Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Billets étiquettés ‘canicross’

Merci!

23/08/2011

Sandraetlechien laisse la place à Yvon Lasbleiz, l’âme du Trophée des montagnes 2011, voici son message:

La 5ème édition du Trophée des Montagnes vient de s’achever
Yvon Lasbleiz, organisateur du Trophée des montagnesC’est ainsi que le Trophée des Montagnes rassemble des athlètes qui ont, avant tout, la passion de leur sport, le sens de la rigueur et de l’effort, le respect des autres….mais aussi l’esprit de compétition et la volonté de se dépasser. Et pour cette 5ème édition, vous avez, j’en suis persuadé, donné le maximum de vos possibilités.
Performance, endurance, exigence….le canicross pratiqué lors du Trophée des Montagnes est sans nul doute une discipline sportive de tous les superlatifs. Malgré tout, comme à son habitude le TDM favorise la participation, n’éliminant personne et permettant à chacun de pratiquer et de participer selon ses souhaits.
Il s’est ainsi donné les moyens de son succès en associant dans un concept amical toutes les populations de compétiteurs et en créant une manière de penser « canicross » qui ne peut laisser indifférent et qui participe assurément à le rendre accessible au plus grand nombre avec le souci, la volonté d’aller toujours plus loin.
L’exploit de chacun réside surtout dans le fait dLa descente de Vaujany‘enchaîner onze épreuves. Quelles que soient les distances parcourues, les dénivelés, c’est leur combinaison qui rend cette compétition remarquable.
Assurée d’un succès jamais démenti, force d’attraction pour un public qui lui renouvelle d’année en année sa confiance, cette épreuve témoigne, si besoin en était, de la réussite d’une manifestation sportive et de l’aboutissement d’une dynamique associative dont chacun ne peut que s’enorgueillir.
L’épreuve finale à Auris est toujours aussi extraordinaire… sensations inoubliables… moments de reconnaissance pour l’accomplissement d’une compétition qui peut s’avérer parfois très longue pour certains…
Donc, félicitations et chapeau bas à tous les canicrosseurs
(ndlr: expression française) qui par leur présence nous encouragent à tout faire pour maintenir cette belle épreuve malgré les difficultés croissantes.

Dans notre petite famille sportive, il y a les concurrents bien sûr et malheureusement comme partout une espèce en voie d’extinction : les bénévoles. (ndlr: ils sont moins de 30 pour assurer ce succès!). Sincères remerciements à chacun d’entre vous, pour votre implication énorme, votre soutien dans les moments difficiles, au fil des épreuves mais aussi dans sa préparation. Vous qui avez affronté, tout au long du TDM 2011, maints petits soucis, et qui vous êtes investis sans compter à mes côtés pour que chaque étape soit une réussite.
Je ne me lancerai pas dans l’énumération d’une longue liste afin d’éviter un oubli, malgré tout un merci particulier à Ghislaine, ma compagne, pour sa patience, sa compréhension. Avec foi, enthousiasme, nous avons travaillé ensemble dans un seul but : permettre aux concurrents de pratiquer leur passion dans les meilleures conditions possibles, de partager des moments d’amitié et de solidarité, sans aucun autre intérêt que de les voir se faire plaisir.
Mes remerciements vont également à l’ensemble des stations (Villars Reculas, Oz en Oisans, Allemont, Vaujany, Auris en Oisans) qui soutiennent depuis le départ le Trophée des Montagnes et donc notre sport avec l’implication toujours aussi efficace des Offices de Tourisme et de leurs services (techniques et administratifs)
TDM-2011Mes remerciements à l’ensemble de nos partenaires pour leur généreuse dotation et leur soutien (Dog Chow Purina, ZOO CLUB, ISS Espaces Verts, Gens de la Montagne, Eau de Vals les Bains, Aprico, Sans Laisse, Vos Chiens magazine, Animal infos, Santévet, Endorphonmag, Endurance shop, Aprico, Date Dog, Raidlight, Présence animale, Conseil Général de l’Isère, Le Dauphiné Libéré, Les Affiches de Grenoble, Radio France Bleue Isère)

Merci à chacun pour m’avoir fait vivre des moments forts et intenses où tout était vraiment super fabuleux. Pour conclure, nous espérons simplement que vous garderez le meilleur souvenir de ce Trophée des Montagnes 2011.

Courir avec son chien est un authentique exercice spirituel

22/07/2011

Voici venu le moment de charger les running et le harnais dans le sac de voyage. Cela fait 47 semaines que Sapi et moi nous entrainons en vue du Trophée des montagnes 2011. Il s’en est passé des choses. Des images en filigrane dans le coeur, des instants gravés dans les muscles des jambes.

