16/09/2010
Partage de lancement de projet zoothérapeutique outre-atlantique… Une idée, une envie, une évidence, ça part, aussi, comme ça un projet zoothérapeutique:
Je me présente: professeur d’éducation physique âgée de 55 ans, je travaille depuis plus de trente en école spécialisée pour enfants de type 8 (troubles instrumentaux, dyslexie, dyscalculie). Nous avons dans notre population des enfants présentant des troubles comportementaux, dits caractériels, et d’autres enfants au coefficient intellectuel plus bas que la norme. J’ai également exercé en tant que professeur de voix en privé et comme professeur de yoga.
Je suis également une amoureuse des animaux, amour qui s’est révélé peu à peu par l’équitation, puis une formation d’hippothérapeute à Louvain-la-Neuve avec Brigitte Loo.
Actuellement, je possède deux chiens (scottisch terrier et berger allemand de 7 et 5 mois respectivement), deux chats (1 siamois de 1 an et un européen de 6 ans), 5 lapins nains de 2 ans, 2 chèvres naines de 3 ans, 2 poules de 1 et 2 ans, 1 canard et 5 perruches, 2 tortues d’eau et deux enfants de 13 et 15 ans.
La présence des animaux donne toujours une autre dimension à la personne. Ils interpellent sans exigences, ils entrent en relation spontanément sans intention, ils n’ont pas de projection sur nous. J’ai le projet d’introduire les animaux dans le contexte scolaire. Je voudrais par ce biais interpeler les enfants sur l’être vivant-autre-que-moi, qui a des caractéristiques propres, un caractère personnel, un fonctionnement différent, pour les ouvrir à la différence et à l’acceptation de cette différence. Je voudrais les amener à avoir une relation à l’autre qui soit respectueuse, ludique, amicale. Je voudrais les ouvrir au monde animal, reflet de la nature.
J’ai donc imaginé dans un premier temps, de visionner une cassette présentant les différentes disciplines réalisées avec des chiens (dressage, traîneau, chien d’aveugle, mordant, agility, toilettage…). Puis, j’introduirais le chien en parlant des caractéristiques de la race (chien de chasse, de garde, de troupeau…) avec des notions d’éthologie. Dans un troisième temps, les enfants entreraient en contact avec le chien au travers du toilettage, de la promenade en laisse et du jeu. Le chien pourrait être présent au cours et motiver les enfants à une meilleure attention et participation.
En tant que professeur d’éducation physique, je n’ai pas les enfants toute la journée. Ils auront donc la possibilité de rencontrer les chiens une à deux fois dans la semaine et lors des récréations. Ces moments seront forcément différents puisqu’il y a en récréation une liberté qui ne peut se concevoir en classe.
Je me laisse aussi le temps d’y réfléchir, d’exposer mon projet aux enseignants, parce que je sais qu’il y aura des détracteurs.
Françoise Daoust
Tags: Brigitte Loo, chiens, école spécialisée pour enfants, Louvain-la-Neuve, projet zoothérapeutique
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27/07/2010
Les témoignages de personnes réconfortées par leur chien en période de détresse abondent. Besoin est-il de démontrer scientifiquement le penchant canin à l’empathie? Des études sérieuses existent.
Laissons la parole à Frans de Waal. L’Âge de l’empathie, LLL – Les liens qui libèrent – p 140-141
Quand la psychologue américaine Carolyn Zahn-Waxler voulut déterminer à quel âge les enfants commencent à réconforter des membres de leur famille ayant reçu l’instruction de sangloter ou de crier ‘aïe’. Il s’avère que les enfants le font déjà à 1 an bien avant que le langage n’interfère dans leurs réactions. Dans cette étude les chercheurs découvrirent incidemment que les animaux de la maison réagissaient de la même façon que les enfants. Paraissant aussi perturbés par cette détresse feinte, ils tournaient autour des membres de la famille et posaient la tête s
ur leurs genoux avec les signes d’une vive inquiétude. Mais peut-être que les animaux de compagnie réservent-ils ce comportement aux seuls humains –qui les nourrissent et leur donnent des ordres – à l’exclusion de leurs semblables? La réponse fut apportée par une étude conçue sur le modèle de celles portant sur les primates. Elle mesurait les suites des bagarres entre chiens. Des biologistes belges observèrent près de 2000 altercations spontanées chez des chiens qu’une société d’aliments pour animaux de compagnie lâchait tous les jours dans un pré. Après des manifestations d’agressivité, des chiens s’approchaient d’un combattant – en général le perdant – pour le lécher, lui donner des coups de museau, s’asseoir ou jouer avec lui. Leur initiative semblait calmer le groupe qui revenait à ses activités coutumières.
