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	<title>SandraEtLeChien.com &#187; triade thérapeutique</title>
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		<title>Une méthode pour prouver les effets de la TAC</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 08:50:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandra</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thérapie assistée par le chien]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est désormais temps de s’intéresser à la signification de la relation anthropozoologique observable sur le terrain en situation thérapeutique. L’animal être de conscience – le chien évidemment – est en interaction, un être de sens, un être de liens. L’animal est sujet qui offre à l’homme un miroir plus ou moins déformant, donc plus ou moins acceptable. Les expériences de TAC sont productrices d’existence, elles sont « le lieu de création de liens multiples et non univoques entre les théories et les pratiques qui en constituent d’abord <a href="http://sandraetlechien.com/wp-content//naissance-dune-théorie-éthologique1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1294" title="naissance d'une théorie éthologique" src="http://sandraetlechien.com/wp-content//naissance-dune-théorie-éthologique1-83x150.jpg" alt="naissance d'une théorie éthologique" width="83" height="150" /></a>les outils et ensuite les conséquences » (‘Naissance d’une théorie éthologique’ Vinciane Despret, p.29). Autre point, il est illusoire de croire que dans la triade thérapeutique les uns n’influencent pas les autres, les uns sont éléments de l’expérience de l’autre, une des variables. À trop vouloir quantifier ce qui prouve l’efficience de la TAC on passe à côté des relations particulières qui se sont nouées à un moment particulier dans un environnement particulier. Parce qu’il ne faut pas se leurrer chacun des intervenants – le chien compris – est « pris à l’intérieur d’une hypothèse plus fondamentale que l’hypothèse à laquelle il travaille » (p.31)<br />
Il semblerait qu’à ce jour les recherches de TAC à travers les questions qu’elles posent et les réponses qu’elles apportent racontent « nos croyances, nos utopies et la manière dont nous construisons ce qui nous définit et nous constitue par rapport à l’animalité » (ibid, p.34). Ainsi le contexte de justification permet de comprendre comment on en arrive à l’interprétation. C’est ainsi que <a href="http://www.qualitativesociologyreview.org/ENG/Volume6/QSR_3_1_Franklin_Emmison_Haraway_Travers.pdf" target="_blank">Franklin et al</a>.  proposent une méthodologie destinée à mieux appréhender la relation humain/animal, pour notamment comprendre ses liens avec des bénéfices pour la santé humaine. Ils décrivent ainsi un programme de recherche, décliné en 4 types de collecte de données :<br />
(1) l’observation directe et régulière des interactions humain/animal dans des contextes ordinaires (création d’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thogramme" target="_blank">éthogrammes</a>)<br />
(2) l’observation et l’analyse d’enregistrements vidéos, tournés à partir de caméras placées dans les lieux domestiques<br />
(3) conduite d’entretiens des acteurs humains<br />
(4) l’analyse des carnets et/ou journaux tenus par les humains à propos de leur relation avec l’animal.<br />
Ce programme prend pour unité d’observation la relation ordinaire entre les humains et les animaux ; le but étant d’expliquer comment la signification de celle-ci peut être un élément bénéfique pour la santé.</p>
<p>Pour  aller plus loin<br />
Franklin, A., M. Emmison, D. Haraway and M. Travers (2007). &laquo;&nbsp;<em>Investigating the therapeutic benefits of companion animals: Problems<a href="http://sandraetlechien.com/wp-content//zootherapie-asso.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1605" title="zootherapie-asso" src="http://sandraetlechien.com/wp-content//zootherapie-asso-150x150.jpg" alt="zootherapie-asso" width="150" height="150" /></a> and challenges.&nbsp;&raquo;</em> <a href="http://www.qualitativesociologyreview.org/ENG/index_eng.php" target="_blank">Qualitative sociology review </a>III Animals &amp; people(1 Special issue &#8211; People and Animals. On the problem of intersubjectivity in interactions of humans and animals): Pp 42-58. P 46. </p>
