Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Billets étiquettés ‘Longueuil’

Politique de développement durable et le chien : point de vue écologique

22/05/2012

C’est uneécologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbain réalité : l’animal s’est durablement installé dans la ville.

Depuis quelques années, l’animal en ville soulève des questions éthiques, sociales, économiques et politiques. Le nombre croissant de réglementations sur/contre les animaux (de compagnie essentiellement),  le développement de mesures visant la protection des droits des citoyens non propriétaires… , montrent que ces êtres vivants ont leur mot à dire dans notre société. L’animal, qu’il soit de compagnie ou sauvage, est présent mais il n’est pas reconnu.

En adoptant un règlement englobant le bien-être animal, Longueuil endosserait les points de la Déclaration Universelle des Droits de l’Animal et s’inscrirait dans une optique de développement durable (DD). Rappelons qui est:

Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, social et économique des activités de développement.

À Longueuil, des solutions écologiques et citoyennes – qui reposent sur une équation qui consiste à faire des choses qui durent, sans nuire à la durée des autres choses  – sont possibles. Voici quelques exemples.

En terme de nombre d’espèces, les animaux sauvages et commensaux excèdent les animaux domestiques et sont garants de la biodiversité. L’intrusion de la faune ’sauvage’ en ville participe à la restauration de la biodiversité et au développement durable mais elle est dépendante des capacités d’accueil pour chaque espèce. Or, les équilibres biologiques s’avèrent fragiles et il convient de réfléchir à l’ensemble des aménagements qui peuvent être mis en place pour éviter la dégradation de notre environnement. La ville est un système écologique à part entière. L’homme constitue un facteur fondamental de modification de la biodiversité urbaine.

Longueuil a beaucoup fait pour que les superficies protégées sur le territoire soient nombreuses, tout en tentant de les intégrer à un développement urbain adapté (Milieux naturels et parcs). Le fait que nombre de nos concitoyens n’aient plus de contacts avec la nature et sa cruauté favorise une perception bucolique de cette dernière. Ainsi, ce qui se passe dans le parc Michel-Chartrand avec sa surpopulation de cerfs de Virginie. Pourquoi, par exemple, ne pas y envisager l’implantation de corridors biologiques? Ce qui permettrait aux espèces végétales et animales de pénétrer dans le tissu urbain, de circuler. Cette gestion adaptée à différents types de responsabilités permettrait d’augmenter la biodiversité tout en n’excluant par une partie des citoyens (les propriétaires de chiens).

je ramasse, déjections canines, villes propres,civisme, écologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbainUn chien est un animal, à ce titre il a droit de marcher/courir dans des parcs.  Un chien tenu en laisse marchant/courant attelé sur des sentiers non asphaltés spécialement dédiés n’occasionne pas plus de dégâts à la faune et la flore qu’un piéton. Cet aspect est crucial lorsqu’il est question de  protéger les ressources et de la biodiversité. Comme il existe des affiches expliquant la faune en présence, pourquoi ne pas créer dans les parcs et les espaces verts, des outils, tels des modules interactifs en priorité destiné aux enfants pour les sensibiliser aux comportements des animaux et des chiens?

Pour bénéficier d’un espace propre, la Ville devrait localiser les distributeurs de sacs poubelles dans les endroits les plus pratiques et veiller à ce que ceux-ci soient toujours approvisionnés (comme il se fait dans une multitude de municipalités au Québec, par exemple, dans la ville de Ste-Catherine: RécréOparc). Il s’agirait en outre de vérifier que la densité de poubelles dans les rues/parcs soit cohérente. Penser la présence des animaux de compagnie comme un élément de qualité de vie.  L’urbanimalisation n’est pas seulement un néologisme, c’est aussi une réalité à multiples facettes.

L’implantation de nouveaux parcs à chiens ne peut être une solution aux besoins des propriétaires de chiens. En tout cas, cela ne permet aucunement de promouvoir des habitudes écologiques lorsqu’il faut prendre sa voiture pour se rendre dans des parcs à chiens inaccessibles à la majorité. Mais si ces parcs sont implantés afin de gérer les relations entre les détenteurs de chien et les non détenteurs et d’éviter les antagonismes, cela n’a aucun sens.

