Vieille histoire des deux têtes
08/05/2011On peut se demander pourquoi le modèle hiérarchique entre les hommes et les chiens est tellement répandu dans le monde et ne semble pas vouloir être éradiqué. C
’est assez simple, somme toute. Jusqu’à maintenant, l’Homme a marché seul. Une seule race pensante, intelligente, se suffisant à elle-même. De lui émane le pouvoir, le pouvoir du sacré, d’ailleurs le concept de hiérarchie tiré des vocables grec hieros (« sacré ») et archos (« commencement », ou « ce qui est premier ») s’applique à plusieurs domaines, physiques ou moraux. Ainsi, ‘le chien se doit d’attendre la volonté de son maître, de lui obéir en toutes circonstances, de ne pas prendre d’initiatives et de n’avoir aucun privilège. Quand il ne répond pas à ces critères, le chien est qualifié de ‘dominant’, la tare par excellence. Ce vocabulaire esclavagiste démontre bien la relation qu’ont les hommes (plus souvent que les femmes) avec les chiens. Qu’a donc fait l’homme de son pouvoir pour devoir le revendiquer aux dépens du chien ?’, se questionne Joel Dehasse (p 389).
Mais pensez comme on aurait pu aller plus loin, s’il avait existé deux races pensantes, intelligentes, à travailler ensemble. Parce que ô joie
les deux races ne penseraient pas de la même façon. Elles pourraient confronter leurs idées. L’un penserait à quelque chose que l’autre aurait oublié. C’est la vieille histoire des deux têtes. Songez-y Grant, un esprit différent de l’esprit humain mais qui travaillera en collaboration avec lui. Qui verra et comprendra certaines choses qui échappent à l’esprit humain, qui élaborera si vous voulez, des philosophies que l’esprit humain ne pourrait concevoir
Demain les chiens’ p 97
Les chiens ne sont pas allés aussi loin que l’homme : ils n’étaient pas devenus sceptiques. Ils croyaient ce qu’ils entendaient et percevaient. Ils n’avaient pas perdu leur pouvoir et pouvaient de ce fait l’exprimer différemment. Ils n’avaient pas à tirer de l’exploitation des autres des avantages économiques, sociaux…
Le chien est un facteur stabilisateur au sein de la société, grâce à lui l’homme a l’opportunité de se réaliser, d’exprimer ses besoins anthropologiques.

les deux races ne penseraient pas de la même façon. Elles pourraient confronter leurs idées. L’un penserait à quelque chose que l’autre aurait oublié. C’est la vieille histoire des deux têtes. Songez-y Grant, un esprit différent de l’esprit humain mais qui travaillera en collaboration avec lui. Qui verra et comprendra certaines choses qui échappent à l’esprit humain, qui élaborera si vous voulez, des philosophies que l’esprit humain ne pourrait concevoir