Sandra Friedrich
    Blogueuse sans frontière ni censure, Sandra Friedrich multiplie les thèmes.

    Forte d’une scolarité de doctorat en anthropologie et journaliste pigiste, elle a choisi l’Internet pour partager ses idées. Sandra Friedrich se spécialise dans la relation entre l’homme et l’animal de compagnie, plus précisément le phénomène anthropo-canin. Comme elle le dit si bien : « pour moi l'important reste l'humain en contact avec une autre espèce et le fait que dans notre société, le chien est encore vu comme une mécanique, un outil. On ne peut plus penser l'animal comme ça. C'est contre-productif et contraire aux expériences scientifiques du monde éthologique ».

    Elle concrétise également sa passion du contenu à titre de journaliste humanitaire par le biais de ses articles, dossiers et collaborations sur la zoothérapie, les médias communautaires, l’Afghanistan, l’Afrique, l’eau, les soins palliatifs, le prématuré en croisement avec ses critiques littéraires, enquêtes et essais. [+]
Manifesto
    Est-ce qu’un blogue peut changer le cours des choses? Est-ce qu’écrire et découvrir peuvent nous aider à mieux vivre? Est-ce que partager une opinion et multiplier la différence peuvent nous aider à mieux être? Avec ce blogue à la ligne éditoriale forte assurée par Sandra Friedrich, elle nous fait la démonstration qu’on peut bloguer pour aider, éveiller, partager et pourquoi pas éduquer. L’opinion peut devenir quelque chose de collectif, la prise de position est donc de mise et permise sur ce blogue. [+]

Billets étiquettés ‘bien-être’

À quoi bon assurer la santé et le bien-être d’un objet de consommation?

09/12/2010

stratégie québécoise de santé et bien-être des animauxLa Stratégie québécoise de santé et de bien-être des animaux intitulée « Pour UNE santé bien pensée ! » ne vise pas tant à protéger les animaux que les humains. Cette Stratégie ne concerne pas tant les animaux de compagnie que les animaux destinés à l’alimentation humaine et à l’élevage. In fine cette Stratégie a pour objectif de prévenir des épisodes de maladies infectieuses dues aux animaux. L’épisode de fièvre aphteuse au Royaume-Uni, en 2004, a bien mis en évidence l’effet des maladies animales sur l’économie et la société, peut-on y lire…

Rappelons la vision de cette Stratégie :

Le Québec privilégie le partenariat, l’innovation et la communication afin d’améliorer la santé et le bien-être des animaux et de contribuer à la santé publique et à la vitalité du bioalimentaire.

Dans ce texte, il n’est fait mention des chiens et des chats – doit-on comprendre que c’est là la définition du gouvernement pour des animaux de compagnie? – qu’en 2 paragraphes :

  • les chiens et les chats sont inclus dans la Stratégie, en particulier lorsqu’ils sont destinés à l’élevage ou qu’ils servent à des activités commerciales ou sportives.
  • La Stratégie vise principalement les animaux destinés à l’alimentation humaine et à l’élevage, par exemple les bovins laitiers et de boucherie, les porcs, les volailles, les moutons, les chèvres, etc. Toutefois, compte tenu de l’étendue des responsabilités du Ministère, notamment en matière de santé publique et de bien-être des animaux, elle concerne également toutes les espèces animales (animaux de compagnie, espèces fauniques, animaux de production) lorsqu’elles peuvent affecter la santé des humains.

 Où sont les conclusions du Groupe de travail sur le bien-être des animaux de compagnie, ‘Vers un véritable réseau pour le bien-être des animaux de compagnie’ ? Seront-elles intégrées dans un projet de loi plus vaste? Anima Québec nous promet que 2011 sera l’année du bien-être animal.
C’est quoi un animal de compagnie ? 

Pour en savoir plus :

Papa, maman, bébé et…fido! L’animal de compagnie en droit civil ou l’émergence d’un nouveau sujet de droit

Et le bien-être de l’animal?

10/04/2010

Joel Dehasse, vétérinaire comportementaliste diplômé, Spécialiste européen (D-ECVBM-ca) confiait : « de nombreux chiens n’aiment pas les activités de zoothérapie auxquelles ils sont forcés de participer. Il faut veiller à respecter les animaux sans les transformer en médicament à usage humain ».
Cette sollicitude fait écho aux problématiques soulevées par Fabienne Delfour, Dre ès Ethologie Cognitive, lors du Congrès international ‘L’enfant avec handicap et l’animal’, en 2008 :

Les Thérapies Assistées par l’Animal (T.A.A.) se caractérisent par leur diversité, tant au niveau des effets thérapeutiques attendus que des conditions de leur réalisation. Cependant si nous souhaitons analyser l’efficience de ces pratiques d’un point de vue scientifique, il est nécessaire de trouver un/des cadre(s) conceptuel(s) pertinent(s) pour comprendre ce qui se passe pour le patient et pour l’animal. La triade patient-thérapeute-animal constitue le socle de ces thérapies. Les bénéfices thérapeutiques sont souvent examinés et rapportés dans la littérature concernée. Malheureusement, les conséquences de ces usages et les implications pour l’animal sont encore trop peu analysées. Il serait bon de se préoccuper de l’état de bien-être de l’animal non seulement au cours des séances mais aussi sur le long-terme. Des éléments de réflexion sont proposés pour comprendre les processus impliqués et essayer de construire une approche plus respectueuse de l’ensemble des acteurs.

Les T.A.A œuvrent en faveur d’un mieux-être du patient. Cependant, dans la triade « patient – thérapeute – animal » il semble que la prise en compte du bien-être animal soit malheureusement négligée. Ce bien-être est double, en effet l’animal doit « bien se porter » (sphère physique) et « bien se sentir » (sphère mentale ou psychologique).


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