Longueil s'organiseAutre point, les espaces verts ne se limitent pas seulement aux arbres, il faut les entretenir, valoriser leur utilisation et les préserver et aussi penser et anticiper ces aménagements au regard du vivant, y compris l’animal, pour un partage harmonieux. Car, les solutions apportées à ces enjeux de proximité sont autant d’améliorations réelles de la vie sociale.  Il n’est pas bon que l’homme soit seul en ville. (Encyclopaedia Universalis).

Politique de développement durable à Longueuil? Mieux vaut parler d’écologie urbaine, c’est à dire de la gestion équilibrée et avisée des ressources et des constituants urbains pour un cadre de vie harmonieux et durable. L’animal de compagnie mais aussi l’animal sauvage doivent participer de cette vision. Et les élus ont une mauvaise approche des problèmes en croyant que, qui s’occupe des animaux, ne s’occupe pas des hommes.

Pour aller plus loin
Les relations homme-animal en milieu urbain

Politique de développement durable et le chien : point de vue économique

08/05/2012

Longueil s'organiseLa Ville de Longueuil est en pleine phase d’élaboration d’un plan de développement durable (Longueuil présente).
En adoptant le nouveau règlement CO-2012-733 sur le contrôle des animaux, la ville envoie à ses citoyens propriétaires de chiens un message d’exclusion qui va à l’encontre d’une politique DD qui a pour but de mettre en place des actions pour durabiliser l’avenir. Pourquoi la Ville se positionne-t-elle délibérément contre le bien-être animal (animal welfare)? Pourquoi opte-t-elle pour un discours prônant le contrôle et le rejet des animaux et de la moitié de ses citoyens? Pour quoi adopter un règlement qui manque de réelle efficacité et – pour l’article 58.1 – est inexécutable?
Au Québec, la loi sur le développement durable indique que c’est

un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, social et économique des activités de développement.

Pour répondre à cette définition d’un point de vue animal, Longueuil doit inscrire son règlement dans une politique plus globale d’insertion de l’animal en milieu urbain,  afin de développer une économie verte et durable. En maintenant ce texte restrictif et cruel, elle ne répond pas aux besoins primaires des animaux et de leurs propriétaires. Elle ne répond pas aux besoins futurs de ses citoyens, surtout avec le vieillissement annoncé de la population. Nos aînés s’entourent d’animaux de compagnie. Elle ne répond pas à la mise en place de mesures qui favoriseront notre qualité de vie (référence: Développement économique et du territoire).
D’un point de vue économique, voici les motifs raisonnables qui poussent Sandraetlechien.com a proposé une série de solutions – qui reposent sur une équation qui consiste à faire des choses qui durent, sans nuire à la durée des autres choses  – pour modifier le règlement CO-2012-733 sur le contrôle des animaux et l’inscrire dans la future politique de Développement Durable de la ville:

Devenir ‘ville amie des animaux’ est une étiquette suffisamment remarquable pour attirer de nouveaux résidents. C’est tout le thème de ‘Prêcher par l’exemple‘. L’intérêt du citadin pour l’animal de compagnie et de loisirs conduit à développer une activité économique importante. Pensons simplement à l’ensemble des activités (vente d’animaux, vente d’aliments, spectacle avec présence d’animaux, assurance…..), ça représente un chiffre d’affaires considérable.
L’administration– dit la mairesse Caroline St-Hilaire -  se doit de tenir compte de ce que « nous empruntons pour nos besoins et ce que nous ajoutons en retour au monde dans une perspective de pérennité ».  N’appartient-il pas aux prérogatives de la ville d’offrir la fierté et l’appartenance à ses citoyens? Comment provoquer les rencontres pour que les citoyens de toutes origines se connaissent et cessent de craindre la présence de l’autre, de l’Autre canin?

