Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Billets étiquettés ‘université de Bristol’

Le chien outil de la mémoire autobiographique

07/03/2011

La mémoire autobiographique c’est la capacité des personnes souffrant de dépression de récupérer des informations personnelles concernant des événements autobiographiques (comme une rencontre) et des faits autobiographiques (un lieu de naissance ou le nom de collègues). Chez les dépressifs, les souvenirs positifs s’estompent et cette distanciation perdure même en rémission.  Or la mémoire autobiographique contribue à la construction de l’identité personnelle. …
La dépression nous éloigne de nous-mêmesEn 2000, Martin Conway de l’université de Leeds et Kit Pleydell-Pearce de l’université de Bristol (dans Les dossiers de la recherche, ‘La dépression nous rend spectateurs de nos souvenirs’ par Philippe Fossati, professeur à l’université ParisVI) ont postulé que le rappel d’un souvenir autobiographique passe par un processus actif de reconstruction. Les souvenirs ne sont pas stockés tel quels dans la mémoire à long terme mais recomposés au moment de l’évocation. Or, il est désormais bien documenté que la présence d’un chien dans une thérapie crée un environnement enrichi. Le chien est une combinaison de stimuli sociaux et inanimés qui va rassurer et apaiser le patient. Souvent, le patient souffre de ce qu’il voit de lui dans le regard des autres, or par son effet relaxant, le chien va également favoriser le contact et la conversation. Il y a plus : il est un véritable médiateur entre un patient très retiré et un thérapeute parfois désemparé.
Ainsi, le patient dépressif peut reconstruire en toute sécurité sa mémoire en se servant des infos disponibles pour recréer un souvenir qui intègre ces différentes parties de l’expérience initiale. La présence de l’animal aide à structurer l’interaction sur le plan spatial et temporel, en orientant l’attention et favorisant tout naturellement le développement d’une attention conjointe. (référence)
Ces processus de reconstruction de la mémoire sont très complexes et dépendent de l’état émotionnel des personnes, de leurs motivations lors du rappel du contexte d’évocation du souvenir. Or, il semble acquis que le chien  induit le calme chez le patient, ce calme qui permettrait la réminiscence?
Le chien est dans l’ici et maintenant. D’une manière générale, la présence d’un animal permet de construire de « nouvelles réalités ».


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