Que faut-il comprendre de ces recherches? Que le chien a dans sa biologie le penchant empathique développé. Le réconfort semble ainsi faire partie de la gamme canine d’émotions intra et inter-espèce. Mais dites voir, quand on a le souci compatissant de l’autre dans le corps, n’est-on pas dans une position physique de relation morale avec les autres?
Tags: calmer, Carolyn Zahn-Waxler, chiens, comportement, détresse, empathie, Frans de Waal, inquiétude, intra et inter-espèce, L’Âge de l’empathie, manifestations d’agressivité, réconfort, relation morale, souci compatissant
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Thérapie assistée par le chien | Aucun commentaire »
04/01/2010
Pour comprendre ce qui se passe entre l’homme et l’animal nous sommes constamment gênés par l’inadéquation et la pauvreté de la langue pour en parler. Aussi les singes – les chiens aussi, mais les études auprès des singes sont documentées depuis plus longtemps – ont décidé d’utiliser notre langage pour entrer en relation. Ils démontent aux gens de science ce que tout propriétaire d’animal sait, à savoir qu’une association particulière et unique se crée entre un homme donné et un animal, dans laquelle se partagent non seulement des intérêts bien compris, mais également des affects et du sens.
L’une des aventures scientifiques homme/animal les plus étonnantes du XXe siècle commence en 1966 avec Washoe, une très jeune chimpanzée femelle, qui apprend le langage des signes : l’ASL (
American Sign Language) auprès d’Alan et Beatrix Gardner. À 4 ans, Washoe a un vocabulaire qui dépasse les 140 mots. C’est le début de recherches passionnantes et ininterrompues auprès de primates – citons Koko, le jeune gorille… – qui mettent en évidence la merveilleuse complicité interspécifique.
On sait que le chien qui peut apprendre au moins 300 mots/codes différents, pourtant les expériences scientifiques mettant en relief ces capacités canines sont encore peu nombreuses. Il est essentiel de défricher ces espaces pour mettre en évidence ces communautés hybrides. Pourquoi ? Parce que ces études signifient que les animaux ne répondent pas de manière instinctive et stéréotypée et robotisée aux présences, requêtes, commandements humains …. Leur réponse comporte visiblement une bonne part de pensée rationnelle. Dominique Lestel indique :
Le chimpanzé devient une personne à la suite de ses relations avec l’humain, mais cette transformation ne peut se faire que parce que l’animal concerné est déjà un sujet autonome faible.(L’animal singulier, p. 57)
Tags: 140 mots, 300 mots/codes, Alan et Beatrix Gardner, American Sign Language, ASL, association particulière, aventures scientifiques, chiens, chimpanzée, Dominique Lestel, Koko, langue, primates, relation, singes, sujet autonome faible, Washoe
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Le chien et l’université | Aucun commentaire »
24/09/2009
Il y a nécessité d’adopter une politique de gestion de l’animal dans la ville de Longueuil qui embrasse la totalité de la problématique. La manière dont les animaux sont traités dans une ville détermine la grandeur de ladite ville.
L’évolution des modes de vie sur les 50 dernières années a modifié le rapport que nous entretenons à l’animal. Il est urgent de concevoir le vivant autre qu’humain comme un facteur positif dans la vie urbaine : l’animal fait société tant il permet la permanence ou le rétablissement de passerelles sociales.