Une ville DD développe des emplois eco-responsables : des agents de médiation qui auraient pour fonction de dire le règlement, de rendre propre l’espace public, de conduire les personnes âgées dans les parcs à chiens éloignés des centres de service.
La Ville doit entrer dans une logique de renforcement du lien social avec TOUS ses usagersLa ville devrait embaucher des éducateurs canins urbains qui auraient pour mission d’expliquer et de diaboliser le comportement canin, de sensibiliser les enfants au langage canin afin de prévenir les accidents. Un chien bien éduqué peut se comporter très bien dans la ville et respecter de nombreuses règles de sociabilité (cf. chiens visiteurs dans les hôpitaux, chiens guides pour les aveugles…) Pourquoi ne pas faire des démonstrations d’éducation canine sur l’espace public pour sensibiliser les maîtres et les non-maîtres?

Pour atteindre son plein potentiel économique, La richesse collective, c’est possibleune ville DD qui a adopté une culture de l’animal en ville réunit et fait s’engager la majorité des acteurs du monde de l’animal de compagnie. Ces principaux acteurs sont:
- Les particuliers qui possèdent un animal de compagnie,
- Les éleveurs occasionnels qui font reproduire leurs animaux à pedigree (chiens ou chats),
- Des professionnels qui souhaitent vivre de leur travail tout en étant en règle,
- Les associations de protection animale,
- Les pouvoirs publics.

La Ville doit entrer dans une logique de renforcement du lien social avec TOUS ses usagers. La question du Vivant en ville est cruciale d’abord parce que le nombre d’animaux de compagnie ne cesse d’augmenter et puis parce que les végétaux et les animaux qu’ils soient domestiques ou sauvages sont d’ors et déjà présents dans notre ville, c’est un vrai sujet politique.

Vivre avec un chien à Longueuil, état des lieux

16/04/2012

Interdit aux chiensLa question de l’animal en ville est une question éminemment politique.

C’est une question d’urbanisme, de loisirs, de logement, d’emploi, de transport, de sécurité publique, de civisme.
Entre autre.

Voici la démonstration.

En théorie dans notre ville de Longueuil.

  • J’ai autant le droit de vivre dans cette ville que quiconque choisit d’y déposer ses valises
  • J’ai autant le droit de me promener dans les rues, dans les parcs, sur les trottoirs que les gens qui s’y promènent avec une poussette ou en fauteuil roulant
  • J’ai autant le droit de choisir de louer un appartement que les milliers de locataires longueuillois
  • J’ai autant le droit de profiter de l’environnement que les amoureux de la nature
  • J’ai autant le droit de vivre avec qui me semble comme toutes les familles, couples, célibataires

Or, depuis que je suis longueuilloise, je n’ai plus aucun droit. Je vis avec un animal.

tolérance, chien en ville, coexistence, cohabitation, Longueuil, intolérance, table de concertation, les chiens n'ont pas de place, espaces verts, urbanismeJ’ai choisi d’avoir un chien mais je n’ai pas choisi de vivre dans une société intolérante. Je vis dans la contrainte.

  • Je suis contrainte d’éviter les parcs et les espaces de loisirs familiaux aux heures d’affluence
  • Je suis contrainte de trembler de peur quand mon chien jappe, occasionnellement, dans mon logement
  • Je suis contrainte de recevoir des plaintes anonymes de la part de citoyens bien intentionnés
  • Je suis contrainte de vivre avec la  pressPas de place pour les chiens, les amis du parc Michel Chartrand, tolérance, chien en ville, coexistence, cohabitation, Longueuil, intolérance, table de concertation, les chiens n'ont pas de place, espaces verts, urbanismeion constante de justifier que mon chien est partie intégrante de ma famille
  • Je suis contrainte d’informer les citoyens que mon chien a le droit de se promener en laisse dans les espaces verts quand des pancartes affichent le contraire
  • Je suis contrainte de porter pendant des kilomètres le sac à crottes de mon chien cherchant vainement une poubelle retirée des parcs pour l’hiver
  • Je suis contrainte d’essuyer la violence verbale des citoyens sans chien

En pratique dans notre ville de Longueuil, j’ai des devoirs dans le sens de l’impératif catégorique pour m’éviter le rejet social