Depuis 1 an, grâce à Jean-François le coach on a couru, on s’est dépassés, sans vraiment jamais réaliser ce qui était entrain de s’accomplir, l’essentiel était de courir et de sortir … Par tous les temps, souvent seuls sur la trail, 4 fois/semaine, neige, froid, glace rien ne nous a arrêté. Car il y avait ces moments où nos deux souffles entraient en écho, où la foulée ne faisait plus que 6. Ça arrive, plus souvent qu’autrement quand la beauté d’un sentier unit l’humain-l’animal-le végétal. Ainsi est venu le printemps tardif et mouillé et les premières chaleurs qui ont charriées leur lot de tiques…. Il reste des images merveilleuses en tête, ce soir de décembre le long du fleuve St-Laurent, l’eau gonflée des premières précipitations neigeuses et Montréal parée des couleurs festives de Noël lovée dans un halo brumeux. Ou ce dimanche de printemps quand les oies sont passées si bas que Sapi et moi nous nous sommes arrêtés… leurs ombres glissaient.

mon 1er demi-marathon!1h50 - 20,17 kmsEt puis ce premier demi-marathon… pas couru vite, pensez, mais fait, on l’a fait! Puis on l’a refait encore et encore jusqu’à améliorer notre temps de…1H!

Rythme hebdomadaire d’entrainement, scansion de l’agenda, moments d’exception bien éloignés des routines du quotidien, c’est ça qui manque déjà…
Près de 2900 kms ont été parcourus depuis le mois d’août 2010, dont 900 environ en canicross (sans compter les sorties de canitrottinette juste pour Sapi)… À quoi ça correspond toute cette distance ? À un détour. Pour me rassembler moi,  avoir les pieds sur terre au sens physique et moral du terme, c’est-à-dire entrer de plein pied dans l’existence, être en devenir avec mon chien. Ce sont ces moments de communion qui apaisent les tensions internes tout en en créant de nouvelles et deviennent physiologiquement nécessaires.

Courir avec son chien est un acte de subversionCourir avec son chien c’est prendre son temps, c’est forcément prendre du temps (le voler sur la vie?), le temps de plonger dans son intériorité, n’habitant plus à la surface de soi, entrant en la seule profondeur. Le recours à la forêt, à la montagne, aux sentiers, est une échappée belle pour reprendre son souffle, affûter ses sens, renouveler sa curiosité. Le chemin parcouru, même pour quelques heures, rétablit un centre de gravité.

Courir avec son chien est un acte de subversion: c’est entrer en Nature, c’est aller là où peu vont, sans savoir où l’on va, c’est se rassembler.

Courir avec son chien est un authentique exercice spirituel.

S’entrainer pour gagner du moral et pour en perdre

21/01/2011

Trophée des MontagnesConfiance et complicité sont les maîtres mots qui  motivent les entrainements en canicross. Que ce soit pour préparer le Trophée des Montagnes  ou pour courir en meute, ça prend un plan d’entrainement pour le 2 pattes et un plan d’entrainement pour le 4 pattes et une gestion des essais et des erreurs…  Peu de choses affectent autant la relation avec nos chiens que la confiance. Elle n’est jamais vraiment acquise, elle se reconstruit chaque jour sur des bases toujours plus solides. En confiance, le chien nous suivra dans nos motivations et nos jugements, dans nos décisions même les plus saugrenues comme prendre un avion… En canicross, et dans la vie sportive de tous les jours, le chien devrait coopérer en toutes circonstances, faire un 6 pattes en un seul équipage, unis dans les moments difficiles. Et dans tout entrainement de canicross, de skijoering, de trotinette, il y en a.
Ça commence par le choix des terrains d’entrainement, alterner la nouveauté, le jeu si possible de nouveaux dénivelés, les distances… Autant d’éléments qui vont garder le chien en éveil. En tout temps, remettre en forme l’humain pour que le canin ait du plaisir à canicourir. Le chien tire l’humain, si le deux pattes traine la patte, le quatre pattes peut déchanter et se désintéresser.Championnats canadiens-Bristol-automne 2010
Dans les courses comme les entrainements, les coussinets peuvent s’abimer, aussi faut-il miser à les renforcer préalablement en courant sur toutes sortes de terrain pour éviter les blessures immobilisantes, étirer le chien avant et après, les muscles sont fragilisés, tous ces gestes renforcent la relation. Et puis, la nourriture et les compléments alimentaires riches permettent de compenser un manque et de précupérer immédiatement après l’effort.

