14/11/2011
La position de principe ‘soucions-nous d’abord de l’homme’ n’est qu’un alibi pour des gens qui ne se soucient de rien du tout.
Extrait de Éthique animale de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, p.138:
Ceux qui citent volontiers les enfants du Tiers-Monde comme un prétexte pour ne pas se soucier des animaux ne font en général strictement rien ni pour les uns ni pour les autres. Ensuite, et là réside la faute logique, ce n’est pas par ce qu’il y a pire ailleurs que l’on doit rien faire ici. Ce n’est pas parce que des enfants meurent de faim que l’on ne doit rien faire pour la souffrance des poules pondeuses, dans la mesure où l’un n’empêche pas l’autre.
À celui qui demande comment pouvez-vous penser au bien-être des phoques quand la famine humaine ravage de régions entières?, il faut répondre : comment pouvez-vous acheter des manteaux de fourrure, un nouveau rouge à lèvres, offrir un toilettage à votre chien, jeter de la nourriture tous les jours, gaspiller autant d’argent, d’énergie et de temps quand la famine humaine ravage des régions entières? Celui qui pense sérieusement que la souffrance humaine est un prétexte valable pour ne pas s’occuper des animaux quand on peut le faire devrait cesser immédiatement de consacrer son énergie à autre chose, c’est-à-dire à toutes les activités égoïstes et insignifiantes qui font le quotidien du consommateur moyen. Il est par ailleurs intéressant de noter que les meilleurs défenseurs des animaux sont ceux dont l’humanitarisme est global et qui se préoccupent des animaux dans la continuité de l’homme et non contre lui, de Schweitzer à Gandhi et Salt, en passant par les fondateurs des associations de protection animale qui étaient aussi des acteurs de l’abolition de l’esclavage (William Wilberforce au Royaume-Uni, William Cullen Bryant aux États-Unis).
Tags: abolition de l’esclavage, cause animale, Éthique animale, Gandhi, humanitarisme, Salt, Schweitzer, souffrance humaine, William Cullen Bryant, William Wilberforce
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30/01/2010
La thérapie assistée par le chien (TAC) ouvre devant nous un champ béant forçant les débats qui risqueront d’être houleux. Pourquoi?
D’abord la TAC ou ses nombreuses et changeantes dénominations (thérapie assistée par le chien, zoothérapie, médiation animale… autant de mots qui ne sont pas des synonymes) réunit autour d’une même personne (parle-t-on de patient, de malade, de bénéficiaire, de client…?) différents intervenants lourdement encadrés par leurs univers disciplinaires respectifs.
Le médecin (thérapeute, spécialiste, dit-on médecine curative, médecine préventive…), l’intervenant en TAC avec son bagage professionnel (de la santé, du social, de l’enseignement spécialisé ou…), l’équipe médicale (infirmières, aides-soignantes….) parfois les autres (vétérinaires, scientifiques…) et le chien (provenant d’une famille d’accueil, d’un éleveur, de la maison, chien-mascotte, chien résident…). Le tout dans un environnement spécifique (hospitalier, CHSLD, ferme thérapeutique…).
Ce mixage hétéroclite et conjectural a pour objectif de déployer une technique ? une approche ? une intervention? une méthode? une thérapie?… dans une situation de souffrance humaine.
Pour des résultats sous tension : çà marche? Çà marche pas? Des résultats qui de toute manière sont jugés insuffisants par les tenants de la science forte qui fixent les règles de ceux qui veulent être reconnus. Ces derniers forcément s’engagent dans une course à la batterie de tests, de protocoles, de travaux expérimentaux… pour souvent récolter des anecdotes, çà veut dire dans le langage des tenants de la sicence forte l’extrême opposé de la généralisation des savoirs.
La TAC est l’idéal-type de l’incertitude dans un monde de tolérance zéro et de principes de précaution. Elle force un nécessaire recours à l’anthropomorphisme. Mais faut surtout pas l’avouer…. Elle est basée sur une certaine conception de la vie portée par chacun des partenaires en lice, subjectivité pas toujours reconnue et acceptée…. Elle induit que les rapports homme-chien sont assimilés à un système social total qui englobe l’ensemble des activités humaines, cette vue est carrément occultée. Comme sont effacés des regards les affects indissociables de cette approche, intervention, technique, thérapie…
La TAC bousculte les tenants de la pensée unique biomédicale pour le meilleur !
Tags: affects, aides-soignantes, anecdotes, anthropomorphisme, bénéficiaire, biomédicale, chien, chuq, client, éleveur, enseignement spécialisé, équipe médicale, éthologique, famille d’accueil, généralisation des savoirs, georges-henri-arenstein, idéal-type, Incertitude, infirmières, institutfrancaisdezootherapie, intervenants, malade, médecin, médecine curative, médecine préventive, médiation animale, patient, protocoles, santé, science forte, scientifiques, social, socioculturel, souffrance humaine, tests, Thérapie assistée par le chien, travaux expérimentaux, univers disciplinaires, vétérinaires, zoothérapie
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