  • J’ai le devoir de redoubler d’attention dans l’éducation de mon chien
  • J’ai le devoir de m’acquitter avec conscience et régularité de mes obligations
  • J’ai le devoir d’apporter les soins adéquats et de fournir les besoins nécessaires au bien-être de mon chien dépendant
  • J’ai le devoir de rappeler à qui ne peut l’entendre que les propriétaires de chien n’ont pas d’espaces pour profiter de la relation avec leur compagnon et pratiquer des sportsempathie,Pas de place pour les chiens, les amis du parc Michel Chartrand, tolérance, chien en ville, coexistence, cohabitation, Longueuil, intolérance, table de concertation, les chiens n'ont pas de place, espaces verts, urbanisme
  • J’ai le devoir de rappeler, en Conseil de ville de Longueuil, que je ne suis pas libre de mes déplacements, que je ne suis pas libre de choisir le logement dans lequel je voudrais vivre, que je ne suis pas libre de ma capacité de jouir de la ville et de ses attraits, que je ne suis pas livre de pratiquer mes sports à ma guise…..
  • J’ai le devoir d’alerter que la non-situation de vie des animaux de compagnie à Longueuil, donc des humains qui vivent avec lesdits animaux de compagnie, est intolérable
  • J’ai le devoir de rappeler que derrière chaque animal de compagnie il y a un être humain

Cela fait plusieurs années que sandraetlechien le demande mais va réitérer sa requête demain soir en Conseil de ville :

table de concertation, À quand une table de concertation sur la question de la place que l’on veut, comme société longueilloise, accordée aux animaux,présence de l’animal dans la ville,cohabitation harmonieuse,ville de Longueuil,initiatives originales,intégrer, services,citoyens,approche citoyenne, animal de compagnie


Rappel des démarches antérieures:

http://sandraetlechien.com/2011/le-nouveau-reglement-co-2008-523-sur-le-controle-des-animaux-de-longueuil/

Il manque l’essentiel à la loi (L.R.Q., c. P-42), quant à son dernier règlement: une copie à revoir

11/07/2011

Madame Madeleine Fortin
Sous-ministre adjointe
Direction générale de la santé animale et de l’inspection des aliments
200, chemin Sainte-Foy, 12e étage
Québec (Québec)
G1R 4X6

Le projet de règlement sur ‘sur la sécurité et le bien-être des chiens et des chats’ est décevant car il ne peut, en l’état, répondre aux trop nombreuses et variées situations touchant les chats et les chiens – est-ce là la définition de l’animal domestique au Québec?
Il est du devoir de l’État de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher la cruauté infligée aux animaux et réduire les souffrances de ces derniers. Or, ce que nous apprennent les jurisprudences et les meilleures pratiques dans le monde, c’est que les outils juridiques de contrôle et les réponses techniques d’interdiction ne suffisent pas pour gérer correctement la présence animale en ville et auprès de citoyens. L’essentiel réside dans l’éducation, la responsabilisation, l’information et la sensibilisation.
C’est pourquoi, ce projet de règlement ne nous aide en rien à appréhender ce qui est en jeu aujourd’hui dans nos relations aux animaux domestiques. Ce projet ne modifie pas la Loi mais la complète… en fait bouche des trous. Les éléments ci-après auraient mérité d’être tenus pour essentiel aussi bien dans l’esprit de la Loi que dans son règlement.

Quid du bien-être

chien en villeCe projet vise à établir les normes relatives à la garde des chats et des chiens dans le but d’en assurer la sécurité et le bien-être. Or il appert plutôt être une réponse économico-sanitaire plutôt qu’un dossier fondamental de droit à la sécurité et au bien-être des animaux. Ce texte a omis avec une constance et une unanimité que nous ne pouvons qu’admirer,  de s’ intéresser à la relation entre les humains et les animaux, entre autre à sa dimension affective, en réduisant systématiquement nos liens avec les animaux à des rapports d’exploitation, d’encadrement technique… ; ce qui vous empêche de comprendre quelle est la place des animaux domestiques dans le lien social et surtout ce qui vous empêche d’offrir à ce projet de loi l’ampleur qu’il mérite. En effet, cela aurait nécessité un tout autre traitement.
Par ailleurs, ce texte ne peut être une réponse à la question des fourrières dans les villes du Québec et des méthodes d’euthanasie au vu de l’article 50. Qui fait l’injection?

