01/04/2010
Puisqu’il y a toujours une part d’incertitude, les décisions relatives au futur, grandes et petites, doivent toujours être prises sans aucune certitude. Attendre que l’incertitude soit dissipée est une approbation implicite du statu quo et souvent un prétexte pour le maintenir…. L’incertitude, loin d’être un obstacle au progrès, est en réalité un puissant stimulus pour la créativité, dont elle est aussi un élément important.
Henri Pollack
Uncertain science… Uncertain world
Tags: créativité, Henri Pollack, Incertitude, progrès, statu quo
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30/01/2010
La thérapie assistée par le chien (TAC) ouvre devant nous un champ béant forçant les débats qui risqueront d’être houleux. Pourquoi?
D’abord la TAC ou ses nombreuses et changeantes dénominations (thérapie assistée par le chien, zoothérapie, médiation animale… autant de mots qui ne sont pas des synonymes) réunit autour d’une même personne (parle-t-on de patient, de malade, de bénéficiaire, de client…?) différents intervenants lourdement encadrés par leurs univers disciplinaires respectifs.
Le médecin (thérapeute, spécialiste, dit-on médecine curative, médecine préventive…), l’intervenant en TAC avec son bagage professionnel (de la santé, du social, de l’enseignement spécialisé ou…), l’équipe médicale (infirmières, aides-soignantes….) parfois les autres (vétérinaires, scientifiques…) et le chien (provenant d’une famille d’accueil, d’un éleveur, de la maison, chien-mascotte, chien résident…). Le tout dans un environnement spécifique (hospitalier, CHSLD, ferme thérapeutique…).
Ce mixage hétéroclite et conjectural a pour objectif de déployer une technique ? une approche ? une intervention? une méthode? une thérapie?… dans une situation de souffrance humaine.
Pour des résultats sous tension : çà marche? Çà marche pas? Des résultats qui de toute manière sont jugés insuffisants par les tenants de la science forte qui fixent les règles de ceux qui veulent être reconnus. Ces derniers forcément s’engagent dans une course à la batterie de tests, de protocoles, de travaux expérimentaux… pour souvent récolter des anecdotes, çà veut dire dans le langage des tenants de la sicence forte l’extrême opposé de la généralisation des savoirs.
La TAC est l’idéal-type de l’incertitude dans un monde de tolérance zéro et de principes de précaution. Elle force un nécessaire recours à l’anthropomorphisme. Mais faut surtout pas l’avouer…. Elle est basée sur une certaine conception de la vie portée par chacun des partenaires en lice, subjectivité pas toujours reconnue et acceptée…. Elle induit que les rapports homme-chien sont assimilés à un système social total qui englobe l’ensemble des activités humaines, cette vue est carrément occultée. Comme sont effacés des regards les affects indissociables de cette approche, intervention, technique, thérapie…
La TAC bousculte les tenants de la pensée unique biomédicale pour le meilleur !
Tags: affects, aides-soignantes, anecdotes, anthropomorphisme, bénéficiaire, biomédicale, chien, chuq, client, éleveur, enseignement spécialisé, équipe médicale, éthologique, famille d’accueil, généralisation des savoirs, georges-henri-arenstein, idéal-type, Incertitude, infirmières, institutfrancaisdezootherapie, intervenants, malade, médecin, médecine curative, médecine préventive, médiation animale, patient, protocoles, santé, science forte, scientifiques, social, socioculturel, souffrance humaine, tests, Thérapie assistée par le chien, travaux expérimentaux, univers disciplinaires, vétérinaires, zoothérapie
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21/01/2010
« Quand on veut étudier les hommes, il faut regarder près de soi ; mais pour étudier l’homme il faut apprendre à porter sa vue au loin »
(Claude Lévi-Strauss. Anthropologie Structurale deux, 1973)
La thérapie assistée par le chien (TAC) dans un environnement médical, c’est définitivement accepter une certaine dose d’incertitude. Incertitude des connaissances médicales à propos de la TAC. Inadaptation des outils analytiques de la biomédecine pour mesurer les bienfaits de la TAC. Impact décisif des relations triangulaires animal-bénéficiaire-intervenant déterminées par le mystère un peu alchimique du « savoir / non-savoir » du trio (Didier Vernay, Neurologue / Chef de service au C.H.U. de Clermont-Ferrand – Président de l’association AFIRAC / Coordinateur de l’association GREFTA).
N’étant actuellement pas validée scientifiquement, dans le sens n’ayant pas reçu le sceau officiel des ‘évidence based-medecine’, la TAC invite à ‘panser’ avec d’autres auteurs que les mécanistes biomédicaux et réfléchir aux soins autrement que comme un acte machinal. Sans çà, il n’y aura pas de reconnaissance possible.
Tags: AFIRAC, alchimique, Anthropologie Structurale deux, C.H.U. de Clermont-Ferrand, Claude Levi-Strauss, Didier Vernay, environnement médical, évidence based-medecine’, GREFTA, Incertitude, Neurologue, outils analytiques de la biomédecine, structure hospitalière, Thérapie assistée par le chien
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