Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Billets étiquettés ‘enjeu thérapeutique’

Sans statut animal, quelle frontière nature/culture ?

15/07/2010

Tant que le statut de l’animal ne sera pas fixé, il n’y aura pas d’avancées zoothérapeutiques.
La multiplicité des cohabitations mettant en présence hommes et chiens génère un fait social associé à différents enjeux, dont l’enjeu thérapeutique, mais « l’enjeu épistémologique de telles recherches réside dans le statut analytique donné à l’animal. Il apparaît alors que les interactions proprement dites entre les hommes et les animaux – le chien n’est dans ce texte qu’un exemple parmi d’autres – sont un objet évité par les sciences sociales ». (Albert Piette, Entre l’homme et le chien).
Est-il envisageable que la frontière qui est longtemps apparue absolument infranchissable : la barrière nature/culture, soit entrain de tomber et d’ébranler un système de croyances judéo-chrétien qui entretient la coupure entre l’humain et la nature ? L’éthologie contemporaine rouvre certaines voies qui semblaient ensevelies à jamais. La thérapie assistée par le chien met de nouveau en contact dans une communication simple et bénéfique l’homme et les animaux. Darwin avançait vers les années 1850 qu’un comportement humain vis-à-vis des animaux lui semblait être une des dernières conquêtes morales. Gilles Picard et Marie-Amélie Vidal (L’animal spirituel, Éd. Montorgueil, 1994) affirment que parler de l’instinct animal opposé à Anthropologie médicale_pistes d’avenirl’intelligence humaine n’a plus aucun sens. « Toutefois la nature n’est pas libre sur le plan épistémologique. Ses représentations, même à l’époque contemporaine, sont des catégories fondées sur l’aspect social. La frontière nature/culture est sans cesse contestée, et on fait appel à la nature pour accomplir un ‘travail’ politique et moral » (Margaret Lock, dans Anthropologie médicale, ancrages locaux, défis globaux).


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