Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Billets étiquettés ‘‘Les relations homme-animal en milieu urbain’’

Politique de développement durable et le chien : point de vue écologique

22/05/2012

C’est uneécologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbain réalité : l’animal s’est durablement installé dans la ville.

Depuis quelques années, l’animal en ville soulève des questions éthiques, sociales, économiques et politiques. Le nombre croissant de réglementations sur/contre les animaux (de compagnie essentiellement),  le développement de mesures visant la protection des droits des citoyens non propriétaires… , montrent que ces êtres vivants ont leur mot à dire dans notre société. L’animal, qu’il soit de compagnie ou sauvage, est présent mais il n’est pas reconnu.

En adoptant un règlement englobant le bien-être animal, Longueuil endosserait les points de la Déclaration Universelle des Droits de l’Animal et s’inscrirait dans une optique de développement durable (DD). Rappelons qui est:

Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, social et économique des activités de développement.

À Longueuil, des solutions écologiques et citoyennes – qui reposent sur une équation qui consiste à faire des choses qui durent, sans nuire à la durée des autres choses  – sont possibles. Voici quelques exemples.

En terme de nombre d’espèces, les animaux sauvages et commensaux excèdent les animaux domestiques et sont garants de la biodiversité. L’intrusion de la faune ’sauvage’ en ville participe à la restauration de la biodiversité et au développement durable mais elle est dépendante des capacités d’accueil pour chaque espèce. Or, les équilibres biologiques s’avèrent fragiles et il convient de réfléchir à l’ensemble des aménagements qui peuvent être mis en place pour éviter la dégradation de notre environnement. La ville est un système écologique à part entière. L’homme constitue un facteur fondamental de modification de la biodiversité urbaine.

Longueuil a beaucoup fait pour que les superficies protégées sur le territoire soient nombreuses, tout en tentant de les intégrer à un développement urbain adapté (Milieux naturels et parcs). Le fait que nombre de nos concitoyens n’aient plus de contacts avec la nature et sa cruauté favorise une perception bucolique de cette dernière. Ainsi, ce qui se passe dans le parc Michel-Chartrand avec sa surpopulation de cerfs de Virginie. Pourquoi, par exemple, ne pas y envisager l’implantation de corridors biologiques? Ce qui permettrait aux espèces végétales et animales de pénétrer dans le tissu urbain, de circuler. Cette gestion adaptée à différents types de responsabilités permettrait d’augmenter la biodiversité tout en n’excluant par une partie des citoyens (les propriétaires de chiens).

je ramasse, déjections canines, villes propres,civisme, écologie urbaine, animaux commensaux, animaux sauvages, animal commensal, vie végétale, 'sauvage', de compagnie, collectivités, écosystème, règlement, Longueuil, contrôle des chiens, morsures, développement durable, écologie, environnement, vétérinaire, propriétaires de chiens, relation homme-animal, ville, politique animal, animal urbainUn chien est un animal, à ce titre il a droit de marcher/courir dans des parcs.  Un chien tenu en laisse marchant/courant attelé sur des sentiers non asphaltés spécialement dédiés n’occasionne pas plus de dégâts à la faune et la flore qu’un piéton. Cet aspect est crucial lorsqu’il est question de  protéger les ressources et de la biodiversité. Comme il existe des affiches expliquant la faune en présence, pourquoi ne pas créer dans les parcs et les espaces verts, des outils, tels des modules interactifs en priorité destiné aux enfants pour les sensibiliser aux comportements des animaux et des chiens?

Pour bénéficier d’un espace propre, la Ville devrait localiser les distributeurs de sacs poubelles dans les endroits les plus pratiques et veiller à ce que ceux-ci soient toujours approvisionnés (comme il se fait dans une multitude de municipalités au Québec, par exemple, dans la ville de Ste-Catherine: RécréOparc). Il s’agirait en outre de vérifier que la densité de poubelles dans les rues/parcs soit cohérente. Penser la présence des animaux de compagnie comme un élément de qualité de vie.  L’urbanimalisation n’est pas seulement un néologisme, c’est aussi une réalité à multiples facettes.

L’implantation de nouveaux parcs à chiens ne peut être une solution aux besoins des propriétaires de chiens. En tout cas, cela ne permet aucunement de promouvoir des habitudes écologiques lorsqu’il faut prendre sa voiture pour se rendre dans des parcs à chiens inaccessibles à la majorité. Mais si ces parcs sont implantés afin de gérer les relations entre les détenteurs de chien et les non détenteurs et d’éviter les antagonismes, cela n’a aucun sens.

Longueil s'organiseAutre point, les espaces verts ne se limitent pas seulement aux arbres, il faut les entretenir, valoriser leur utilisation et les préserver et aussi penser et anticiper ces aménagements au regard du vivant, y compris l’animal, pour un partage harmonieux. Car, les solutions apportées à ces enjeux de proximité sont autant d’améliorations réelles de la vie sociale.  Il n’est pas bon que l’homme soit seul en ville. (Encyclopaedia Universalis).

