Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Billets étiquettés ‘sacré’

Vieille histoire des deux têtes

08/05/2011

On peut se demander pourquoi le modèle hiérarchique entre les hommes et les chiens est tellement répandu dans le monde et ne semble pas vouloir être éradiqué. CTout sur la psychologie du chien’est assez simple, somme toute. Jusqu’à maintenant, l’Homme a marché seul. Une seule race pensante, intelligente, se suffisant à elle-même. De lui émane le pouvoir, le pouvoir du sacré, d’ailleurs le concept de hiérarchie tiré des vocables grec hieros (« sacré ») et archos (« commencement », ou « ce qui est premier ») s’applique à plusieurs domaines, physiques ou moraux. Ainsi, ‘le chien se doit d’attendre la volonté de son maître, de lui obéir en toutes circonstances, de ne pas prendre d’initiatives et de n’avoir aucun privilège. Quand il ne répond pas à ces critères, le chien est qualifié de ‘dominant’, la tare par excellence. Ce vocabulaire esclavagiste démontre bien la relation qu’ont les hommes (plus souvent que les femmes) avec les chiens. Qu’a donc fait l’homme de son pouvoir pour devoir le revendiquer aux dépens du chien ?’, se questionne Joel Dehasse (p 389).
Mais pensez comme on aurait pu aller plus loin, s’il avait existé deux races pensantes, intelligentes, à travailler ensemble. Parce que ô joie

Demain les chiensles deux races ne penseraient pas de la même façon. Elles pourraient confronter leurs idées. L’un penserait à quelque chose que l’autre aurait oublié. C’est la vieille histoire des deux têtes. Songez-y Grant, un esprit différent de l’esprit humain mais qui travaillera en collaboration avec lui. Qui verra et comprendra certaines choses qui échappent à l’esprit humain, qui élaborera si vous voulez, des philosophies que l’esprit humain ne pourrait concevoir
Demain les chiens’ p 97

Les chiens ne sont pas allés aussi loin que l’homme : ils n’étaient pas devenus sceptiques. Ils croyaient ce qu’ils entendaient et percevaient. Ils n’avaient pas perdu leur pouvoir et pouvaient de ce fait l’exprimer différemment. Ils n’avaient pas à tirer de l’exploitation des autres des avantages économiques, sociaux…
Le chien est un facteur stabilisateur au sein de la société, grâce à lui l’homme a l’opportunité de se réaliser, d’exprimer ses besoins anthropologiques.


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