Joyeuses fêtes!
21/12/2011

Un rassemblement européen contre l’expérimentation animale, scientifiquement et éthiquement irrecevable se tiendra samedi à Paris (info).
L’expérimentation animale c’est l’histoire d’une schizophrénie. Dès les débuts, la biologie et la physiologie ont montré qu’il existait de grandes ressemblances fonctionnelles entre l’homme et l’animal. Ensuite, Darwin a formulé que l’homme et l’animal sont liés par les origines. Ce qui veut dire que les hommes et les animaux ont les mêmes systèmes chimiques et neurobiologiques C’est le socle à partir duquel les scientifiques se sont adonnés à toutes sortes d’expériences. On a donc eu fréquemment recours aux animaux pour tester et développer des médicaments destinés à traiter les troubles mentaux, par ex, dont souffrent les humains. …. Or, si les animaux réagissent à ces médicaments comme les humains, il y a de fortes chances que leurs bases neurales soient les mêmes et qu’ils éprouvent les mêmes sentiments, non? (Voir Marc Bekoff. Les émotions des animaux. p 44-45)
Déduire de l’étude des animaux des enseignements transposables à l’homme : le recours à l’expérimentation animale tient tout entier dans cet axiome. En 1850, Claude Bernard, fondateur de la médecine expérimentale découvrait sur le chien la fonction glycogénique du foie, marquant ainsi le triomphe absolu de l’expérimentation animale. D’un côté on reconnait une identité commune sans laquelle il n’y aurait pas d’expérimentation. De l’autre et au même moment, on renie ce lien pour pouvoir faire des expérimentations, pour pouvoir se donner la bonne conscience de mener ces expérimentations.
Tel est le paradoxe absurde sur lequel repose l’expérimentation animale, paradoxe qui se pose avec d’autant plus d’acuité que la science repousse chaque jour les compétences des non-humains.
Demandez donc à vos candidats qu’elles sont leurs positions!
En cette période de campagne électorale, voici en résumé la position des différents partis politiques pour améliorer les lois de protection des animaux au Canada.
Sandraetlechien.com salue le travail du site de la Société mondiale pour la protection des animaux Votez pour les animaux instigateur de cette réflexion et vous incite à aller voir les réponses complètes des différents partis, dont sandraetlechien.com se permet de présenter ici quelques extraits…
Le Bloc Québécois
Le Bloc Québécois est favorable à une véritable refonte des dispositions portant sur la cruauté envers les animaux. À l’heure actuelle, les peines maximales prévues au Code criminel sont trop faibles pour la gravité des actes commis.
Surtout, le Bloc Québécois estime qu’il faut introduire une définition de ce qu’est un animal. Pour le moment, la section sur la cruauté envers les animaux relève de la section des biens, ce qui ne nous apparaît pas refléter la réalité d’aujourd’hui.
Le Bloc Québécois appui le principe d’une Déclaration universelle pour le bien-être animal.
Et une question sans réponse : Quelles sont les autres choses que votre parti aimerait améliorer au niveau de la protection des animaux au Canada?
Le parti vert
Le Parti Vert soutient le renforcement des clauses concernant la cruauté envers les animaux dans le Code criminel, surtout qu’elles remontent à 1892. Au Québec, où il n’y a pas de loi provinciale sur la protection des animaux, ces vieilles lois sont les seules que peuvent utiliser les citoyens pour protéger les animaux.
Le Parti Vert du Canada va modifier le Code criminel du Canada en ce qui concerne la protection des animaux, il va déplacer les crimes contre les animaux de la section sur la propriété, et va reconnaître que les animaux sont des êtres sensibles.
Le Parti Vert va continuer de soutenir la déclaration universelle car elle correspond aux valeurs de notre parti, soit la non-violence, des choix écologiques réfléchis et la durabilité.
Nous aimerions vivre dans un monde où les animaux sont traités comme des égaux, respectés et appréciés pour les avantages qu’ils nous procurent. Pour arriver à changer notre vision des choses, nous devons arrêter de considérer les animaux comme des outils, des biens et des profits, mais plutôt comme des créatures qui souffrent et ressentent la douleur comme nous.
Parti libéral
Le Parti libéral du Canada soutient le renforcement des dispositions du Code criminel en matière de cruauté envers les animaux. Toutes les options liées à la cruauté envers les animaux doivent être étudiées en tenant compte des positions des parties intéressées.
Le Parti libéral demeure ouvert à poursuivre l’étude sur cette question en consultation avec les intervenants intéressés.