En parallèle, le coureur humain ne se prépare pas tant à faire des kilomètres : endurance! endurance! endurance! Que du temps…. Imaginez le plaisir de votre chien si vous pouviez l’accompagner dans sa course véritablement… Par exemple, les étapes du TDM ne sont pas très longues -  en moyenne 7.5 kms/jour -  mais, ça ne se canicourt pas en dedans de 25 minutes! Il faut prendre en considération la dénivellation des Alpes françaises. Certains forums indiquent qu’il faut multiplier le temps habituel de course par 1.5…. pour les meilleurs (résultats 2010).
Ça veut dire aussi que le chien devra tenir autant d’heures attelé…. en confiance… et offrir à son chien les conditions optimales …. Une confiance peut se perdre par une mauvaise appréciation d’une situation … Ne rien mésestimer sur un sentier… La banalité humaine est anormale dans un langage canin…. et peut valoir le  retrait du chien. 
Chaque jour remettre sur l’ouvrage l’œuvre de confiance!

Air Canada ne favorise pas les voyages avec son chien l’été…

14/01/2011

Sandraetlechien ne risque pas pTrophée des montagnes 2001rendre un vol Air Canada pour se rendre au Trophée des Montagnes, en août prochain.
En effet, Air Canada a mis fin à son service de transport en cabine des animaux de compagnie dans l’ensemble de son réseau le 18 septembre 2006, mais depuis 2009 les petits chiens et les chats sont désormais acceptés. En temps normal, Air Canada accepte les animaux de compagnie mais 70 lb animal et cage combinés… On parle pas d’un chien sportif:(

air canada-animal comme bagage

À cela  s’ajoute des périodes annuelles d’interdiction. Compte tenu de l’augmentation des coefficients de remplissage, Air Canada ne transporte pas d’animaux de compagnie:

  • du 18 décembre au 7 janvier (l’interdiction s’applique au transport des animaux en soute et par l’entremise de Air Canada Cargo)
  • du 20 juin au 10 septembre (l’interdiction s’applique au transport des animaux en soute).

Qu’entend-on par restrictions saisonnières?
Air Canada ne transporte pas d’animaux de compagnie dans le compartiment à bagages de certains de ses appareils aux dates et pour les raisons indiquées ci-dessous. De plus, les compartiments à bagages ventilés à température contrôlée sont accessibles à bord de certains appareils seulement.

air canada

 

Pour aller plus loin:
Prendre l’avion avec son chien

Point intéressant : Air Canada accepte uniquement les chiens à titre d’animaux de soutien affectif ou psychiatrique

Le canicross, quintessence de la relation anthropocanine

20/09/2010

C'était aux championnats du monde Dryland 2009Le canicross c’est une relation. Le canicross est aussi un sport. C’est courir avec son chien. Il y a donc deux athlètes, 6 pattes, le chien et l’humain. Quand un des deux dans le lien est blessé, la course ou l’entrainement est reporté. C’est la beauté de ce sport qui s’adresse à tous, amoureux des activités de nature, de sensations fortes, découvreurs de paysages et de méditation active dans un cadre naturel.
Mais avant de courir, il faut commencer par marcher, avec un chien, on ne parvient pas à  faire une canicross dans le bois de 7, 5 kms comme ça en se levant un  matin. C’est un entrainement long car non seulement l’athlète humain doit se mettre en forme, mais en plus il doit co-apprendre avec son chien à courir au diapason et oui à perdre le souffle plusieurs fois : le canin a aussi besoin d’être encouragé. Faire courir un chien n’est pas évident: il faut le motiver. Lui dire, redire, rappeler, ressasser les commandements. C’est normal et beau si et seulement si rien n’est fait sous la contrainte et dans une ambiance malsaine. L’essentiel dans ce sport d’endurance, attelé, est d’être présent et constant.
Une bonne connaissance du chien est nécessaire pour mettre en place les commandements de base, pour apprendre des comportements de son co-athlète-chien. Quand il tourne les oreilles, qu’est-ce que cela veut dire pour lui? Quand il commence à vouloir sentir sur le bas côté, quels sont ses signes avant-coureurs? Quelle réaction a-t-il lorsqu’un autre chien le dépasse?… Aussi faut-il connaître son chien avant de commencer, savoir ce qu’il aime, comment il l’aime et accepter la progression, la lenteur de la progression, la lenteur de l’apprentissage des instructions. Commencez par le début : en adoptant un point de vue canin : courir en fractionnant les étapes. Pour un poilu, c’est plus naturel comme type de course et surtout plus amusant. Une étape jusqu’au lac pour se baigner et se désaltérer, une étape jusqu’à un autre lieu digne d’intérêt…. pour le chien… Et pour finir une récompense de taille : à chacun la sienne, des félicitations tout le temps, constamment, le chien est bon et beau de courir attelé à un humain. Inlassablement, pendant la course (surtout dans les premiers temps), il faut parler à son chien afin qu’il sache que vous l’appréciez, que vous appréciez ce moment, que vous reconnaissez son effort, que vous êtes contents.

