AnimEscale le dernier rempart contre la violence faite aux animaux
20/05/2011La raison d’être essentielle d’AnimEscale est résumée dans cette tranche de vie. Alors que Nicole Messier, sa fondatrice, arrive auprès d’une femme et de son enfant victimes de violence conjugale pour prendre soin du chien, la petite fille regarde droit dans les yeux Nicole, ‘mes poissons sont mes amis, je leur dis tout et ne me dis pas que ce n’est que des poissons, tu me promets que tu en prendras soin’. Le père venant de jeter à terre l’aquarium.
Depuis le 14 février 2008, la mission AnimEscale accueille les animaux domestiques des personnes qui séjournent en centre d’hébergement pour victimes de violence conjugale. Nicole est restée 1 an avec son abuseur parce qu’à l’époque ‘je ne savais pas quoi faire pour mes animaux, j’avais peur’, dit-elle. Lorsqu’enfin sortie du cercle de l’enfer, elle a eu l’idée de créer ce centre d’accueil. En 24 jours, 31 animaux étaient déposés dans son établissement situé dans la région de Lanaudière.
Ça prend du temps à recouvrer la force physique, psychique, spirituelle après une relation violente, aussi Nicole garde les animaux jusqu’à 3 mois. Chaque animal est vu par des experts et spécialistes (chien, lapin, chat, reptile…) et grâce à l’engagement de 5 cliniques vétérinaires, les soins sont prodigués.
Chaque jour elle prend des photos de ses protégés et les partagent avec avec les enfants – surtout les enfants – en leur disant/montrant que leur animal va bien. Une fois par mois, les familles qui en ressentent le besoin rencontrent leur animal, c’est la PausANImale. La rencontre permet à l’enfant de savoir que ce point d’attache existe encore. Cependant, Nicole est extrêmement précautionneuse : la PausANImale se déroule dans des endroits confortables et sécuritaires, s’assurant ainsi d’échapper au rayon d’action de l’abuseur.
Lorsque toutes les options de proximité (famille, amis, gardienne…) pour la garde pour l’animal se sont avérées vaines, alors les services de police ou les intervenant(e)s d’un des nombreux centres d’hébergement mettent en contact les victimes de violence qui séjournent en centre d’hébergement et AnimEscale.
150 demandes/an sont adressées, et peu importe où la victime habite, Nicole ne veut ‘jamais avoir à dire non’. Aussi a-t-elle monté un réseau d’une vingtaine de familles d’accueil réparties dans toute la province. Devenir famille d’accueil pour la Mission AnimEscale n’est pas une mince tâche vu le contexte particulier dans lequel vivaient/vivent les familles qui confient leurs animaux.
Pour un nouveau départ, AnimEscale est un concept d’entraide et de soutien unique. Là il s’agit de lui re-donner un nouveau départ : aggrandir le bâtiment d’accueil !
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