Déclaration universelle sur la protection des animaux (UDAW) : Le Parti libéral croit qu’en principe c’est la chose responsable à faire.
Le Parti libéral du Canada travaillera en collaboration avec les intervenants intéressés pour identifier les questions sur le bien-être des animaux qui doivent être traitées.
Le Parti libéral du Canada travaillera en collaboration avec les intervenants intéressés pour cerner de quelles autres façons nous pouvons améliorer la protection des animaux au Canada.
NPD
Le NDP est prêt à appuyer les modifications au Code criminel pour :
• enlever les animaux des lois sur les biens et assurer la protection nécessaire aux animaux sauvages et aux animaux errants,
• interdire d’entraîner des animaux pour se battre ou de profiter des combats d’animaux,
• éliminer les échappatoires qui permettent à 99 % des gens accusés de cruauté envers les animaux de ne pas être reconnus coupables.
Nous sommes d’accord que le projet de loi S 203, loi modifiant le Code criminel (cruauté envers les animaux), ne sera pas efficace et nous nous joignons à la Fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux (CFHS), au Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) et à la Société mondiale pour la protection des animaux (WSPA) pour rejeter ce projet de loi.
Le Nouveau Parti démocratique soutient la Déclaration universelle pour la protection des animaux et va travailler avec les provinces, territoires, ministères et organismes gouvernementaux, ainsi qu’avec les intervenants, afin de rajeunir les lois et politiques canadiennes concernant la cruauté envers les animaux et la protection des animaux pour refléter les principes de la déclaration.

Parti conservateur
Dans la plateforme 2011, il n’y a aucune référence aux animaux
Le 10 décembre de chaque année, jour anniversaire de la ratification de la Déclaration des Droits de l’Homme, ou autour de cette date, des militants pour les droits des animaux du monde entier participent à la Journée Internationale pour les Droits des Animaux. L’objectif est d’instaurer un débat public à propos de la manière dont les animaux sont traités et de parvenir à une reconnaissance internationale de leurs droits fondamentaux. Journée anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme par les Nations Unies en 1948, le 10 décembre a été choisi pour insister sur la nécessaire évolution des droits de l’homme vers les droits des animaux.
Du 10 au 12 décembre 2010, se déroule cette campagne animée par l’organisation antivivisection et pour les droits des animaux Uncaged Campaigns.
La présence dans la ville d’animaux domestiques, commensaux et sauvages est de plus en plus massive. Il en découle de nombreux bienfaits … mais aussi des désagréments. Ici, tout le monde pense en priorité aux déjections canines; mais ce n’est qu’un des multiples problèmes que pose la présence animale dans la ville : dangerosité de certains chiens, hurlements nocturnes des chats en chaleur, ré-introduction de la poule etc.
L’animal de compagnie domestique a pris un développement considérable en ville ces dernières décennies. Le chien et le chat sont les compagnons les plus expressifs, mais à côté, on note l’existence des oiseaux de volière et des poissons d’aquarium…. L’animal est entré en force dans le groupe familial urbain d’aujourd’hui. Il joue un rôle important dans l’équilibre affectif de la cellule familiale. L’animal de compagnie correspond à un besoin d’appartenance communautaire au-delà de divers phénomènes de mode. Il est source de valorisation, il est facteur d’activités physiques et relationnelles, il représente un équilibre médico-psycho-social pour les propriétaires…. Il est un facteur positif dans la vie urbaine : l’animal fait société tant il permet la permanence ou le rétablissement de passerelles sociales. Néanmoins, nous assistons simultanément à la multiplication des nuisances, abandons, situations insécurisantes… L’objectif est :
Pour faciliter la présence de l’animal dans la ville, pour permettre une cohabitation harmonieuse avec les autres usagers et accroître la responsabilité des maîtres, la ville de Longueuil doit développer des initiatives originales pour intégrer les animaux de compagnie dans les services qu’elle rend à ses citoyens et ainsi développer une véritable approche citoyenne de l’animal de compagnie
Il y a nécessité d’adopter une politique de gestion de l’animal dans la ville de Longueuil qui embrasse la totalité de la problématique. Pourquoi?
Pour répondre aux besoins des citoyens qu’ils soient propriétaires ou pas d’animaux de compagnie
Parce que le phénomène des animaux de compagnie n’est pas pour décroître (il va bien falloir y réfléchir)
Pour sensibiliser les enfants aux animaux de compagnie, leur comportement
Pour prévenir les actes de cruauté envers les animaux
Pour économiser et….
