27/03/2010
Il semblerait que quand le médecin a un certain intérêt vis-à-vis de l’animal, un programme de thérapie assistée par le chien peut s’implanter dans une institution au Québec. Ça veut dire que si le thérapeute ‘croit’ aux bienfaits de la présence d’un chien dans son environnement, alors les expériences, les recherches et surtout toute la paperasse administrative trouvent à se simplifier d’elles mêmes. Josée Brunelle, présidente de la Corporation des zoothérapeutes du Québec nous le dit : « il faut trouver la ou le professionnel de la santé – ergothérapeute … – qui croit qu’on peut l’aider, qu’on peut intégrer un animal dans une intervention et parvenir aux mêmes résultats que le professionnel en prenant un chemin différent ».
De la même façon, José Sarica, Ph.D en biologie, Zoothérapeute, n.d croit quant à lui qu’un médecin humaniste peut ‘prescrire’ une séance de zoothérapie… à condition de le rencontrer… car pour José, un « médecin humaniste c’est un médecin qui a une vision d’aider les gens à partir de son vécu (congruence) et de son empathie: un peu comme Jean Désy, médecin et professeur à l’Université de Médecine de Laval à Québec. Il a une approche holistique du patient et voit la personne avant tout comme un humain et non comme une problématique à soigner. Il appelle cela des médecins avec de la résilience».
De ces deux témoignages, on peut faire l’hypothèse que si ces médecins ont une sainte horreur des bêtes, aucun projet ne peut voir le jour, se pérenniser et encore moins enregistrer des résultats. Il est malheureux de devoir encore faire appel à la foi pour faire avancer les dossiers de TAC. Autant brûler des chandelles sur l’autel de la rationalité scientifique et prier tous les saints de la terre pour qu’ils exaucent les vœux anthropocanins…. Les intervenants de TAC sont nos Sisyphe modernes condamnés à présenter éternellement des documents présentant en termes de coûts / bénéfices le meilleur ratio des argumentaires scientifique – financier. Belle et vertueuse persévérance, mais ce perpéttuel recommandement a un je-ne-sais-quoi d’essoufflant et de stérile.
Tags: Corporation des zoothérapeutes du Québec, croire foi, fondation sommer, Franc-Vert, institution, Jean Désy, José Sarica, Le Devoir, médecin, médecin humaniste, Ph.D en biologie, rationalité scientifique, sisyphe, zoothérapeute
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30/01/2010
La thérapie assistée par le chien (TAC) ouvre devant nous un champ béant forçant les débats qui risqueront d’être houleux. Pourquoi?
D’abord la TAC ou ses nombreuses et changeantes dénominations (thérapie assistée par le chien, zoothérapie, médiation animale… autant de mots qui ne sont pas des synonymes) réunit autour d’une même personne (parle-t-on de patient, de malade, de bénéficiaire, de client…?) différents intervenants lourdement encadrés par leurs univers disciplinaires respectifs.
Le médecin (thérapeute, spécialiste, dit-on médecine curative, médecine préventive…), l’intervenant en TAC avec son bagage professionnel (de la santé, du social, de l’enseignement spécialisé ou…), l’équipe médicale (infirmières, aides-soignantes….) parfois les autres (vétérinaires, scientifiques…) et le chien (provenant d’une famille d’accueil, d’un éleveur, de la maison, chien-mascotte, chien résident…). Le tout dans un environnement spécifique (hospitalier, CHSLD, ferme thérapeutique…).
Ce mixage hétéroclite et conjectural a pour objectif de déployer une technique ? une approche ? une intervention? une méthode? une thérapie?… dans une situation de souffrance humaine.
Pour des résultats sous tension : çà marche? Çà marche pas? Des résultats qui de toute manière sont jugés insuffisants par les tenants de la science forte qui fixent les règles de ceux qui veulent être reconnus. Ces derniers forcément s’engagent dans une course à la batterie de tests, de protocoles, de travaux expérimentaux… pour souvent récolter des anecdotes, çà veut dire dans le langage des tenants de la sicence forte l’extrême opposé de la généralisation des savoirs.
La TAC est l’idéal-type de l’incertitude dans un monde de tolérance zéro et de principes de précaution. Elle force un nécessaire recours à l’anthropomorphisme. Mais faut surtout pas l’avouer…. Elle est basée sur une certaine conception de la vie portée par chacun des partenaires en lice, subjectivité pas toujours reconnue et acceptée…. Elle induit que les rapports homme-chien sont assimilés à un système social total qui englobe l’ensemble des activités humaines, cette vue est carrément occultée. Comme sont effacés des regards les affects indissociables de cette approche, intervention, technique, thérapie…
La TAC bousculte les tenants de la pensée unique biomédicale pour le meilleur !
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