Politique de développement durable à Longueuil? Mieux vaut parler d’écologie urbaine, c’est à dire de la gestion équilibrée et avisée des ressources et des constituants urbains pour un cadre de vie harmonieux et durable. L’animal de compagnie mais aussi l’animal sauvage doivent participer de cette vision. Et les élus ont une mauvaise approche des problèmes en croyant que, qui s’occupe des animaux, ne s’occupe pas des hommes.

Pour aller plus loin
Les relations homme-animal en milieu urbain

Pour une réflexion urbaine sur la présence de l’animal dans la ville de Longueuil

18/08/2010

animaux en villeLa présence dans la ville d’animaux domestiques, commensaux et sauvages est de plus en plus massive. Il en découle de nombreux bienfaits … mais aussi des désagréments. Ici, tout le monde pense en priorité aux déjections canines; mais ce n’est qu’un des multiples problèmes que pose la présence animale dans la ville : dangerosité de certains chiens, hurlements nocturnes des chats en chaleur, ré-introduction de la poule etc.
L’animal de compagnie domestique a pris un développement considérable en ville ces dernières décennies. Le chien et le chat sont les compagnons les plus expressifs, mais à côté, on note l’existence des oiseaux de volière et des poissons d’aquarium…. L’animal est entré en force dans le groupe familial urbain d’aujourd’hui. Il joue un rôle important dans l’équilibre affectif de la cellule familiale. L’animal de compagnie correspond à un besoin d’appartenance communautaire au-delà de divers phénomènes de mode. Il est source de valorisation, il est facteur d’activités physiques et relationnelles, il représente un équilibre médico-psycho-social pour les propriétaires…. Il est un facteur positif dans la vie urbaine : l’animal fait société tant il permet la permanence ou le rétablissement de passerelles sociales. Néanmoins, nous assistons simultanément à la multiplication des nuisances, abandons, situations insécurisantes… L’objectif est :

Pour faciliter la présence de l’animal dans la ville, pour permettre une cohabitation harmonieuse avec les autres usagers et accroître la responsabilité des maîtres, la ville de Longueuil doit développer des initiatives originales pour intégrer les animaux de compagnie dans les services qu’elle rend à ses citoyens et ainsi développer une véritable approche citoyenne de l’animal de compagnie

Il y a nécessité d’adopter une politique de gestion de l’animal dans la ville de Longueuil qui embrasse la totalité de la problématique. Pourquoi?
Pour répondre aux besoins des citoyens qu’ils soient propriétaires ou pas d’animaux de compagnie
Parce que le phénomène des animaux de compagnie n’est pas pour décroître (il va bien falloir y réfléchir)
Pour sensibiliser les enfants aux animaux de compagnie, leur comportement
Pour prévenir les actes de cruauté envers les animauxchien en ville
Pour économiser et….
Parce que la manière dont les animaux sont traités dans une ville détermine la grandeur de ladite ville. La manière dont une municipalité répond aux besoins de ses citoyens détermine si les dits-citoyens s’implantent durablement dans une ville. Par exemple, cela fait des années que les propriétaires de chiens demandent qu’on réponde à leurs besoins (avoir des parcs à chiens de proximité dans leur localité), vu les fins de non recevoir que plusieurs d’entre nous ont reçues, il est grand temps de lancer une réflexion plus générale sur la place de l’animal dans l’espace urbain. Car, l’argument ‘on n’a pas d’espaces’ n’est pas recevable si l’on met en application une vision urbaine de la vie et de la place des animaux domestiques qui qu’on le veuille ou non sont déjà là.

Faciliter la relation au vivant est « un élément constitutif de la qualité de vie en milieu  urbain. La présence de l’animal contribue sans nul doute à l’élaboration d’un projet durable de prise en compte des attentes du citoyen. Chiens, chats mais aussi oiseaux, rongeurs ou tout autre représentant de la faune autochtone participent à l’humanité de l‘espace public», (La Lettre des Villes de l’Afirac, décembre 2008), http://sandraetlechien.com propose qu’une réflexion globale sur la présence des animaux de compagnie dans l’espace urbain de la ville de Longueuil soit tenue. Conjuguer le respect des autres et de l’espace public avec le plaisir de vivre en compagnie d’un chien, d’un animal en ville, c’est possible.

http://sandraetlechien.com/ va demander lors de la séance publique du conseil de la Ville de Longueuil, le 24 août la tenue d’une table de réflexion/concertation/consultation publique pour réfléchir à quelle présence de l’animal en ville Longueuil veut et poser enfin des actes cohérents.
Lieu: 
4250 ch Savane, Saint-Hubert, ville de Longueuil.

 

Pour aller plus loin:
http://www.petsandthecity.fr/citadins-bienveillants.html

Les rencontres Animal et Société du Ministère de l’Agriculture et de le Pêche -France
http://www.animaletsociete.fr/

Les parcs à chiens, une histoire d’humains, un photoreportage de Jacinthe Tremblay

logo_millenaire3http://sandraetlechien.com doit beaucoup de ses réflexions aux travaux exemplaires qui ont été menés dans le cadre des synthèses du Millénaire, Grand Lyon (France) Septembre 2005, intitulé ‘Les relations homme-animal en milieu urbain’: /http://www.millenaire3.com


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