Les clés de la violence
07/12/2010L’une des caractéristiques les plus violentes de l’esprit occidental, c’est cette attirance incroyable et puissante pour le contrôle pur, y compris émotionnel et affectif. C’est particulièrement magnifier dans la robotique actuelle.
Il est peu probable contrairement à ce qu’affirme le ShopWiki Blog qu’un robot puisse permettre à l’enfant de s’éveiller et d’apprendre. Apprendre des logiciels ludo-éducatifs, c’est assez évident on parle de robot mais apprendre un chien, absolument pas, ces petites machines ne remplaceront jamais l’interaction avec un chien. Car interagir avec un animal apporte la satisfaction de besoins émotionnels fondamentaux comme le toucher et l’intimité d’une relation enveloppante, dans une relation qui est sans danger sur le plan des complications émotionnelles (Jérôme Michalon).
En quoi ces produits issus de la technologie peuvent attendrir les enfants ? Le mode de vie réglé qu’implique le fait de partager sa vie avec un animal en chair et en os ; ou encore le caractère non ambiguë des sentiments exprimés par l’animal comme une source de confort émotionnel pour l’humain ; ça ne se retrouve pas avec un animal-robot.
Par contre un robot a ceci de simple : il ne nous force pas à réfléchir à notre comportement, à compenser notre handicap dans la compréhension de l’Umwelt canin, il ne nous renvoie pas nos biais de communication. Aussi sophistiqué soit-il, un robot animal ne peut faire ressentir les effets physiologiques du contact avec l’animal.
Dominique Lestel va plus loin : ‘la robotique autonome actuelle constitue la forme pure de la domestication – sans l’animal et pure parce que précisément sans animal’. (Animal singulier, p. 99)
Offrir un robot animal à votre enfant pour Noël c’est lui offrir les clés de la violence.

La TAC n’a pas répondu à toutes les exigences spécifiques de la biomédecine, les médecins semblent lucides sur l’incertitude qui entoure cette approche thérapeutique très confrontante surtout pour leurs rôles et responsabilités au vue de la foi des patients. L’homme ne trône plus en solitaire dans son règne, son laboratoire, son unité de soins… Désormais l’animal entre dans l’antique interdit et les équipes médicales valorisent la notion de « communauté hybride » pour désigner l’association interspécifique entre les hommes et les animaux, fondé « sur des intérêts réciproques et des échanges mutuels » (Dominique Lestel, Animal singulier).