Le chien ne vit pas spontanément en hiérarchie
11/10/2011Joel Dehasse nous explique pour quoi , il est inutile de se transformer en maître autoritaire pour bien vivre avec son chien :
On a décidé que puisque le loup gris nordique vivait en hiérarchie, le chien, son descendant, vivait
lui aussi en hiérarchie. Or on a oublié que le chien n’est pas un loup. Pourtant, sur cette fausse croyance, on a décrété que le modèle hiérarchique était le seul valable et on a analysé tous les comportements et problèmes psychologiques du chien au travers cette vision. Ce modèle étant un dogme tautologique, on trouvera toujours à le confirmer et jamais à l’infirmer. Dès lors, depuis des années les chiens sont obligatoirement soumis à leur propriétaire qui doit jouer les dominants, le maître
Ce modèle a fait son temps. Il est temps d’en changer.
L’ancêtre de notre chien de famille – le chien indigène commensal – ne vit pas en meute hiérarchisée; il est même plus grégaire que social, il s’attache à un espace et aux (poubelles) des gens qui s’y trouvent.
Chez le chien sauvage commensal, les petits sont trop petits pour entrer en compétition avec les adultes; ils apprennent à respecter les adultes. Les adultes seraient stupides d’entrer en conflit avec leur progéniture (leur copie génétique). Les conflits surviennent quand deux chiens sont en compétition pour une ressource limité, surtout alimentaire, c’est le rapport de force et des motivations qui détermine le gagnant. Bien sûr si le chien perd tous conflits, il a intérêt à faire l’économie des combats avant que de mourir de ses blessures. Et le vainqueur de tous les conflits se voit attribuer une paix souveraine. Mais ces relations de respect mutuel ne signifient pas qu’une hiérarchie de dominance soit installée et doive être respectée.
Un chien de famille est différent d’un chien indigène. Il s’attache aux personnes plus qu’Aux lieus d’habitation. Vivant dans la maison, il interagit avec les membres de la famille et doit s’adapter aux structures familiales existantes. Cette adaptation se fait avec plus ou moins de bonheur.
J’émets l’hypothèse que c’est la structure familiale qui va décider de l’organisation sociale du chien. Le chien s’adapte à la grande majorité de ces organisations familiales. En France comme quasiment partout dans le monde, la structure de la société et de la famille étant très hiérarchisée, le chien est forcé d’être hiérarchisé. Étant donné que l’homme revendique le pouvoir de décision et d’autorité, le chien n’a plus qu’à se soumettre sans revendiquer d’autonomie. Il y a dès lors des conflits avec des chiens qui revendiquent un minimum d’autorité, de liberté et d’indépendance. La devise ‘Liberté, Égalité, Fraternité’ se résume pour le chien à ‘Dépendance, Soumission, Fraternité’; et la même fraternité est entrain d’être remplacée par des discours racistes à l’encontre de certains chiens.
Comme le chien ne vit pas spontanément en hiérarchie de dominance, il est inutile de se transformer en maître autoritaire pour bien vivre avec lui. Et ce n’est donc pas le manque d’autorité du propriétaire qui est la source des problèmes d’obéissance; c’est une question de technique et de motivation, rien d’autre.
P 386-387

lui aussi en hiérarchie. Or on a oublié que le chien n’est pas un loup. Pourtant, sur cette fausse croyance, on a décrété que le modèle hiérarchique était le seul valable et on a analysé tous les comportements et problèmes psychologiques du chien au travers cette vision. Ce modèle étant un dogme
J’émets l’hypothèse que c’est la structure familiale qui va décider de l’organisation sociale du chien. Le chien s’adapte à la grande majorité de ces organisations familiales. En France comme quasiment partout dans le monde, la structure de la société et de la famille étant très hiérarchisée, le chien est forcé d’être hiérarchisé. Étant donné que l’homme revendique le pouvoir de décision et d’autorité, le chien n’a plus qu’à se soumettre sans revendiquer d’autonomie. Il y a dès lors des conflits avec des chiens qui revendiquent un minimum d’autorité, de liberté et d’indépendance. La devise ‘Liberté, Égalité, Fraternité’ se résume pour le chien à ‘Dépendance, Soumission, Fraternité’; et la même fraternité est entrain d’être remplacée par des discours racistes à l’encontre de certains chiens.
les deux races ne penseraient pas de la même façon. Elles pourraient confronter leurs idées. L’un penserait à quelque chose que l’autre aurait oublié. C’est la vieille histoire des deux têtes. Songez-y Grant, un esprit différent de l’esprit humain mais qui travaillera en collaboration avec lui. Qui verra et comprendra certaines choses qui échappent à l’esprit humain, qui élaborera si vous voulez, des philosophies que l’esprit humain ne pourrait concevoir
signifie que l’on doit, tout comme le père-chien, avoir le chiot toujours à l’œil au cours de cette phase (comprendre de 8 à 12 semaines) et si l’on ne peut pas faire en sorte qu’il soit placé dans un lieu où il ne pourra enfreindre aucun tabou nécessaire à sa vie commune avec l’homme. Mais il faut naturellement veiller à ce que le chiot ne soit seul que très peu de temps. P 53