Le droit des animaux: un droit de second ordre

La PROTECTION ANIMALE au Québec, il faut que ÇA CHANGEL’animal de compagnie est assimilé à une chose juridiquement inanimé puis animée bien meuble par nature et son propriétaire déclaré civilement responsable. L’un des problèmes actuels, en matière de cruauté animale, réside dans la définition même de l’animal domestique par conséquent de la jurisprudence y découlant. Les juges sensibles à la cause du bien-être animal et qui croient qu’il est temps de se doter d’une nouvelle jurisprudence devraient donner des sentences plus élevées. Or le monde n’est vraiment conscientisé à la législation en matière animale.  ‘Au lieu de nous concentrer sur les problématiques réelles, comme la façon dont les animaux sont maltraités, nous nous concentrons sur des problématiques mineures, comme ce qu’il advient de l’animal dans le cas d’un divorce. Ces questions sont intéressantes, mais elles n’ont rien à voir avec les milliers d’animaux maltraités. Il s’agit de l’expression d’un droit de propriété sur les animaux. Au lieu de regarder les intérêts de l’animal, nous nous concentrons encore sur notre possession de celui-ci’ (Voir le Journal du Barreau, Vol. 40 no 12).
Il nous faut une nouvelle définition de l’animal de compagnie adaptée à la réalité scientifique, sociale et politique….
Combien seront-ils pour faire appliquer ce règlement ? Combien en coûtera-t-il aux responsables d’infraction?

Différentes réalités

Un chien deux réalités radicalement différents.

Lorsque plusieurs chiens sont tenus à l’attache, ils développent des interactions positives avec leur environnement produisant des exercices physiques et mentaux (phénomènes décrits par  Dr Arleigh Reynolds)

Lorsque plusieurs chiens sont tenus à l’attache, ils développent des interactions positives avec leur environnement produisant des exercices physiques et mentaux (phénomènes décrits par Dr Arleigh Reynolds)

Cet article paraît relever du bien-être pour l’animal citadin, or il devient contre-productif pour l’association des Mushers du  Québec. Ils se disent déçus de l’article 27.
Les chiens de traîneau sont des chiens de meute qui sont tenus à l’attache, ainsi, disent-ils, les chiens développent des interactions positives avec leur environnement produisant des exercices physiques et mentaux comblant et améliorant leur bien-être.

Alors que le statut de l’animal familier ne cesse d’évoluer dans la société, cela ne se reflète pas dans les textes réglementaires locaux. Pour exemple, le règlement CO-2008-523 sur le contrôle des animaux de la ville de Longueuil permet d’apprécier l’absence de réflexion quant à la place des animaux de compagnie en ville: « Constitue une nuisance le fait qu’un chien se trouve dans une place publique, un parc, un terrain de jeux, une piste cyclable sauf pour la traverser, un marché public, un espace de verdure, sur le terrain d’une école, dans un édifice public, une bibliothèque, une piscine, un aréna, un centre hospitalier, un édifice gouvernemental ou municipal ou tout autre endroit du même genre ». Où le chien peut-il aller?
Là où ce règlement aurait pu trouver grâce à nos yeux, c’est en son article 19 intitulé ‘parc’ si et seulement s’il avait été inscrit comme une obligation à faire respecter par toutes les municipalités, au moins on aurait pu y voir l’expression d’un intérêt réel pour le bien-être animal. Très rapidement, le texte embraie sur le fait que les parcs municipaux ne sont pas visés par cet article… Ça aurait pourtant représenté l’expression d’une compréhension des besoins fondamentaux des animaux.

Établir un nouveau contrat social animal

Il y a plusieurs aspects tels que mentionnés que ce projet de règlement et encore moins la Loi aborderont et c’est très problématique car l’évolution des modes de vie modifie prodigieusement le rapport que nous entretenons à l’animal. L’animal domestique est membre à part entière d’une famille. Il revêt différentes formes : l’animal sportif du musher, le chien thérapeute du CLSC…. C’est une évolution indéniable, incontournable qui prend de plus en plus d’ampleur.

