étiquettés ‘violence familiale’

AnimEscale le dernier rempart contre la violence faite aux animaux

20/05/2011

La raison d’être essentielle d’AnimEscale est résumée dans cette tranche de vie. Alors que Nicole Messier, sa fondatrice, arrive auprès d’une femme et de son enfant victimes de violence conjugale pour prendre soin du chien, la petite fille regarde droit dans les yeux Nicole, ‘mes poissons sont mes amis, je leur dis tout et ne me dis pas que ce n’est que des poissons, tu me promets que tu en prendras soin’. Le père venant de jeter à terre l’aquarium.

valeurs-animescaleDepuis le 14 février 2008, la mission AnimEscale accueille les animaux domestiques des personnes qui séjournent en centre d’hébergement pour victimes de violence conjugale. Nicole est restée 1 an avec son abuseur parce qu’à l’époque ‘je ne savais pas quoi faire pour mes animaux, j’avais peur’, dit-elle. Lorsqu’enfin sortie du cercle de l’enfer, elle a eu l’idée de créer ce centre d’accueil. En 24 jours, 31 animaux étaient déposés dans son établissement situé dans la région de Lanaudière.

Ça prend du temps à recouvrer la force physique, psychique, spirituelle après une relation violente, aussi Nicole garde les animaux jusqu’à 3 mois. Chaque animal est vu par des experts et spécialistes (chien, lapin, chat, reptile…) et grâce à l’engagement de 5 cliniques vétérinaires, les soins sont prodigués.

Chaque jour elle prend des photos de ses protégés et les partagent avec avec les enfants – surtout les enfants – en leur disant/montrant que leur animal va bien. Une fois par mois, les familles qui en ressentent le besoin rencontrent leur animal, c’est la PausANImale. La rencontre permet à l’enfant de savoir que ce point d’attache existe encore. Cependant, Nicole est extrêmement précautionneuse : la PausANImale se déroule dans des endroits confortables et sécuritaires, s’assurant ainsi d’échapper au rayon d’action de l’abuseur.

Lorsque toutes les options de proximité (famille, amis, gardienne…) pour la garde pour l’animal se sont avérées vaines, alors les services de police ou les intervenant(e)s d’un des nombreux centres d’hébergement mettent en contact les victimes de violence qui séjournent en centre d’hébergement et AnimEscale.

150 demandes/an sont adressées, et peu importe où la victime habite, Nicole ne veut ‘jamais avoir à dire non’. Aussi a-t-elle monté un réseau d’une vingtaine de familles d’accueil réparties dans toute la province. Devenir famille d’accueil pour la Mission AnimEscale n’est pas une mince tâche vu le contexte particulier dans lequel vivaient/vivent les familles qui confient leurs animaux.

Pour un nouveau départ, AnimEscale est un concept d’entraide et de soutien unique. Là il s’agit de lui re-donner un nouveau départ : aggrandir le bâtiment d’accueil !

 

Si ce projet vous touche: Faites un don

Ils éprouvent de la douleur, une loi aurait pu les protéger

15/11/2009

L’accumulation de données scientifiques de plus en plus convaincantes sur l’existence d’un lien entre les mauvais traitements infligés aux animaux et la violence familiale et la violence envers autrui en général a entrainé le législateur canadien a concocté un projet de loi C-15B, modifiant le code criminel (cruauté envers les animaux et armes à feu).
Objectif = alourdir les peines relatives aux actes de cruauté envers les animaux et de prévoir une gamme plus large de sanctions pénales.

Extraits :
Vous êtes responsables criminellement si vous :
• causez à un animal ou, dans le cas d’un propriétaire, permettez que lui soit causée une « douleur, souffrance ou blessure, sans  nécessité »
• tuez « sauvagement ou cruellement un animal – que la mort soit immédiate ou non – » ou, dans le cas d’un propriétaire, permettez qu’il soit ainsi tué
• ….
Peine = max. 5 ans de prison ou amende de 10 000 $ ou les deux

Vous êtes en infraction si  :
• par négligence, vous causez à un animal de la douleur, des souffrances ou des blessures, sans nécessité
• dans le cas d’un propriétaire d’un animal ou de la personne qui en a la garde ou le contrôle, l’abandonner volontairement ou sans se soucier des conséquences de votre acte, ou omettez par négligence de lui fournir les aliments, l’eau, l’air, l’abri et les soins convenables et suffisants
• par négligence, vous causez une blessure à un animal lors de son transport
• ….
Peine =  max. 2 ans ou une amende de 5 000 $

L’ensemble de ces mesures aurait :
1- pu dissuader les gens de maltraiter les animaux
2- permis que les crimes contre les animaux soient pris moins à la légère
3- changer les crimes contre les animauxde registre (n’être plus traités comme des crimes contre des biens)
… Ça aurait pu être le début d’une nouvelle ère…
Ça aurait pu si…..le projet de loi n’était pas mort au Feuilleton.


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