imagesCAW558QELe canicross c’est la quintessence de la relation imagesCAW558QEanthropocanine. Car, il arrive un moment où les deux souffles sont en écho, où la foulée ne fait plus que 6, où l’énergie porte les deux athlètes. Ça arrive, plus souvent qu’autrement quand la beauté d’un sentier unit l’humain-l’animal-le végétal. Ce sont des moments de communion, et c’est certainement pour quoi je cours.

horaire du séminaireEn fin de semaine se tient le premier séminaire de canicross du Québec
Ce séminaire est organisé par Canicross Québec à l’intention des coureurs de canicross qui désirent progresser, améliorer leurs sensations et leurs connaissances en canicross. Trois intervenants spécialisés nous apporterons leurs conseils et leurs expériences.
Ludovic Coulaux, Champion du monde de kart 6 chiens (2009), Vice-champion de France de Ski-joring
Jolyanne Bérubé, Kinésiologue, entraineure et coureuse de course à pied
Bruno Saucier, Guide professionnel de traineau à chiens, rafting et canot

Pour ce nouveau canicross : des chiens comme outil de thérapie

07/06/2010

Article paru dans le quotidien français – La Voix du Nord - le jeudi 27.05.2010
Certains handicapés avaient avant une peur bleue des chiens. Maintenant, ils leur parlent!
Ils étaient douze, venus des maisons de Sin-le-Noble et Roubaix de l’AFEJI, association qui lutte contre les handicaps et les exclusions par l’éducation, l’insertion sociale et professionnelle, à participer au canicross de l’ASLA. …
L’année dernière, pour la première fois, un groupe de personnes handicapées intellectuelles avait participé à cette manifestation sportive. L’expérience fut si bénéfique qu’elle a été renouvelée et, en lien avec l’association Passeurs Ailes, présidée par Marie Masson, qui intervient dans le cadre d’actions ou de thérapies assistées par les animaux, douze personnes se sont inscrites à la course. Avec leurs neuf compagnons à quatre pattes, des huskies, les sportifs ont participé, pour trois d’entre eux en courant et pour les neuf autres en marchant.
Au sein de l’association, Marie Masson a en charge les activités associant des animaux tandis que sa vice-présidente, Régine Balavoine, se charge de la thérapie assistée. Marie s’est donc chargée de rassembler les chiens, trouvés dans sa propre famille et chez des proches. « Pour cette course, lors des entraînements, chacun a effectué les 5 km à son rythme et l’intervention de Benoît Delaplace (entraîneur de l’ASLA) a permis d’estimer les capacités de chacun. » On prétend souvent que la présence d’animaux aux côtés de la personne handicapée est des plus bénéfiques, Régine le confirme : « Parmi les personnes présentes, certaines avaient une peur bleue des chiens. Aujourd’hui ce sont presque les plus acharnés. Ils leur parlent et, parfois, disent des choses qu’ils ne diraient pas à leurs éducateurs. » Au regard de ces résultats, on comprend que l’expérience engagée l’année dernière se soit répétée et on ne doute pas que l’année prochaine, un nouveau groupe participera au canicross du dimanche de Pentecôte.

Canicross, un sport complémentaire

06/04/2010

Marie-Ève est une jeune femme qui court, son objectif : terminer le marathon en septembre prochain. Cela fait un an qu’elle s’y prépare. Depuis quelques semaines, elle a intégré le canicross dans son programme d’entrainement. Tout un changement dans ses performances…

