04/02/2010
Suite à notre post d’il y a deux jours concernant le choix d’un berger allemand dans un projet de zoothérapie à Namur-Belgique. Christophe, infirmier chef de service dans un hôpital neuropsychiatrique, poursuit son explication.
Les deux craintes principales par rapport à ce chien sont les suivantes:
- Il supporte très mal la solitude mais si notre projet se construit comme nous le souhaitons, il sera intégré à part entière dans le fonctionnement communautaire et ce sera donc une chose à laquelle il ne sera pas confronté
- Sa loyauté et sa fidélité sans limites envers son maitre ne seraient elles pas un obstacle à son ouverture et à sa réceptivité envers tous les autres intervenants?
Par rapport à cela, il est clair que ce chien aura un guide officiel, une référence…un maitre, et celui ci sera un des thérapeutes. Cette source de repères est vitale pour ce chien. Ensuite, concernant tous les autres intervenants dans le projet, je pense sérieusement qu’il se comportera envers eux comme il le ferait au sein d’une famille nombreuse sans que cela ne lui pose de problème majeur.
Voilà en quelques lignes certains atouts du berger allemand que nous pourrions mettre en lumière au service de nos patients, je me limite car il y en a beaucoup d’autres mais bon, sur ce coup là j’ai un peu peur de perdre mon objectivité tant mon respect, mon amour et mon admiration pour ce chien sont immenses.
Nous ne pensons toutefois pas travailler exclusivement avec le berger allemand, nous commencerions avec deux chiens, un berger allemand et un labrador. Cela permettrait d’avoir un panel de réponses assez large afin de répondre aux besoins de nos patients pour débuter ce projet.
Tags: Belgique, berger allemand, craintes principales, fidélité, fonctionnement communautaire, guide officiel, hôpital neuropsychiatrique, infirmier chef de service, intervenants, labrador, loyauté, maitre, Namur, ouverture, patients, projet de zoothérapie, réceptivité, référence, repères, solitude, thérapeutes
Publié dans
Thérapie assistée par le chien | Aucun commentaire »
30/01/2010
La thérapie assistée par le chien (TAC) ouvre devant nous un champ béant forçant les débats qui risqueront d’être houleux. Pourquoi?
D’abord la TAC ou ses nombreuses et changeantes dénominations (thérapie assistée par le chien, zoothérapie, médiation animale… autant de mots qui ne sont pas des synonymes) réunit autour d’une même personne (parle-t-on de patient, de malade, de bénéficiaire, de client…?) différents intervenants lourdement encadrés par leurs univers disciplinaires respectifs.
Le médecin (thérapeute, spécialiste, dit-on médecine curative, médecine préventive…), l’intervenant en TAC avec son bagage professionnel (de la santé, du social, de l’enseignement spécialisé ou…), l’équipe médicale (infirmières, aides-soignantes….) parfois les autres (vétérinaires, scientifiques…) et le chien (provenant d’une famille d’accueil, d’un éleveur, de la maison, chien-mascotte, chien résident…). Le tout dans un environnement spécifique (hospitalier, CHSLD, ferme thérapeutique…).
Ce mixage hétéroclite et conjectural a pour objectif de déployer une technique ? une approche ? une intervention? une méthode? une thérapie?… dans une situation de souffrance humaine.
Pour des résultats sous tension : çà marche? Çà marche pas? Des résultats qui de toute manière sont jugés insuffisants par les tenants de la science forte qui fixent les règles de ceux qui veulent être reconnus. Ces derniers forcément s’engagent dans une course à la batterie de tests, de protocoles, de travaux expérimentaux… pour souvent récolter des anecdotes, çà veut dire dans le langage des tenants de la sicence forte l’extrême opposé de la généralisation des savoirs.
La TAC est l’idéal-type de l’incertitude dans un monde de tolérance zéro et de principes de précaution. Elle force un nécessaire recours à l’anthropomorphisme. Mais faut surtout pas l’avouer…. Elle est basée sur une certaine conception de la vie portée par chacun des partenaires en lice, subjectivité pas toujours reconnue et acceptée…. Elle induit que les rapports homme-chien sont assimilés à un système social total qui englobe l’ensemble des activités humaines, cette vue est carrément occultée. Comme sont effacés des regards les affects indissociables de cette approche, intervention, technique, thérapie…
La TAC bousculte les tenants de la pensée unique biomédicale pour le meilleur !
Tags: affects, aides-soignantes, anecdotes, anthropomorphisme, bénéficiaire, biomédicale, chien, chuq, client, éleveur, enseignement spécialisé, équipe médicale, éthologique, famille d’accueil, généralisation des savoirs, georges-henri-arenstein, idéal-type, Incertitude, infirmières, institutfrancaisdezootherapie, intervenants, malade, médecin, médecine curative, médecine préventive, médiation animale, patient, protocoles, santé, science forte, scientifiques, social, socioculturel, souffrance humaine, tests, Thérapie assistée par le chien, travaux expérimentaux, univers disciplinaires, vétérinaires, zoothérapie
Publié dans
Jappons, Thérapie assistée par le chien | Aucun commentaire »