Une invitation faite à l’anthropologie
22/09/2009Le lien homme-chien est un authentique lien social. « Mon but est de montrer combien certains partis pris – l’opposition entre nature et culture, le fossé infranchissable tracé entre l’homme et l’animal, l’idée selon laquelle le lien social ne peut impliquer que des humains – reposent sur des justifications fragiles et masquent notre regard à un univers foisonnant de phénomènes instructifs, non seulement pour comprendre l’animal et le lien qui nous unit à lui, mais également l’être humain et sa sociabilité »[1].
L’idée d’un lien social humain-chien est bien plus qu’une théorie particulière qu’un point de vue qui peut s’ajuster à nombreuses théories.
Même si l’anthropologie a ainsi été conduite à emprunter des théories, des concepts et des méthodes à des disciplines comme la biologie, la sociologie, l’histoire, les sciences de l’environnement, la linguistique, la sémiologie et plus largement aux humanités, emprunts qu’elle a intégrés dans des proportions variables et selon des scénarios diversifiés (Bibeau, 2001), il serait temps que l’animal s’évade enfin « des enclos disciplinaires où il était parqué pour venir imposer sa présence muette dans des espaces théoriques à l’intérieur desquels il n’était qu’exceptionnellement convié »[2].
[1] Guillo, Dominique, Des chiens et des humains. Le Pommier, p. 299
[2] Lenclud, G. Et si un lion pouvait parler. Terrain, 34 [http://terrain.revues.org/document934.html. Consulté le 8 février 2007]