<p>Michalon, J., L. Langlade, and C. Gauthier, <em>Points de vue sur la recherche autour des Interactions avec l’Animal à but Thérapeutique et/ou Educatif. Note de synthèse</em>. A. Micoud and F. Charvolin, Editors. 2008, Modys (UMR 5264 &#8211; CNRS) / Fondation Adrienne &amp; Pierre Sommer</p>
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		<title>Le &#8216;bon&#8217; chien de zoothérapie ? Réponse</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Feb 2010 10:53:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandra</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thérapie assistée par le chien]]></category>
		<category><![CDATA[Échanges de TAC]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance humain-animal]]></category>
		<category><![CDATA[besoins]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuelle Fournier Chouinard]]></category>
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		<description><![CDATA[Cette semaine nous nous interrogeons sur le type de chien partenaire en zoothérapie.  Voici la réponse d&#8217;Emmanuelle Fournier Chouinard, Psychologue, intervenante/ enseignante en zoothérapie:

La réponse est fonction&#8230; du besoin! Tenter d&#8217;apporter une réponse adaptée au besoin des gens, ou mieux, tenter de faciliter le développement de la capacité de l&#8217;Autre à reconnaître et prendre soin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine nous nous interrogeons sur le type de chien partenaire en zoothérapie.  Voici la réponse d&#8217;Emmanuelle Fournier Chouinard, Psychologue, intervenante/ <a href="http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2006061934" target="_blank">enseignante en zoothérapie</a>:</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">La réponse est fonction&#8230; du besoin! Tenter d&#8217;apporter une réponse adaptée au besoin des gens, ou mieux, tenter de faciliter le développement de la capacité de l&#8217;Autre à reconnaître et prendre soin de ses besoins! Voilà l&#8217;essence de la psychothérapie. Pour ce faire, le partenaire-chien est des plus aidants.<br />
Mais de quels besoins parle-t-on? Celui de chacun des trois acteurs de la triade thérapeutique au coeur de la pratique en zoothérapie: le client, l&#8217;animal-partenaire et l&#8217;intervenant. Nébuleux!? J&#8217;illustre:<br />
Madame Beaulieu est anxieuse + +. En relation, il s&#8217;avère qu&#8217;elle se laisse aisément envahir. En psychothérapie avec le chien, littéralement «marcher dessus» (ex., se fait sauter dessus, embarquer sur les genoux, gratter avec les griffes). Au quotidien, incapable d&#8217;être «gardienne de ses frontières», elle tolère, tolère et tolère encore jusqu&#8217;à ce que «boom», sans crier gare, elle craque&#8230;. Grr! M&#8230; J&#8217;vais t&#8217;en&#8230; Bip! Puis, elle se sent coupable, «méchante», «pas fine»&#8230; Image que les autres peuvent d&#8217;ailleurs lui renvoyer dans ces moments.<br />
Ici, Madame Beaulieu a potentiellement besoin (entre autres choses) d&#8217;un espace sécuritaire, d&#8217;une zone de confort («la tanière ou le nid intérieur») où elle saura se sentir assez en sécurité pour baisser la garde et s&#8217;apaiser. Comment faire lorsqu&#8217;on est susceptible d&#8217;être à tout moment envahi? On peut apprendre à devenir «gardienne de ses frontières: savoir les protéger, savoir inviter l&#8217;Autre à y entrer, mais aussi savoir signifier à l&#8217;Autre dans sortir». Pour ce faire, le contexte sécurisé de la psychothérapie assistée par l&#8217;animal pourra lui permettre de développer, de manière expérientielle, de nouvelles compétences dans la relation à l&#8217;Autre.<br />
Dans cette situation (que je simplifie pour les besoins de la cause)&#8230;<br />