Pour un nouveau contrat social animalLa Loi aura encore du retard… Alors que les animaux sont omniprésents dans l’espace urbain, la question de la place que l’on entend leur offrir n’a pas encore été véritablement posée. L’animal n’est pas seulement un mobilier dans nos vies mais un rappel existentiel et fondamental de notre appartenance à LA communauté du vivant à laquelle nous appartenons de plein droit et de plein devoir.

Sandraetlechien ne relèvera pas les points abordés par d’autres et vous invite à lire :

http://www.respect-animal.ca/pdf/analyse-reglement-mapaq-chien-chat-fr-v01.pdf
http://petluck.ca/tag/mapaq?lang=fr
http://sandraetlechien.com/2010/2796/
Quebec named best province to be an animal abuser

Conseil de ville…. De quelle politique animale… ‘On va regarder ça’

25/08/2010

juillet_2010Une ville durable est une ville qui accueille le social, le végétal et l’animal… Si l’intégration dans la ville de la nature végétale (et minérale) est déjà bien assise dans les politiques urbaines de Longueuil, celle de l’animal ne semble faire l’objet de peu de prise de conscience, du moins à la lecture du ‘Le Guide espace citoyen Longueuil’ magazine d’information municipale de juillet dernier dans lequel l’animal de compagnie – réparti dans 23% des ménages québécois – est rangé sous la rubrique : Nuisances p. 49 du document? Du moins si l’on en juge par le Règlement CO-2008-523 sur le contrôle des animaux de la ville de Longueuil. 

Le texte que sandraetlechien.com a présenté hier : ici.

Réaction de Michel Latendresse, vice-président du comité exécutif et conseiller municipal de l’Arrondissement de Saint-Hubert : ‘On va regarder ça’……
Soyez certain que vous serez épaulé dans cette tâche :)

Pour une réflexion urbaine sur la présence de l’animal dans la ville de Longueuil

18/08/2010

animaux en villeLa présence dans la ville d’animaux domestiques, commensaux et sauvages est de plus en plus massive. Il en découle de nombreux bienfaits … mais aussi des désagréments. Ici, tout le monde pense en priorité aux déjections canines; mais ce n’est qu’un des multiples problèmes que pose la présence animale dans la ville : dangerosité de certains chiens, hurlements nocturnes des chats en chaleur, ré-introduction de la poule etc.
L’animal de compagnie domestique a pris un développement considérable en ville ces dernières décennies. Le chien et le chat sont les compagnons les plus expressifs, mais à côté, on note l’existence des oiseaux de volière et des poissons d’aquarium…. L’animal est entré en force dans le groupe familial urbain d’aujourd’hui. Il joue un rôle important dans l’équilibre affectif de la cellule familiale. L’animal de compagnie correspond à un besoin d’appartenance communautaire au-delà de divers phénomènes de mode. Il est source de valorisation, il est facteur d’activités physiques et relationnelles, il représente un équilibre médico-psycho-social pour les propriétaires…. Il est un facteur positif dans la vie urbaine : l’animal fait société tant il permet la permanence ou le rétablissement de passerelles sociales. Néanmoins, nous assistons simultanément à la multiplication des nuisances, abandons, situations insécurisantes… L’objectif est :

Pour faciliter la présence de l’animal dans la ville, pour permettre une cohabitation harmonieuse avec les autres usagers et accroître la responsabilité des maîtres, la ville de Longueuil doit développer des initiatives originales pour intégrer les animaux de compagnie dans les services qu’elle rend à ses citoyens et ainsi développer une véritable approche citoyenne de l’animal de compagnie

