Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Billets étiquettés ‘france’

Démarches vétérinaires

25/03/2011

voyager en FranceAprès moults péripéties entre les informations incomplètes (mais un bon service) données par le Consultat de France à Montréal, après un passage par le Ministère de l’Agriculture, de l’alimentation, de la pêche de France et d’avoir rebondi sur le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, puis avoir été redirigée vers l’Agence canadienne d’inspection des aliments…., et avoir lu que malgré ‘Tous les efforts sont faits pour assurer la pertinence des informations contenues sur ce site. Toutefois, certains pays peuvent modifier leurs exigences à l’importation sans avis préalable, c’est pourquoi nous vous recommandons fortement de communiquer avec l’ambassade ou les autorités vétérinaires du pays de destination’…… bref, faire entrer un chien en pays étranger induit des démarches vétérinaires.
Notamment parce que le Canada est un pays où la rage est endémique.
La réglementation de la Communauté européenne établie les exigences sanitaires applicables aux chiens faisant l’objet de mouvements non-commerciaux vers les pays membres de la Communauté. Ce qui signifie qu’il faut montrer patte blanche pour entrer sur le territoire français. Voici les résultats des démarches de sandraetlechien.com :

-    Il est fortement recommandé que l’identification du chien soit effectuée à l’aide d’une micropuce électronique normalisée par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) FDX-B
-    Si la micropuce n’est pas conforme à la norme ISO 11784 la norme 11785, la personne responsable de l’animal devra fournir le lecteur de micropuce à l’arrivée (°~°)
-    Ou un tatouage lisible; toutefois l’identification par micropuce sera exigée par tous les pays de la Communauté d’ici quelques années, donc quitte à faire….
-    Les vaccins du chien doivent être à jour
-    Pour tous les pays les animaux doivent être vaccinés avec un vaccin antirabique; il est important de noter que seulement un vaccin inactivé peut être utilisé
-    Vu que la CE exige une vaccination antirabique valide au moment de l’entrée de l’animal de compagnie cela signifie qu’une période minimale de 21 jours doit s’écouler entre une primo-vaccination et la présentation de cet animal au point d’entrée dans la Communauté européenne; cette période ne s’applique pas lorsque l’animal de compagnie est revacciné de façon appropriée.
-    Ensuite, il faut faire remplir par un vétérinaire habilité par l’autorité compétente un certificat vétérinaire (seulement disponible en format PDF) intitulé : Pour les chiens, chats et furets domestiques introduits dans la Communauté européenne, À des fins de mouvements non commerciaux (règlement (ce) n° 998/2003). Voici quelques spécifications

  • Le certificat de santé doit être complété dans les lettres de bloc, et signé d’une couleur autre que le noir; la couleur bleue est recommandée
  • Toutes les dates doivent être inscrites selon le code ISO « jj/mm/aaaa »
  • Il est extrêmement recommandé de produire des certificats recto verso

-    Document en main, il faut communiquer puis se rendre au bureau local de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) le plus proche pour faire contresigner le certificat que le vétérinaire vient de remplir. En fait, il s’agit de l’apposition d’un sceau officiel
- Ce qui bien entendu s’accompagne de frais
-    Ce certificat est valide pour la période de 4 mois suivant l’endossement du certificat par l’ACIA. Ce certificat est équivalent au PET Passport de la CE
-    Le prélèvement sanguin pour la rage 3 mois avant de partir n’est plus obligatoire, ce temps là est terminé

Normalement avec tous ces papiers, les douaniers français nous laisseront entrer et je n’aurais qu’une hâte que Sapi sorte de sa cage !