Parce que la manière dont les animaux sont traités dans une ville détermine la grandeur de ladite ville. La manière dont une municipalité répond aux besoins de ses citoyens détermine si les dits-citoyens s’implantent durablement dans une ville. Par exemple, cela fait des années que les propriétaires de chiens demandent qu’on réponde à leurs besoins (avoir des parcs à chiens de proximité dans leur localité), vu les fins de non recevoir que plusieurs d’entre nous ont reçues, il est grand temps de lancer une réflexion plus générale sur la place de l’animal dans l’espace urbain. Car, l’argument ‘on n’a pas d’espaces’ n’est pas recevable si l’on met en application une vision urbaine de la vie et de la place des animaux domestiques qui qu’on le veuille ou non sont déjà là.
Faciliter la relation au vivant est « un élément constitutif de la qualité de vie en milieu urbain. La présence de l’animal contribue sans nul doute à l’élaboration d’un projet durable de prise en compte des attentes du citoyen. Chiens, chats mais aussi oiseaux, rongeurs ou tout autre représentant de la faune autochtone participent à l’humanité de l‘espace public», (La Lettre des Villes de l’Afirac, décembre 2008), http://sandraetlechien.com propose qu’une réflexion globale sur la présence des animaux de compagnie dans l’espace urbain de la ville de Longueuil soit tenue. Conjuguer le respect des autres et de l’espace public avec le plaisir de vivre en compagnie d’un chien, d’un animal en ville, c’est possible.
http://sandraetlechien.com/ va demander lors de la séance publique du conseil de la Ville de Longueuil, le 24 août la tenue d’une table de réflexion/concertation/consultation publique pour réfléchir à quelle présence de l’animal en ville Longueuil veut et poser enfin des actes cohérents.
Lieu: 4250 ch Savane, Saint-Hubert, ville de Longueuil.
Pour aller plus loin:
http://www.petsandthecity.fr/citadins-bienveillants.html
Les rencontres Animal et Société du Ministère de l’Agriculture et de le Pêche -France
http://www.animaletsociete.fr/
Les parcs à chiens, une histoire d’humains, un photoreportage de Jacinthe Tremblay
http://sandraetlechien.com doit beaucoup de ses réflexions aux travaux exemplaires qui ont été menés dans le cadre des synthèses du Millénaire, Grand Lyon (France) Septembre 2005, intitulé ‘Les relations homme-animal en milieu urbain’: /http://www.millenaire3.com
Mercredi, l’Hôpital Rivière-des-Prairies et son module de thérapie assistée par l’animal tiennent leur 11e Symposium sur la thérapie assistée par l’animal.
Plus d’une centaine de personnes issues des milieux de la santé et des services sociaux et de l’éducation sont attendues à cette 11e édition présentant des conférenciers renommés en provenance des quatre coins de la province et de divers secteurs d’intervention ayant tous un lien commun : l’animal.
Le Symposium sur la thérapie assistée par l’animal met l’accent sur les bienfaits de la thérapie assistée par l’animal dans diverses interventions cliniques, mais également au sein de la collectivité. Au fil des ans, l’événement biannuel est devenu une activité de réseautage permettant aux personnes qui s’intéressent à la relation entre l’humain et l’animal d’échanger et de découvrir les innovations ainsi que les nouvelles pratiques dans ce domaine.
Le module TAPA de l’Hôpital Rivière-des-Prairies offre des services à une clientèle d’enfant et d’adolescents présentant des problèmes de santé mentale. Il offre également des services à une clientèle d’enfants, d’adolescents et d’adultes présentant des pathologies psychiatriques ou de sévères problèmes adaptatifs associés à une déficience intellectuelle, à un trouble envahissant du développement ou à un autre trouble neurodéveloppemental complexe.
Parmis les invités: André Masse, M.D, psychaitre, directeur clinique, Programme des troubles neurodéveloppementaux (Hôpital rivières des prairies), Jean Lessard, éducateur canin, Programme de formation professionnelle en zoothérapie, France Carlos, spécialiste en accompagnement de deul animalier
Ce colloque est un incontournable. Pourquoi? Pour les grands noms réunis, la qualité des présentations qui seront faites, les recherches qui y seront dévoilées. Parce que sandraetlechien les cite à longueur de posts (Les Vinciane Despret, Jérôme Michalon, Pascal Picq, Jocelyne Porcher, Eric Baratay …), ces scientifiques font actuellement la réflexion et pensent la relation anthropocanine.
