25/02/2010
Tout jeune vétérinaire au Canada prononce un Serment (Serment vétérinaire canadien) en entrant en fonction :
En tant que membre de la profession de médecin vétérinaire, j’affirme solennellement que je mettrai mes connaissances et mes compétences scientifiques au service de la société.
Je m’efforcerai de protéger la santé et le bien-être des animaux, de soulager leurs souffrances, de protéger la santé publique et écologique et de travailler à l’avancement des connaissances médicales comparées.
J’exercerai ma profession consciencieusement, avec dignité et conformément aux principes de déontologie de la médecine vétérinaire.
Je m’efforcerai sans cesse d’améliorer mes connaissances et mes compétences professionnelles et de respecter les normes professionnelles et déontologiques les plus rigoureuses à mon égard et à celui de la profession.
Le vétérinaire est donc « responsable de la transformation, de la réparation, de la réadaptation et de la destruction des ‘unités’ malades ou non fonctionnelles. Il sert à adoucir et humaniser l’exploitation des animaux », écrit Charles DANTEN, dans Un vétérinaire en colère, VLB Éditeur 1999 en p 141. Les récentes statistiques semblent lui donner raison.
Selon un sondage réalisé en 2008 par la firme Léger Marketing pour le compte de l’Académie de médecine vétérinaire du Québec en association avec CDMV et Hill’s Pet nutrition, 261 000/an sont donnés, vendus, euthanasiés ou perdus. Notons au passage que cs chiffres sont co-publiés par l’industrie de l’alimentation et qu’il se pourrait qu’ils soient de bien inférieurs à ceux que donnent les sociétés protectrices des animaux. Quelques que soit le motif – problèmes de santé, de vieillissement, de mauvais comportement, de contrainte règlementaire, d’allergie, de manque d’espace ou d’argent – 23% des chiens ne durent pas plus de 2 ans dans un foyer. Un grand nombre ne meurt donc pas de leur belle mort. Et l’humain prétend les aimer comme ses enfants….
Mais au fait, qui les euthanasie ?
Pour plus d’informations:
http://tva.canoe.ca/emissions/salutbonjour/veterinaire/20955.html
Tags: Académie de médecine vétérinaire du Québec, AMVQ, CDMV, Charles DANTEN, dans Un vétérinaire en colère, Hill’s Pet nutrition, Michel Pepin m.v., Serment vétérinaire canadien, SPCA Rive Sud, www.veterinet.net
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24/09/2009
Il y a nécessité d’adopter une politique de gestion de l’animal dans la ville de Longueuil qui embrasse la totalité de la problématique. La manière dont les animaux sont traités dans une ville détermine la grandeur de ladite ville.
L’évolution des modes de vie sur les 50 dernières années a modifié le rapport que nous entretenons à l’animal. Il est urgent de concevoir le vivant autre qu’humain comme un facteur positif dans la vie urbaine : l’animal fait société tant il permet la permanence ou le rétablissement de passerelles sociales.
Le statut de l’animal familier ne cesse d’évoluer, mais cela ne va pas toujours naturellement de soi et n’est pas reflété dans les textes administratifs. Ainsi, le règlement CO-2008-523 sur le contrôle des animaux de la ville de Longueuil indique : « Constitue une nuisance le fait qu’un chien se trouve dans une place publique, un parc, un terrain de jeux, une piste cyclable sauf pour la traverser, un marché public, un espace de verdure, sur le terrain d’une école, dans un édifice public, une bibliothèque, une piscine, un aréna, un centre hospitalier, un édifice gouvernemental ou municipal ou tout autre endroit du même genre ».
Où peut-il être alors?
Forcer les propriétaires de chiens à tenir leur bête en laisse sur ses trottoirs et dans ses parcs ne répond pas aux besoins du chien et de son maître. En effet, un chien a besoin de courir. Le monde canin et l’Académie de médecine vétérinaire du Québec s’accordent pour dire que les chiens doivent être bien dans leur tête et bien dans leurs pattes pour pouvoir cohabiter harmonieusement et pour assumer leurs nouveaux rôles. Ils doivent courir et socialiser. Leurs maitres doivent les sortir et socialiser. AnimaQuébec indique que chaque jour les chiens doivent faire des exercices adaptés à leur état physiologique et doivent pouvoir faire au moins 30 minutes d’exercices en dehors de leur enclos. Pour voir le règlement de la ville de Longueuil suivi par au moins la vaste majorité des propriétaires de chiens, elle doit leur offrir un terrain d’exercice à proximité de leur domicile. Sinon, la plupart des propriétaires prendront le risque de laisser leur chien en liberté dans un parc, où il peut s’ébattre à son gré. Ainsi, le règlement de la ville de Longueuil expose les propriétaires de chiens aux amendes.
Actuellement, la Ville de Longueuil formée des arrondissements de Greenfield Park, Saint-Hubert et du Vieux-Longueuil et qui compte 389 938 habitants met à la disposition des citoyens trois aires d’exercices pour chiens, identifiées par signalisation, où la laisse n’est pas obligatoire. Et, à condition que le chien soit gardé en laisse, sont également accessibles le jardin du métro, l’espace de verdure en front du chemin Du Tremblay et le Parc de la Cité. Or ces espaces sont non accessibles à 80 691 résidents extérieurs aux villes de Longueuil et Saint-Hubert.
C’est pourquoi il est important de faciliter la relation au vivant, c’est « un élément constitutif de la qualité de vie en milieu urbain. La présence de l’animal contribue sans nul doute à l’élaboration d’un projet durable de prise en compte des attentes du citoyen. Chiens, chats mais aussi oiseaux, rongeurs ou tout autre représentant de la faune autochtone participent à l’humanité de l‘espace public» [1].
[1] La Lettre des Villes de l’Afirac, décembre 2008
Tags: Académie de médecine vétérinaire du Québec, amendes, AMVQ, animal, animal familier, AnimaQuébec, aréna, attentes du citoyen, besoins du chien et du maître, bibliothèque, centre hospitalier, chats, chiens, cité, cohabiter harmonieusement, concevoir le vivant, constitue une nuisance, courir, domicile, école, édifice gouvernemental ou municipal, édifice public, enclos, espace de verdure, état physiologique, évolution, exercices adaptés, faune autochtone, gestion, humanité de l‘espace public, l’animal fait société, marché public, modes de vie, monde canin, nouveaux rôles, oiseaux, parc, permanence, piscine, piste cyclable, place publique, Politique, présence de l’animal, propriétaires de chiens, qualité de vie en milieu urbain, règlement de la ville de Longueuil, relation au vivant, rétablissement de passerelles sociales, rongeurs, statut, terrain, terrain d'exercice à proximité, terrain de jeux, textes administratifs, trottoirs, vie urbaine, ville de Longueuil
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Le chien social | Aucun commentaire »