Canimarcher et canicourir pour prévenir le vieillissement cérébral

26/10/2010

Les dossiers de la recherche No40Tout le monde le sait l’activité physique est bonne pour le corps… et pour la tête. La tête dans le sens : les capacités cognitives comme la mémoire et l’apprentissage sont améliorées avec des exercices réguliers ce qui ne signifie pas une activité physique extrême mais équilibrée. ‘L’activité physique régulière améliore l’humeur et la tolérance au stress, réduit l’anxiété et les risques de dépression’, indiquent Charles-Yannick Guezennec et Martine Duclos ( Chef de Service de Médecine du Sport et des Explorations Fonctionnelles du CHU Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand, Auvergne, France) dans ‘Les Dossiers de la recherche’ août 2010.
Tous les chiens ont besoin de marcher et de courir, c’est un besoin primaire, biologique, primordial, bref une nécessité. Tous les humains devraient marcher ou bouger au moins une heure trois jours par semaine. Pendant 6 mois, des études ont démontré que cela augmente le volume de la substance grise dans le cortex frontal et temporal. Les auteurs de l’article intitulé ‘Le sport change aussi la tête’ disent : ‘cela doit inciter les personnes – âgées – à poursuivre ou reprendre une activité physique même réduite : en plus d’une action positive sur l’humeur, ils maintiendront ou amélioreront leurs performances cognitives’.Tout sur la psychologie du chien
La canimarche et la canicross permettent au tandem humain-canin de vivre une relation dans une ‘organisation symbiotique’ pour reprendre les propos de Joël Dehasse (p 388 dans Tout sur la psychologie du chien). Ces deux sports/loisirs permettent au chien et à l’humain, chacun dans leurs compétences, de développer des aptitudes souvent insoupçonnées d’endurance, de jeu… ‘Il ne s’agit plus de hiérarchie de pouvoir mais d’une multiplicité de hiérarchies de compétences’, dit le vétérinaire comportementaliste. L’humain doit faire confiance à l’intelligence du canin qui le guide. D’autant que tout chien peut tracter une ‘charge’ pesant jusqu’à 3 fois son poids. Le chien comme membre du groupe social humain saisit ce que veut ce dernier et se ‘prend’ au jeu. Comme animal d’apprentissage (on parle ici du chien ET de l’humain), c’est dans le plaisir et le jeu que doivent se dérouler les activités physiques…
Finale-course-championnat du monde Dryland 2009Chaque jour, à chaque interaction le co-univers canin-humain se renforcit si et seulement si l’humain donne au chien des moyens de s’épanouir. L’activité de bouger avec son chien a donc un effet indéniable sur le psychisme humain et… canin. Comme l’entrainement augmente les capacités d’apprentissage, la canimarche et la canicross sont des phénomènes anthropocanins qui unissent en un effort commun – mais un effort différent – deux espèces. On ne parle pas de meute au sens éthologique du terme. Même si cette métaphore est très répandue et facile de maniement, elle n’en reste pas moins teintée des relents d’organisation dans laquelle l’homme est placé dans un rôle dominant, le fumeux ‘mâle alpha’. On parlerait plutôt de co-entraineurs. Le chien aide l’humain à avancer en tirant dans son harnais. Incidemment, il en est canalisé. L’humain fait de l’exercice et offre au chien la capacité d’apprendre par lui-même quand les événements désirés sont renforcés. C’est l’attention humaine et l’attention canine qui permettent à l’un et à l’autre d’anticiper les faits et gestes et de lire l’un dans l’autre. Et d’avancer vers la bonne humeur et la santé mentale.
En étant devant l’humain, le chien marche ou court vers l’avenir un pas devant nous!

Pour ce nouveau canicross : des chiens comme outil de thérapie

07/06/2010

Article paru dans le quotidien français – La Voix du Nord - le jeudi 27.05.2010
Certains handicapés avaient avant une peur bleue des chiens. Maintenant, ils leur parlent!
Ils étaient douze, venus des maisons de Sin-le-Noble et Roubaix de l’AFEJI, association qui lutte contre les handicaps et les exclusions par l’éducation, l’insertion sociale et professionnelle, à participer au canicross de l’ASLA. …
L’année dernière, pour la première fois, un groupe de personnes handicapées intellectuelles avait participé à cette manifestation sportive. L’expérience fut si bénéfique qu’elle a été renouvelée et, en lien avec l’association Passeurs Ailes, présidée par Marie Masson, qui intervient dans le cadre d’actions ou de thérapies assistées par les animaux, douze personnes se sont inscrites à la course. Avec leurs neuf compagnons à quatre pattes, des huskies, les sportifs ont participé, pour trois d’entre eux en courant et pour les neuf autres en marchant.
Au sein de l’association, Marie Masson a en charge les activités associant des animaux tandis que sa vice-présidente, Régine Balavoine, se charge de la thérapie assistée. Marie s’est donc chargée de rassembler les chiens, trouvés dans sa propre famille et chez des proches. « Pour cette course, lors des entraînements, chacun a effectué les 5 km à son rythme et l’intervention de Benoît Delaplace (entraîneur de l’ASLA) a permis d’estimer les capacités de chacun. » On prétend souvent que la présence d’animaux aux côtés de la personne handicapée est des plus bénéfiques, Régine le confirme : « Parmi les personnes présentes, certaines avaient une peur bleue des chiens. Aujourd’hui ce sont presque les plus acharnés. Ils leur parlent et, parfois, disent des choses qu’ils ne diraient pas à leurs éducateurs. » Au regard de ces résultats, on comprend que l’expérience engagée l’année dernière se soit répétée et on ne doute pas que l’année prochaine, un nouveau groupe participera au canicross du dimanche de Pentecôte.

Un humain c’est quoi?

12/01/2010

Espèce d'humainL’exposition « Espèce d’humain »

pour se poser des questions.


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