La rencontre s’organisera autour des animaux qui produisent et que produisent, cette multiplicité de pratiques. Un trait les réunit: sauvages, domestiques ou familiers, ce sont des animaux qui mettent des gens au travail ; ce sont les animaux des éleveurs, des dresseurs et des animaliers de laboratoire ; ceux que les scientifiques interrogent sur leurs capacités sociales et cognitives ou leur « bien-être » ; les animaux des sociologues, des anthropologues ou des philosophes, quand ces derniers s’intéressent à la manière dont on les protège, dont on fait société, ou dont on vit (ou pourrait vivre), autrement, avec eux. En somme, des animaux qui, pour de multiples raisons, nous importent ou importent à certains d’entre nous.
Du 2 au 9 juillet 2010, au Centre Culturel International de Cerisy-La-Salle. Inscriptions
Les Suisses doivent trancher aujourd’hui s’ils veulent que tous les cantons aient leur avocat pour animaux, comme c’est actuellement le cas pour Zurich. Antoine F.Goetschel, le seul avocat du genre en Suisse, prône un oui à l’initiative populaire de la Protection suisse des animaux.
Certains parlent d’initiative complètement inutile. En quoi la généralisation d’un avocat pour animaux est-elle nécessaire à vos yeux?
Antoine F.Goetschel: Les procédures pénales sont trop compliquées et coûteuses. J’interviens pour les simplifier en aidant la justice dans son travail, car une amende infligée trop tard n’a plus grand effet. C’est comme de punir un chien longtemps après sa bêtise, il ne saura pas pourquoi et cela ne servira à rien.
Mais ne va-t-on pas trop loin dans la protection des animaux?
Je ne suis pas d’accord. Chaque procédure qui est lancée est déjà une victoire. Et les avocats doivent appuyer les minorités qui peinent à se défendre seules, comme les enfants battus ou les femmes abusées. Les animaux sont aussi une minorité. La loi pour la protection des animaux concerne tous les vertébrés. Chacun d’entre eux a le droit d’être représenté, même si je m’occupe plus des animaux proches de l’homme. Sur 224 procédures ouvertes en 2008, 138 concernaient des chiens, 28 des vaches, 12 des chats, 6 des chevaux, 6 des lapins et 6 des porcs. J’ai même eu un cas de poisson, je l’ai traité comme un autre.
Pour lire l’article au complet : http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=11796656
Chaque année, en France, la Fondation des Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France récompense les meilleures initiatives de décloisonnement des services de l’hôpital pour améliorer la qualité de vie du malade et de ses proches.
Et vous savez quoi ?
En 2009, le 1er prix a été attribué aux équipes du Groupe Hospitalier Armand Trousseau de La Roche Guyon(en région parisienne) pour la création d’un atelier ‘Chiens Câlins, Chiens Malins’ auprès des enfants et adolescents polyhandicapés.
Le Groupe hospitalier Armand Trousseau La Roche Guyon accueille des enfants et adolescents polyhandicapés en soins de suite et de réadaptation fonctionnelle. Dans le cadre d’une démarche de socialisation et d’ouverture sur l’extérieur, inscrite dans le projet de soins, le service socio-éducatif a élaboré en lien avec tous les services de soins de l’hôpital un projet thérapeutique et éducatif sur la médiation de l’animal comme une aide ou un moyen d’améliorer les déficiences motrices ou mentales (prise d’initiative, affirmation de soi) et de susciter le désir, le plaisir d’agir.
Cette année encore ce prix – le Prix Hélioscope – va récompenser un hôpital ou des hôpitaux qui aura réalisé et évalué après réalisation (évaluation qualitative et quantitative des résultats, notamment du point de vue du malade et de ses proches), une action exemplaire de coopération entre les différents services ou métiers de l’hôpital au bénéfice du malade. Les critères d’évaluation reposent, aussi, sur la multiplicité et la diversité des partenaires, des services et des métiers impliqués dans la réalisation.
On se plaît à rêver qu’une initiative similaire naisse au Québec et qu’enfin les multiples projets de thérapie assistée par le chien soient honorés pour leur efficience et leur intérêt (pour le patient, il va sans dire).
Ou plus exactement: qu’enfin davantage d’hôpitaux québécois prennent conscience de l’apport crucial de la TAC et qu’ils développent des activités dans leurs enceintes. Actuellement, il y a le CHUQ, Douglas, Rivière-des-Prairies (ces deux derniers étant des hôpitaux de soins psychiatriques) et quels autres établissements ?
Source : http://www.rimaac.org/actualites/prix-helioscope-2010/