1/ La cliente a besoin d&#8217;un envahissement «gérable et sécuritaire» donc d&#8217;un envahisseur qui se prête au jeu, mais qui envahit bel et bien. Qu&#8217;on ne fasse pas juste en parler. Qu&#8217;on le vive dans toute la plénitude de l&#8217;expérience!<br />
 <br />
2/ La thérapeute a besoin d&#8217;un partenaire avec qui elle partage un lien de confiance et une bonne communication; un partenaire qui a la maturité affective et l&#8217;équilibre pour tolérer le contact avec une personne «malhabile relationnellement» et, ici, un partenaire énergique qui aime suffisamment les gens pour aller vers eux&#8230; Et les envahir s&#8217;ils n&#8217;ont pas de frontière!!!<br />
 <br />
3/ Le chien-partenaire, lui, a besoin de comprendre ce qui se passe (ce que l&#8217;on attend de lui), de se sentir en sécurité (à travers ex., autonomie propre et maturité, travail en liberté, confiance/ communication avec la thérapeute), d&#8217;avoir de l&#8217;espace physique mais surtout psychologique pour être ce qu&#8217;il est, pour être lui&#8230; Il a aussi besoin de trouver le tout assez intéressant et renforçant/valorisant pour garder sa motivation.<br />
 <br />
Dans l&#8217;exemple, contrairement à ce que l&#8217;on peut croire, le chien «rigidifié» par une éducation contrôlée dont le mode d&#8217;interaction avec les humains est dicté par toutes sortes de codes appris depuis le tout jeune âge, à la&#8230; «On s&#8217;assoit lorsque quelqu&#8217;un arrive.», «On attend la commande pour venir se faire flatter et recevoir le biscuit.», «On a à peine besoin d&#8217;un faible «couchhhh» murmuré pour s&#8217;aplatir aussitôt au sol comme une crêpe sans bouger.» (Je caricature pour faire image). Ce chien là donc ne sera pas le partenaire rêvé pour Madame Beaulieu et sa thérapeute, dans un contexte de psychothérapie où l&#8217;un des objectifs est de développer l&#8217;affirmation de soi («gardienne de ses frontières»)!!<br />
Je lui préfèrerais sans hésiter le p&#8217;tit Dooky, envahissant&#8230; Un peu stressé, oui, mais capable de tolérer grâce à notre alliance une heure d&#8217;intervention et surtout (c&#8217;est important) d&#8217;y trouver son compte. Comment m&#8217;assurer de cela? De plusieurs façons&#8230; Mais une mesure efficace: le temps de réponse au tintement du harnais de travail (strictement utilisé pour «aller travailler en zoothérapie»). Si le chien se cache en le voyant poindre: Pas bon!! Si le chien se rue sur vous&#8230; Et vous saute dessus joyeusement: Bon signe!!.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Je souhaite, à travers ces quelques lignes avoir réussi à traduire l&#8217;idée suivante: Il n&#8217;y pas une bête, une race, un type, un format de chien-partenaire pour la zoothérapie. Il y a de la cohérence en fonction des besoins et objectifs, il y a du respect de l&#8217;idée selon laquelle chacun doit y trouver son compte &#8211;animal inclusivement&#8211; et il y a de la réflexion et du «gros bon sens».<br />
 <br />
Attention aux dictats et au «prêt-à-assister-bien-éduqué»!! La Complexité de la Nature animale (humaine et non-humaine) ne se laisse pas cadrer dans quelques leçons de socialisation et d&#8217;éducation. Non plus que la Force de cette même Nature ne se laisse museler et harnacher par quelques sessions de dressage. Fort heureusement! Seuls la curiosité et l&#8217;intérêt mutuel ainsi que l&#8217;engagement réel seront garant d&#8217;une Alliance humain-animal porteuse de bénéfices en zoothérapie!<br />
 <br />
Emmanuelle Fournier Chouinard<br />
Psychologue, intervenante/ enseignante en zoothérapie<br />
<a href="mailto:duloupberger@hotmail.com">duloupberger@hotmail.com</a><br />
(418) 815-4296</p>
<p style="text-align: justify;">Pour en savoir plus:<br />
Travail de maîtrise d&#8217;Émmanuelle: <a href="http://theses.uqac.ca/resume_these.php?idnotice=24837493" target="_blank">Effet d&#8217;une thérapie de type cognitivo-comportemental assistée par l&#8217;animal sur les interactions sociales de personnes ayant une déficience intellectuelle légère ou moyenne</a></p>
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