Il y a nécessité d’adopter une politique de gestion de l’animal dans la ville de Longueuil qui embrasse la totalité de la problématique. Pourquoi?
Pour répondre aux besoins des citoyens qu’ils soient propriétaires ou pas d’animaux de compagnie
Parce que le phénomène des animaux de compagnie n’est pas pour décroître (il va bien falloir y réfléchir)
Pour sensibiliser les enfants aux animaux de compagnie, leur comportement
Pour prévenir les actes de cruauté envers les animauxchien en ville
Pour économiser et….
Parce que la manière dont les animaux sont traités dans une ville détermine la grandeur de ladite ville. La manière dont une municipalité répond aux besoins de ses citoyens détermine si les dits-citoyens s’implantent durablement dans une ville. Par exemple, cela fait des années que les propriétaires de chiens demandent qu’on réponde à leurs besoins (avoir des parcs à chiens de proximité dans leur localité), vu les fins de non recevoir que plusieurs d’entre nous ont reçues, il est grand temps de lancer une réflexion plus générale sur la place de l’animal dans l’espace urbain. Car, l’argument ‘on n’a pas d’espaces’ n’est pas recevable si l’on met en application une vision urbaine de la vie et de la place des animaux domestiques qui qu’on le veuille ou non sont déjà là.

Faciliter la relation au vivant est « un élément constitutif de la qualité de vie en milieu  urbain. La présence de l’animal contribue sans nul doute à l’élaboration d’un projet durable de prise en compte des attentes du citoyen. Chiens, chats mais aussi oiseaux, rongeurs ou tout autre représentant de la faune autochtone participent à l’humanité de l‘espace public», (La Lettre des Villes de l’Afirac, décembre 2008), http://sandraetlechien.com propose qu’une réflexion globale sur la présence des animaux de compagnie dans l’espace urbain de la ville de Longueuil soit tenue. Conjuguer le respect des autres et de l’espace public avec le plaisir de vivre en compagnie d’un chien, d’un animal en ville, c’est possible.

http://sandraetlechien.com/ va demander lors de la séance publique du conseil de la Ville de Longueuil, le 24 août la tenue d’une table de réflexion/concertation/consultation publique pour réfléchir à quelle présence de l’animal en ville Longueuil veut et poser enfin des actes cohérents.
Lieu: 
4250 ch Savane, Saint-Hubert, ville de Longueuil.

 

Pour aller plus loin:
http://www.petsandthecity.fr/citadins-bienveillants.html

Les rencontres Animal et Société du Ministère de l’Agriculture et de le Pêche -France
http://www.animaletsociete.fr/

Les parcs à chiens, une histoire d’humains, un photoreportage de Jacinthe Tremblay

logo_millenaire3http://sandraetlechien.com doit beaucoup de ses réflexions aux travaux exemplaires qui ont été menés dans le cadre des synthèses du Millénaire, Grand Lyon (France) Septembre 2005, intitulé ‘Les relations homme-animal en milieu urbain’: /http://www.millenaire3.com

Longueuil méprise ses écosystèmes… canins

24/10/2009

Que nous en soyons conscients ou pas, lorsque nous parlons, pensons, interprétons nous dépendons de l’idéologie. En adoptant le Règlement Co-2008-523 sur le contrôle des animaux, la ville de Longueuil étale sa peur, son ignorance donc sa volonté de contrôle d’un phénomène ancestral.
Selon sa définition, « l’animal de compagnie : animal qui vit habituellement auprès de l’homme pour l’aider ou le distraire, et dont l’espèce est, depuis longtemps, apprivoisée », pourquoi alors le canaliser dans des espaces très restreints et spécifiques et lui interdire la quasi-totalité du territoire Longueuillois ? Le fait de ne pas laisser courir un chien en toute liberté dans une ville, dans ses parcs municipaux entre autres, est un acte de cruauté.
Or, ce que l’on fait aux chiens, on le fait aux humains, c’est la ville qui le dit ‘animal qui vit habituellement auprès de l’homme’. Comment être sourd et aveugle aux attentes les plus élémentaires de son chien, sinon en le chosifiant? L’absence ne serait-ce d’attention envers les chiens rend la ville inhumaine. Comble de l’ironie c’est en en appelant aux relations de bons voisinage que Longueuil a passé ce Règlement. Elle ne dupe que de sa réactivité imprégnée d’idéologie.

La conclusion s’impose : Longueuil méprise ses écosystèmes; elle exclut le monde canin. L’on espère – pour paraphraser Jérémy Bentham -  que la ville de Longueuil qui s’est, depuis fort longtemps, attendri sur le sort des esclaves, finisse, un jour, par adoucir celui des animaux de compagnie.


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