La plus grosse différence entre le canicross est la course « normale » est définitivement la cadence. En course « normale », le nombre de foulées est très important, mais en canicross, c’est pratiquement impossible pour moi de courir en faisant un nombre de foulée minimal (3 foulées/seconde) en raison de la très grande vitesse. Pour cette raison, c’est beaucoup plus difficile sur les articulations parce que comme la foulée est plus grande, l’impact au sol est également plus grand. Je crois que c’est un des plus grands défis parce que mon corps est habitué de courir en faisant 3 fois plus de foulées. Par contre, à force d’aller courir en canicross, je commence à courir plus en douceur. Les premières fois en canicross, je courrais un peu à contre-courant. Mon corps étant habitué à courir d’une certaine façon (le nombre de foulée par seconde, la position des bras, des mains, etc.), j’ai dû m’ajuster en trouvant une autre façon de courir. Lewis exprime sa hâte de courir
L’autre grande différence est la vitesse. Je ne pourrai jamais courir à cette vitesse par mes propres moyens… à mon grand désarroi! Comme c’est plus rapide, le cardio est toujours à son maximum. Quand je m’entraîne en course « normale », il m’arrive souvent de courir vite, mais à la vitesse que nous courrons avec les chiens, ce serait impossible de tenir sur d’aussi longues distances. En entraînement, il y a 5 vitesses de course. 1, 2, 3, 4 et 5. La 1 étant la vitesse la moins rapide (ce qui signifie : être en mesure de parler comme si on est assis dans son salon en train de prendre le thé) et la 5 étant la plus rapide (communément appelé le sprint). En canicross, nous sommes probablement entre la 4 et la 5 (la vitesse 5 est impossible à maintenir sur de longues distances…c’est la vitesse des sprinters de 100 et 200 mètres), mais comme le chien nous aide en nous tirant, nous sommes en mesure de courir plus longtemps à cette vitesse.
 Lorsqu’on s’entraîne pour des marathons, l’entraînement de base comprend au moins une sortie de course rapide par semaine. Ça peut être du speedwork, des intervalles ou du fartlek séance chronométrée de course par intervalles. Les entraînements en canicross sont compris dans mes sorties de fartlek. Les entraînements de vitesse en course d’endurance servent à plusieurs choses, dont entre autre, à pousser le corps. C’est ce qui donnera le coup de main qu’un coureur aura besoin pour courir et terminer une course en force. Donc, le canicross m’aide énormément dans mes entraînements. Je ne pourrai pas faire que ça, car je dois quand Départ de la course du 6 mars 2010même être en mesure de pouvoir pousser par mes propres moyens, mais c’est définitivement un entraînement de vitesse intense. Au lieu de pousser mon corps à courir plus vite, je pousse mon corps (surtout mes jambes) à travailler plus vite. Quand je cours seule, les muscles du fessier et les ischio-jambiers (l’arrière des jambes) sont les plus sollicités parce que tu pousses pour te donner l’élan pour avancer. En canicross, ce sont les quadriceps (le devant des jambes) qui sont les plus sollicités parce que ce sont ces muscles qui font que ta jambe lève et avance. Ce qui ne peut pas nuire, surtout dans les montées et les descentes!Un départ canin c'est aussi une cohue
Au début, le canicross était pour moi une occasion de combiner ma passion de la course et des chiens. Je dois par contre admettre que maintenant, je me sers de ça pour mes entraînements. Mon coach n’est pas familier avec le canicross, mais lorsque je lui ai donné une idée de la vitesse à laquelle on court et que je lui ai demandé d’inclure mes sorties de canicross dans mon programme d’entraînement, il a tout de suite vu que ça pouvait m’aider à augmenter ma vitesse de course.
Sur la ligne d'arrivéeMerci à Marie-Ève de s’être arrêtée quelques instants pour nous partager sa passion et hop…. la voilà repartie sur les chapeaux de roues….
Bon vent et pattes à Lewis

Si le cœur vous en dit, voici à quoi ressemblent les semaines d’entraînement de Marie-Ève :
 Lundi/cross fit – Mardi/intervalles – Mercredi/off – Jeudi/canicross - Vendredi/hills – Samedi/canicross + easy – Dimanche/longue sortie

Pour en savoir plus :
http://www.sortiedechien.com/en/node/52344
http://www.sortiedechien.com/fr/node/77744v
Canisport avec Daniel Mélaçon – Salut Bonjour

Qu’on se le dise :
Il y a aura une canicross au 9e Festival Plein Air, le 16 mai prochain sur le site du parc Jean Drapeau, à Montréal

Le canicross en harmonie

19/12/2009

Le cani-cross : l’art de courir en harmonie avec son chien
Article sur canicross dans les pages du Courrier du sud

Championnats du monde dryland

28/10/2009

championnats du monde dryland

La course des meilleurs

25/09/2009

bec-scie-26-27sept (96)

bec-scie-26-27sept (105)

bec-scie-26-27sept (120)bec-scie-26-27sept (122)ligne d'arrivée-il y aura un dôme électronique pour les chronosLe CHAMPIONNAT du MONDE DRYLAND une première pour le Québec, les meilleurs y seront  …
Du 29 octobre au 1er novembre.
parcours-2.5kmsretour de course

Pour plus d’infos:
http://www.canicross.info/blog/
http://www.canicrossquebec.org/
http://www.sortiedechien.com/node/72313


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