Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Billets étiquettés ‘travail’

Au bureau avec son chien

11/06/2010

Certaines entreprises  autorisent leurs salariés à venir travailler avec leur animal de compagnie et vous savez quoi? L’impact sur la productivité et le bien-être du salarié-propriétaire s’en trouvent grandement améliorés.
Dre Meredith Wells, chargée de cours en psychologie et la co-auteure Dre Rose Perrine, professeur de psychologie à la Eastern Kentucky University in Richmond (Kentucky) ont mené une enquête auprès de 31 entreprises américaines locales qui autorisaient leurs employés à venir au bureau avec chat et chien (ces entreprises n’ont pas encore autorisées les mygales ni les tigres). Les 193 employés sondés ont majoritairement affirmé que la présence de leur animal avait des impacts notoirement bénéfiques sur leur bien-être, que cela réduisait leur stress professionnel et que… cela leur permettait de mieux s’organiser au bureau et de faire de bonnes affaires.pourquoi les gens ont-ils la même tête que leur chien
En effet, il est de coutume que les employés personnalisent leurs emplacements de travail (cadres, photos, plantes….) et… tapis pour le chien/chat. Cela rend l’environnement plus amical et agréable. C’est réconfortant en plus de favoriser les échanges entre collègues et avec les clients. Le chien c’est bien connu désormais agit comme un lubrifiant social en améliorant les interactions et les conversations et surtout le chien a ce je-ne-sais-quoi de suffisamment réconfortant pour qu’un inconnu fasse le premier pas, aille vers et dise le premier mot. On voit ces scénarii se produire tous les jours sur les trottoirs.
Comment convaincre votre entreprise? Dans la recherche ci-dessus, la politique autorisant les animaux a été initiée par les propriétaires d’une de ces petites entreprises de 10 salariés ou moins… Mieux vaut demander avant d’amener votre chien…

Tout type de chien en zoothérapie ?

02/02/2010

Il y a plusieurs écoles de pensées toutefois lorsqu’il est question du choix du chien en thérapie assistée par le chien (TAC), on obtient une relative unanimité : pas de chien loup, pas de chien que la majorité populaire qualifie de ‘dangereux’,  ‘agressif’ and co. Nous reviendrons sur ces appellations généralisantes et ostracisantes dans un autre billet, toutefois nous avons demandé à Christophe, infirmier chef de service dans un hôpital neuropsychiatrique de Namur en Belgique de nous expliquer le choix de son magnifique berger Allemand – Gordon pour son petit nom – pour le projet de zoothérapie qui est entrain de se monter dans cet établissement.

Pour ce qui est du choix du berger allemand dans la zoothérapie, je peux tout à fait comprendre que ce ne soit pas à lui que l’on pense prioritairement. En effet, sa morphologie et son expression pourraient laisser croire que son approche est plus compliquée que par exemple celle d’un labrador dégageant naturellement plus un sentiment de bonhomie naturelle.Gordon le-berger allemand de Christophe
Je ne contredirai pas cette vision car oui, son approche est plus difficile en tous cas différente. Et c’est ce que nous recherchons dans certains types de prises en charge: 

  1.  pour certains patients difficiles, trop surs d’eux, agités, ne manifestant pas un respect naturel à l’autre…pour cela, le berger allemand est plus « cadrant », il offre une réponse différente. Le patient sera également amené à surpasser ses craintes, à passer au delà de l’image dégagée par le chien pour découvrir les richesses d’une relation
  2. pour d’autres patients en manque de confiance envers eux mêmes et vis à vis du monde extérieur à l’hôpital, il permet d’amener une certaine assurance à la personne, de lui conférer un sentiment de sécurité supplémentaire
  3. pour ce qui est de l’aspect relationnel, il demande un investissement plus important du patient afin de développer la relation de confiance, c’est un chien fier, il ne demande pas de surenchère dans les rapports de force mais il réclame de la justesse et de la régularité
  4. Une fois cette relation installée, il ne demandera qu’à travailler pour faire plaisir à ceux qui s’en occupent, c’est sa récompense à lui, son unique raison de vivre sera ceux qui constitueront « sa famille ».
    Une fois la relation installée, Gordon ne demandera qu'à travailler pour faire plaisir à ceux qui s'en occupent, c'est sa récompense à lui

    Une fois la relation installée, Gordon ne demandera qu'à travailler pour faire plaisir à ceux qui s'en occupent, c'est sa récompense à lui

    Sa tendresse, sa loyauté et sa fidélité seront infinies. Son courage, sa tolérance, sa capacité à remettre 100 fois le couvert sans rechigner à l’ouvrage et sa propension à ne pas garder de rancune lorsqu’une chose ne se passe pas trop bien sont des atouts supplémentaires.

  5. Au niveau de l’évolution dans le progrès des exercices mis en place dans le cadre des ateliers de zoothérapie, c’est également un chien qui a des capacités d’apprentissage hors normes. Ces progrès pourraient également donner naissance à des projets tels que par exemple : passer des tests de sociabilité officiels, voire même un brevet ou l’autre. Dans l’accomplissement et la réussite de ces objectifs, le patient bénéficierait d’un retour important sur l’estime de lui même et sur sa confiance en ses capacités de mener des projets à terme. 

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