Lise et l’animalerie
19/12/2011
Cela fait plusieurs mois que Lise tente de sensibiliser la mairie de Mont-Saint-Hilaire et son premier magistrat, Michel Gilbert, à la problématique des fourrières et de la surpopulation animalière. ‘J’ai approché le maire de Mont-Saint-Hilaire en août 2010 pour le sensibiliser à la méthode de mise a mort utilisé par notre fournisseur de services animaliers et mes démarches ont mené, suite à l’annonce de fermeture du SCDD, à la création d´un comité consultatif représentatif des 13 villes de la MRC de la Vallée du Richelieu par ce dernier’, dit-elle. En cette fin d’année, Lise monte au créneau.
Cette fois-ci le cœur n’y est plus, la confiance en son maire s’effrite aussi. ‘Mes espoirs de changements étaient fondés sur mon maire qui assumait publiquement la mise sur pied d’un comité consultatif représentatif des treize municipalités de la MRC de la Vallée-du-Richelieu pour l’implantation de solutions en relation avec les attentes citoyennes et les organismes voués au bien-être animalier’. Mais…
Mais une animalerie a prévu ouvrir ses portes à Mont Saint-Hilaire et Lise sait ce qu’il en retourne. Elle milite pour la défense des animaux depuis si longtemps, elle a été modératrice du forum sortiedechien.com et coordinatrice des bénévoles lors d´évènements canins. Pour elle, il y a deux problématiques aux animaleries:
1- l’achat impulsif: ‘ces animaux sont gardé tout au plus 2 ans et finissent malheureusement leurs jours dans des fourrières où la majorité sera mise à mort dans une chambre à gaz ou pour les plus chanceux dans des refuges où ils auront peut être une deuxième chance ou encore, tout simplement dompés sur le bord de la route et laissés à eux-mêmes’
2- les usines à chiots: Il est prouvé que 95 % des animaux vendus en animalerie proviennent d´usines à chiots ou d´éleveurs de fond de cour qui démontrent dans plusieurs cas des problèmes de santé et de comportements. Pour ses raisons, des villes comme Toronto, Gatineau & Richmond en Colombie Britannique interdisent leur vente en animaleries.
Il est vrai qu’une Ville n’a pas le pouvoir juridique d’interdire une activité économique comme la vente d’animaux dans les commerces, reste qu’une ville a l’obligation de faire montre d’intelligence dans ses dossiers. Des options il y en a! Des possibilités d’action en
core plus! Et Lise aurait aimé que sa municipalité ne fasse pas partie du problème de la surpopulation animale, ‘Pendant que d´autres villes mettent en marche l’interdiction de la vente de chiots et de chatons sur leur territoire, ici, on ouvre une animalerie’. Quand la plus grosse chaine d´animaleries au Canada PJ´S Pets cesse la vente de chiots et de chatons dans ses succursales pour faire la promotion de chiens de refuges, ‘ici on ouvre une animalerie’. Pendant ce temps, les refuges regorgent d’animaux à adopter…Pendant ce temps, le ministre de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ) M. Pierre Corbeil, demande à la population de ne pas se procurer d’animaux de façon impulsive pour le temps des fêtes.
Lise est déçue que sa municipalité n’ait pas plutôt opté pour l’implantation de services animaliers responsables, ‘avec une animalerie, on creuse davantage les fosses communes de nos animaux de compagnie’. D’autant que le maire Michel Gilbert met en place une ’solution intérimaire’ à partir du 1er janvier, pour pallier au fait que la SCDD ferme ses portes (référence). Une solution définitive sera trouvée d’ici juin 2012…
Pour aller plus loin:

Et pourquoi ce serait choquant? Ça l’est si l’on reste dans le paradigme du chien=objet de consommation, un vulgaire bien meuble, mais si on le regarde sous l’angle de l’animal de compagnie, cette question est inepte. En tant qu’animal de compagnie, le chien entre dans la vie d’une personne, d’une famille, il la bouleverse: pour la chose aussi banale que de le sortir chaque ‘jour’, de devoir choisir un endroit, d’apprendre à connaître son quartier et y rencontrer d’autres propriétaires. Il joue un rôle important dans l’équilibre affectif, physique, social… de la cellule familiale. C’est un être à nos côtés, un élément de notre famille… Chaque propriétaire tisse avec son animal des liens forts, emplis d’empathie que nous co-partageons car comme espèce extrêmement sociale et adaptable il a su – sa race – développer des stratégies évolutives et adaptatives donc il sait être empathique à la manière ‘chien’. Chaque propriétaire développe un langage parfois fait d’ordres parfois des onomatopées qui font aussi bien partager des directives que de l’affection, le chien est un être de conscience et de savoir à sa manière chien, bref ce n’est pas un ‘animal’ dans le sens ‘un quadrupède inculte et niaiseux’. L’ê
tre humain s’est arrogé la place première dans les échelons de l’évolution, or retirer la conscience, le langage, la préscience, que reste-t-il à l’homme? La seule chose qui diffère entre ces deux animaux sociaux c’est que l’humain bipède se raconte des histoires (mythes, article de journaux:), roman, religion….) dont celle-ci: pourquoi un chien aurait-il besoin de soins de santé sophistiqués attendu qu’un simple aller vers l’au-delà me ferait économiser des milliers de dollars?
pense sérieusement et sincèrement qui vont le sauver, on fait de même avec nos animaux de compagnie. De compagnie ça veut dire près de soi, près du coeur, dans le coeur. L’origine de ce développement est liée au besoin de l’individu qui se sent de plus en plus seul et à une demande très forte de la part des enfants. Le chien et le chat sont des animaux qui peuvent se prévaloir d’un ‘statut de parenté intime’ au sein de la cellule familiale. Ils tiennent une place réelle spatiale, alimentaire, affective, sociale, politique, économique. L’animal de compagnie correspond à un besoin d’appartenance communautaire au-delà des divers phénomènes de mode. Il est source de valorisation, il représente un équilibre médico-psycho-social pour les propriétaires. L’animal permet la permanence ou le rétablissement de passerelles sociales.
Comparer deux systèmes de santé diamétralement organisés et régentés, c’est une gageure. Mais notez que ce type de service va augmenter dans les années à venir, car l’évolution des modes de vie sur les 50 dernières années a modifié le rapport que nous entretenons à l’animal. L’animal domestique est membre à part entière d’une famille. C’est une évolution indéniable, incontournable. Alors que les animaux sont omniprésents dans l’espace urbain, la question de la place que l’on entend leur offrir et des services qu’on est prêt à leur offrir n’a pas encore été véritablement posée ni même pensée.
Les animaux n’ont pas les mêmes blocages psychologiques, les mêmes barrières mentales, les mêmes tabous que les humains, alors « C’est plus facile de faire de la télépathie avec eux, ils n’ont rien à cacher, à prouver, c’est l’intention qui fait toute la différence. Là où ça ne va plus c’est que l’humain a des filtres et des préjugés », expose Caroline. Il y a une histoire des expériences de parapsychologie animale et Caroline Leroux à sa manière en écrit un chapitre au Québec et en France en offrant des cours et des conférences. Et en martelant ce message : Les animaux veulent être entendus et compris dans leur façon de voir les choses, conclut-elle.
Mais de là à étendre cette capacité inter-espèce, il y a un pas que Caroline Leroux a franchi, elle qui « n’est pas là pour convaincre. Je n’ai pas à prouver mon expérience de vie professionnelle ». Elle a décidé de plaquer un métier conventionnel pour emprunter un chemin déjà fréquenté par certains chercheurs, vétérinaires (cf. Philippe De Wailly, Le 6e sens des animaux) ou 