Le statut de l’animal familier ne cesse d’évoluer, mais cela ne va pas toujours naturellement de soi et n’est pas reflété dans les textes administratifs. Ainsi, le règlement CO-2008-523 sur le contrôle des animaux de la ville de Longueuil indique : « Constitue une nuisance le fait qu’un chien se trouve dans une place publique, un parc, un terrain de jeux, une piste cyclable sauf pour la traverser, un marché public, un espace de verdure, sur le terrain d’une école, dans un édifice public, une bibliothèque, une piscine, un aréna, un centre hospitalier, un édifice gouvernemental ou municipal ou tout autre endroit du même genre ».
Où peut-il être alors?
Forcer les propriétaires de chiens à tenir leur bête en laisse sur ses trottoirs et dans ses parcs ne répond pas aux besoins du chien et de son maître. En effet, un chien a besoin de courir. Le monde canin et l’Académie de médecine vétérinaire du Québec s’accordent pour dire que les chiens doivent être bien dans leur tête et bien dans leurs pattes pour pouvoir cohabiter harmonieusement et pour assumer leurs nouveaux rôles. Ils doivent courir et socialiser. Leurs maitres doivent les sortir et socialiser. AnimaQuébec indique que chaque jour les chiens doivent faire des exercices adaptés à leur état physiologique et doivent pouvoir faire au moins 30 minutes d’exercices en dehors de leur enclos. Pour voir le règlement de la ville de Longueuil suivi par au moins la vaste majorité des propriétaires de chiens, elle doit leur offrir un terrain d’exercice à proximité de leur domicile. Sinon, la plupart des propriétaires prendront le risque de laisser leur chien en liberté dans un parc, où il peut s’ébattre à son gré. Ainsi, le règlement de la ville de Longueuil expose les propriétaires de chiens aux amendes.
Actuellement, la Ville de Longueuil formée des arrondissements de Greenfield Park, Saint-Hubert et du Vieux-Longueuil et qui compte 389 938 habitants met à la disposition des citoyens trois aires d’exercices pour chiens, identifiées par signalisation, où la laisse n’est pas obligatoire. Et, à condition que le chien soit gardé en laisse, sont également accessibles le jardin du métro, l’espace de verdure en front du chemin Du Tremblay et le Parc de la Cité. Or ces espaces sont non accessibles à 80 691 résidents extérieurs aux villes de Longueuil et Saint-Hubert.
C’est pourquoi il est important de faciliter la relation au vivant, c’est « un élément constitutif de la qualité de vie en milieu urbain. La présence de l’animal contribue sans nul doute à l’élaboration d’un projet durable de prise en compte des attentes du citoyen. Chiens, chats mais aussi oiseaux, rongeurs ou tout autre représentant de la faune autochtone participent à l’humanité de l‘espace public» [1].
[1] La Lettre des Villes de l’Afirac, décembre 2008
Tags: Académie de médecine vétérinaire du Québec, amendes, AMVQ, animal, animal familier, AnimaQuébec, aréna, attentes du citoyen, besoins du chien et du maître, bibliothèque, centre hospitalier, chats, chiens, cité, cohabiter harmonieusement, concevoir le vivant, constitue une nuisance, courir, domicile, école, édifice gouvernemental ou municipal, édifice public, enclos, espace de verdure, état physiologique, évolution, exercices adaptés, faune autochtone, gestion, humanité de l‘espace public, l’animal fait société, marché public, modes de vie, monde canin, nouveaux rôles, oiseaux, parc, permanence, piscine, piste cyclable, place publique, Politique, présence de l’animal, propriétaires de chiens, qualité de vie en milieu urbain, règlement de la ville de Longueuil, relation au vivant, rétablissement de passerelles sociales, rongeurs, statut, terrain, terrain d'exercice à proximité, terrain de jeux, textes administratifs, trottoirs, vie urbaine, ville de Longueuil
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