Un avocat pour mon chien
07/03/2010Les Suisses doivent trancher aujourd’hui s’ils veulent que tous les cantons aient leur avocat pour animaux, comme c’est actuellement le cas pour Zurich. Antoine F.Goetschel, le seul avocat du genre en Suisse, prône un oui à l’initiative populaire de la Protection suisse des animaux.
Certains parlent d’initiative complètement inutile. En quoi la généralisation d’un avocat pour animaux est-elle nécessaire à vos yeux?
Antoine F.Goetschel: Les procédures pénales sont trop compliquées et coûteuses. J’interviens pour les simplifier en aidant la justice dans son travail, car une amende infligée trop tard n’a plus grand effet. C’est comme de punir un chien longtemps après sa bêtise, il ne saura pas pourquoi et cela ne servira à rien.
Mais ne va-t-on pas trop loin dans la protection des animaux?
Je ne suis pas d’accord. Chaque procédure qui est lancée est déjà une victoire. Et les avocats doivent appuyer les minorités qui peinent à se défendre seules, comme les enfants battus ou les femmes abusées. Les animaux sont aussi une minorité. La loi pour la protection des animaux concerne tous les vertébrés. Chacun d’entre eux a le droit d’être représenté, même si je m’occupe plus des animaux proches de l’homme. Sur 224 procédures ouvertes en 2008, 138 concernaient des chiens, 28 des vaches, 12 des chats, 6 des chevaux, 6 des lapins et 6 des porcs. J’ai même eu un cas de poisson, je l’ai traité comme un autre.
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